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Privatisation de la postefinances- le Comité d’Entreprise Apr et le comité sectoriel du SNTP à couteaux tirés

Le coordonnateur et porte-parole du Comité d’entreprise Apr Poste, Mamadou Sarr, a démenti hier le comité sectoriel du SNTP révélant la privatisation de Postefinances. Selon lui, cette prétendue coalition de syndicats a livré de fausses informations.

« Il faut juste rappeler et préciser que ce débat de la prétendue privatisation de Postefinances n’est pas subitement tombée du ciel en 2017. Il y a un long processus qui a abouti à la restructuration des services postaux sous sa forme actuelle », a d’emblée déclarée Mamadou Sarr, coordonnateur et porte-parole du Comité d’entreprise Apr Poste. Toutefois, il note que ce processus ne s’est pas déroulé sans difficultés ! Il y a eu naturellement une crise vécue a la Poste à cause de désaccords sur les orientations stratégiques des réformes, entre le syndicat, les autorités et les bailleurs. « En définitive, un consensus a été trouvé, ce qui a abouti à la filialisation de l’activité para-bancaire (Postefinances aujourd’hui) et de l’activité courrier accéléré qui était un département a la Direction du courrier (Ems sa aujourd’hui). Cette option stratégique de modernisation de la Poste a prévu la création d’autres filiales », a-t-il fait savoir. Selon M. Sarr, cette orientation stratégique est née du constat que le secteur postal du Sénégal, a l’instar de celui des autres pays, a été profondément affecté par la mondialisation de l’économie, la libéralisation et la révolution numérique. Dans ce contexte, dit-il, avec l’irruption dans le secteur postal d’opérateurs nationaux et internationaux, des transformations dans le métier sont apparues comme dans les autres secteurs, pour répondre aux nouvelles exigences de la clientèle et des usagers en matière de qualité de service et de prix. « C’est ce contexte concurrentiel qui a exigé les transformations structurelles de l’opérateur postal historique, et l’Etat du Sénégal à l’accompagner dans la planification de son développement afin qu’il accomplisse de façon efficiente ses missions régaliennes dans le respect des orientations qui sous-tendent la politique économique nationale, aujourd’hui définie dans le Plan Sénégal émergent (Pse) », a laissé entendre le coordonnateur.

S’agissant de Postefinances, la période de transition allant de 2006 à 2009 devait permettre de régler les préalables du passage en banque. Entre autres restructurations financières devenues nécessaires, les questions sociales, la négociation d’accord collectif d’entreprise, etc.  « La structure du capital prévue pour que cette filiale reste dans le périmètre de la Poste (au moins 51% du capital pour la maison mère, 10% aux travailleurs) », a-t-il souligné.

Pour le coordonnateur, l’enjeu fondamental réside dans la concertation et le dialogue en parfaite synergie de tous les acteurs de la Poste, pour la pérennité du service public postal dans un cadre modernise, adossé sur les technologies nouvelles, vecteurs d’innovations au service exclusif des Sénégalais en général et des postiers  en particulier. « Des emplois stables, une croissance régulière, de meilleures conditions de rémunération et de travail, la création d’emplois dans un cadre de dialogue social sincère et productif », a-t-il dit.

Khady Thiam COLY

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