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Prise en charge des cancéreux : La LISCA veut construire une maison de vie pour les malades

La Ligue sénégalaise contre le cancer (LISCA) a tenu son assemblée générale. A la suite de cette rencontre, Docteur Fatima Guenoune a rempilé à la présidence de cette organisation. Elle a décliné sa feuille de route en exprimant son projet de construire une maison de vie pour les malades et a invité les partenaires à se joindre à la LISCA pour lutter contre le cancer.

 La Ligue sénégalaise contre le cancer (LISCA) est plus que jamais déterminée à faire face à cette affection couteuse. Elle a tenu son assemblée générale au cours de laquelle la présidente Fatima Guenoune a rempilé. Cette dernière a décliné sa feuille de route. «Nous comptons construire une maison de vie pour les malades qui sont dans des difficultés, ils sont dans les couloirs de hôpital et le traitement du cancer dure longtemps avec la chimiothérapie. Ils  sont pour la plupart des malades démunis », indique la patronne de la LISCA qui fixe ce souhait comme un challenge pour 2019. La structure ne va pas s’arrêter à ce projet mais a, dans sa ligne de mire, de refaire une soirée de collecte de recettes, de fonds,  pour les malades du cancer. « Nous avons un don d’un milliard, mais ce n’est pas suffisant. On veut mettre en place une chaine pour la chimiothérapie et il y a d’autres traitements comme la radiothérapie, l’intervention chirurgicale pour les populations démunies. Nous continuons à soutenir les malades dans les traitements du cancer et à sensibiliser la communauté sénégalaise sur les autres types de cancer qui prennent le pas comme les cancers ORL. Il faut qu’on fasse beaucoup de plaidoyers pour que ces cancers régressent et n’affectent que les sujets jeunes, les sensibiliser pour qu’ils arrêtent de fumer afin d’éviter ces cancers », indique Docteur Fatima Guenoune.

Sur le coté financier, la présidente de la LISCA renseigne que la structure a eu beaucoup de difficultés de financement en 2014. «Mais des bonnes volontés ont cru en nous et ont fiancé toutes nos activités phares, à savoir Octobre rose et la journée mondiale. Et nous avons fait beaucoup de choses, à savoir former les sages-femmes, c’est important pour le transfert de technologie pour qu’on continue à faire le dépistage précancéreux du col de l’utérus. Nous voulons que le cancer cesse au Sénégal et c’est possible grâce à la vaccination que nous avons introduit. Nous pouvons arriver à une régression. Plus que nos actions se multiplient, plus le cancer diminue. Depuis que nous avons commencé à sensibiliser, ce cancer était à 1300 cas. Actuellement nous sommes à 300 nouveaux cas », renseigne-t-elle. Ce qui lui fait dire que leurs campagnes ont porté leurs fruits. «Nous voulons un taux très faible d’ici 2025. Nous voulons que l’Etat continue à nous accompagner parce les autorités ont commencé à le faire il y a deux ans avec un financement de dix millions par an. Ce n’est pas suffisant par rapport à nos projets. Nous voulons que l’Etat nous aide davantage. Le Chef de l’Etat est sensible aux difficultés des malades du cancer et nous faisons le plaidoyer pour que les malades soient pris en charge », conclut la présidente de la LISCA.

Ngoya NDIAYE

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