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En privé avec Cheikh Tidiane Seck- LE NOMBRILISME NE FAIT QUE CREER DES VASES CLOS

A travers le monde, beaucoup le prennent pour un Sénégalais à cause de son nom de famille et même de son prénom. Mais Cheikh Tidiane Seck est un Malien, que dis-je, un Africain très lié à son continent. Pianiste de renommée internationale, il sait également jouer divers autres instruments de musique. Il a déjà prêté ses services à bon nombre de stars comme Salif Keita, Mory Kanté, Ornette Coleman, etc. Mais il a également formé des jeunes devenus aujourd’hui d’excellents musiciens à l’instar de Mao Otayeck, Alune Wade ou encore Hervé Samb. Cheikh Tidiane Seck est actuellement à Dakar pour se produire ce soir à l’hôtel Djolof, à Fann Hock, au cours d’un ‘’jam session’’ et après, il animera le dîner de gala de l’association ‘’SOS Sahel’’ qui fête ses 40 ans d’existence. En répétition hier à la maison de la culture Douta Seck, le virtuose du piano a bien voulu marquer une pause pour parler à EnQuête.

Qu’est-ce qui vous amène aujourd’hui à Dakar ?

Bonne question parce qu’il y a 10 ou 15 ans, j’avais initié un concept pour SOS Sahel qui est une association créée par Léopold Sédar Senghor en 1976. Le concept était intitulé ‘’Jam Sahel’’. Au début, avec Boris Perscoff et Rémy, on a hésité à appeler ça ‘’Jamm Sahel’’ ou ‘’Marathon du Sahel’’. C’est après qu’on a retenu le premier nom cité.

On a choisi ‘’Jam Sahel’’ parce que je voulais que tout le monde joue pendant au moins 4 heures. Plein d’artistes de tous bords, de tous stylistes pour le Sahel. On a choisi le 17 de chaque année, journée dédiée à la désertification, pour le faire. La première édition, on l’a faite au Cabaret Sauvage avec 200 musiciens dont Manu Dibango, Keziah Jones, des gens de la variété française, des musiciens de tous les pays d’Afrique, d’Europe et des Usa. Il y avait même des Brésiliens. Il y avait des Batukada pour les changements de plateaux.

L’expérience a été unique. Voir des musiciens jouer de 20h à 4h du matin peut être impressionnant. Cela a créé un engouement tel que les députés se sont accaparés le projet. Ils ont commencé à la produire au jardin de Luxembourg pendant 3 ou 4 ans. Après, ils ont arrêté vu les occupations des uns et des autres. Curieusement, l’an passé, SOS Sahel fêtait un évènement. Ils m’ont rappelé et je suis venu. Cette année, ils fêtent 40 ans et veulent reprendre les ‘’Jam Sahel Africa’’.

Ils le célèbrent à Dakar et c’est pour cela que je suis ici. Je devais normalement être à Johannesburg, mais j’ai préféré faire partie de la fête. ‘’Jam Sahel’’ m’a toujours porté. Je suis porteur de l’aspect ‘’jamer pour le Sahel’’. On a créé une machine qui était dédiée à la cause du Sahel. Egalement, à chaque fois que je peux venir ici échanger, c’est avec plaisir que je le fais.

Qu’allez-vous présenter au public ?

Tout dépendra de mon ancien guitariste (ndlr Mao Otayeck), qui est là, et directeur musical de Marema et qui, à l’époque, avait fait Stevie Wonder. Il est comme mon fils. Je l’ai formé lui et tant d’autres depuis 1991. Il est là par hasard, mais il va se charger d’appeler des gens qui sont à même de restituer un semblant de répertoire. Comme d’habitude, je vais essayer de répondre présent pour le challenge.

Comme Mao Otayeck, il y a également le jeune guitariste Alune Wade qui a joué avec vous. Que retenez-vous de lui ?

Alune comme Hervé Samb sont un peu comme mes enfants et viennent un peu de mon école. Il y a aussi mon petit qui est devenu un excellent arrangeur, bassiste, Habib Faye. Quand je le rencontrais, il faisait partie du ‘’Super Etoile’’ de Dakar avec Youssou Ndour. Moi, j’étais en tournée avec ‘’Les Ambassadeurs’’. C’était en 1984.

Je pense qu’il y a une part de moi un peu partout en Afrique. Au Niger, j’ai une garde noire là-bas. Quand je vais en Côte d’Ivoire, n’en parlons pas. Il en est de même quand je vais en Guinée. Certains, je les ai rencontrés en Europe et on a eu à échanger. D’autres, je les ai eus sous ma coupe. Je pense que c’est une école ambulante. La jeune génération est talentueuse.

Pour moi, qui sait écouter sait jouer. Quand j’ai joué avec Ornette Coleman qui a créé le free jazz, tout le monde me demandait comment j’ai fait. Je n’ai pas répété avec lui une seule fois. Je n’avais jamais écouté quelque chose de lui avant. Mais j’ai joué dans ‘’Prime time’’ d’Ornette Coleman. Ce n’est pas donné à tout le monde. J’ai pu le faire parce que j’ai appris à écouter.

Dans les années 1970 à mes débuts, je volais plus vite que la lumière. Je l’ai fait. C’était les années de transe. Maintenant, je ne suis plus dans ça. J’ai envie de vivre la musique, communier avec autrui dans les sentiments. Les gens sont pressés aujourd’hui. On peut jouer un milliard de notes mais ce n’est pas le plus important. Il faut donner une âme à cette musique.

Le fait de former différents jeunes Africains est-il votre manière à vous de contribuer culturellement à l’unité africaine dont vous rêvez ?

Tout à fait. Je suis panafricaniste depuis la nuit des temps et c’est ainsi qu’on a pu me retrouver dans des créations de musique congolaise, camerounaise, ivoirienne et sénégalaise. J’ai joué avec ‘’Baobab’’, Thione Seck, etc. J’ai passé 25 jours chez Youssou Ndour en 1985. Je ne pourrais pas citer tout ce que j’ai initié. J’ai fait des arrangements pour Salif Keïta, Oumou Sangaré. J’ai été nominé 5 fois aux Grammy awards. Je suis visiting profesor dans des universités de Californie et Los Angeles. J’y enseigne l’africanité, le panafricanisme. Il nous faut nous, ici en Afrique, briser nos propres frontières.

Le premier chef des ‘’Ambassadeurs’’, c’est Ousmane Dia, un Sénégalais. L’un des chanteurs émérites du ‘’Rail Band’’, c’est Aziz Wade. Je le recherche d’ailleurs en espérant qu’il est vivant et qu’il lira cette interview. On veut remettre sur pied le ‘’Rail Band’’. Avant, il y avait beaucoup plus de communion, beaucoup d’échanges. On passait du ‘’mbalax’’ au ‘’bara’’ en passant par le ‘’ziglibity’’. On était tous un et indivisible, tous fils de la Nation africaine.

A votre avis, qu’est-ce qui fait que l’Afrique n’a pas encore réussi son unité ?

C’est lié au fait qu’il y a une sorte de populisme outrancier et qui ne joue pas le jeu de pas mal de leaders corrompus qui aiment le communautarisme. Chacun veut revendiquer son appartenance à tel ou tel autre sous-groupe au lieu de créer une union sacrée. Je suis toucouleur, je suis née chez les Bambaras et je ne parle même pas wolof. Je porte le nom Seck pourtant. Je revendique mon appartenance à la mère Africa. Les gens, quand ils te voient, te disent ‘’ah ! tu es mon frère !’’.

Il ne faut pas que cela soit juste des paroles. Il faut qu’on le soit dans l’attitude aussi. Il faut que partout où l’on soit en Afrique, qu’on puisse s’y sentir chez soi. C’est une sorte de conscientisation de toutes nos populations. C’est valable partout. Le nombrilisme ne fait que créer des vases clos. Les gens vont s’enfermer. J’aime tellement le ‘’mbalax’’ quand c’est bien joué. J’aime tellement le ‘’ziglibity’’, l’afrobeat quand c’est transcendant. Mais tous ont leur socle dans la force et la souffrance de l’Afrique. Ce ne sont pas seulement ceux-là qui sont partis enchaînés, esclaves, qui ont souffert.

Nous avons aussi souffert dans nos chairs du mensonge de celui qui voulait nous maintenir dans une forme d’esclavage économique et spirituel. C’est à nous maintenant de dire : nous voulons l’union avec les Européens, les Américains mais à condition que nous-mêmes nous nous acceptions avant tout de la façon la plus sacrée. Je l’ai toujours défendu dans mes productions. Je ne suis pas  quelqu’un qui cherche à faire un hit. Cela ne m’intéresse pas. Pourtant, j’ai accompagné des gens qui en ont fait. C’était leur volonté, leur choix.

Actuellement je suis en train de travailler avec un des papes de la pop musique. Il s’agit du batteur Marc Ceronne. Vous voyez qu’ils veulent tous revenir vers l’Afrique. On doit leur montrer maintenant que le socle, le métronome de la planète, là où vient le groove essentiel, c’est l’Afrique. Vous allez le trouver dans beaucoup d’ethnies, enfoui dans beaucoup de croyances. Ils le trouveront même dans la laïcité qui n’est pas assez montrée.

Beaucoup de croyances ont cohabité longtemps en Afrique sans effusion de sang avant les mannes de l’esprit malin qui a commencé à venir et créer cette zizanie que tout le monde connaît. Boko Haram et les autres groupes, c’est du ‘’importé’’.

Pour mes convictions, j’ai eu beaucoup de déboires. Mais je continuerais de dire oui. Nous devons échanger avec l’autre, ne pas avoir peur. Cela doit être notre attitude à tous sinon nous serons coupables du fait d’avoir hypothéqué ce continent. Nous serons tous de potentiels otages de notre propre méconnaissance de nous-mêmes.

Est-ce cet esprit de partage qui vous a poussé à aller vous installer en France ?

Oui, parce que j’ai envie de porter le message de l’Afrique dans la langue de Molière comme dans celle de Shakespear. J’ai envie d’aller là où il y a de gros médias et où ils veulent tout contrôler afin de pouvoir leur dire : s’il vous plaît, nous ne sommes pas des sous-produits. Il ne faut pas attendre que Georges Clooney tape sur la table pour que l’académie change et qu’on veuille finalement amener des hommes de couleur comme ils disent.

En France déjà, ils avaient commencé à aseptiser tous les grands comédiens et comédiennes noirs. Les musiciens, n’en parlons pas. Pourquoi on ne voit pas Youssou Ndour, Salif Keïta ou encore Don Stanislas du Bénin, etc. en prime time sur France 2 ou TF1. Cette censure dont nous sommes victimes. Le monde de la culture en Occident serait-il si raciste au point qu’on ne veut pas nous mesurer à notre juste valeur ?

Je m’insurgerai jusqu’à mon dernier souffle contre ça. Même s’il n’y a qu’un seul client qui est là en train de m’applaudir je me dirai oui c’est bien, tout cela, c’est pour l’Afrique, la grandeur du partage de mon continent. Nous pouvons proposer un autre ordre moral, mondial, différent de celui ourdi par les G8, G20. Non !

Comment l’Afrique devrait alors se comporter ?

Je pense à cette Afrique que voulait construire Kadhafi et que Mouhamed 5 essaie de construire maintenant. Je dis à ceux qui sont nantis de penser à créer une vraie synergie entre les différentes sociétés qui composent notre continent. Il faut des discours de fusion, d’une autre Afrique pensée où les enfants se regardent avec amour. Ce n’est pas évident.

Ce n’est pas une révolution de façade ou juste pour faire sensation et du buzz. Ça doit être beaucoup plus profond que cela. La société occidentale va tellement vite qu’elle pense que tout est propre, tout est aseptisé. C’est faux ! Nous devons dans notre lenteur, notre nonchalance, clamer la beauté du sacré de nos rencontres. Je suis content à chaque fois de venir, quelle que soit la communauté. Je me sens en sécurité ici.

Comment analysez-vous ce qui se passe dans Nord-Mali ?

Le slogan le plus connu du Mali c’est ‘’un peuple-un but-une foi’’. L’Occident a créé dans l’intellect de l’Européen moyen et de l’Américain la beauté de l’homme noir au détriment de notre union sacrée.

Des groupuscules se sont formés pour s’accaparer le nord. Pourquoi, comme par hasard, ils veulent créer l’Azawad au Niger, au Mali, au Tchad mais ne parlent jamais de la Mauritanie. C’est suspect ça. La Mauritanie fait partie du Sahel. Ces gens-là ne cherchent donc qu’à se faire des sous. Quand ils n’en ont plus ou n’en ont pas assez, ils tuent des autochtones pour avoir un semblant de buzz. Ils sont supportés par une poignée de députés véreux qui les encouragent pour la création de l’Etat d’Azawad.

Alors que l’Azawad n’est rien d’autre que le chemin des caravanes de sel. Qu’on me démontre qu’il y a eu un Etat dénommé Azawad. Cela n’a jamais existé. Dans l’absurde, on a amené des peuples ‘’songhoï’’, des Peuls, Touaregs. Maintenant, l’Azawad, c’est tout cela. Je dis non. Nous n’allons pas accepter cela. Nous sommes tous concernés. Partout où le Sahel passe, cela doit être notre combat. Il faut que nous leur fassions comprendre que nous ne voulons pas de milices armées chez nous.

Le Président Emmanuel Macron était au Mali pour rendre visite aux soldats français. Comment appréciez-vous son déplacement ?

C’est du ‘’foutage de gueule’’ (sic) pour moi. J’ai beaucoup aimé que Hollande aille au Mali pour empêcher les islamistes de couper des mains et des pieds. C’était légitime ça. Mais soudain, quand les militaires maliens arrivent à la porte de Kidal, on leur dit : non il ne faut pas continuer, si on vous laisse, vous allez massacrer les Touaregs. C’est quoi ce genre de raisonnement et de justice.

Donc maintenant, on n’est bon que pour suivre ce que les Français ont décidé. C’est cela qui me choque. Je n’ai pas aimé voir Macron venir jouer au chef des armées dans mon pays. Si je ne m’étais pas retenu, je l’aurais frappé. Il est ambigu ce Macron.

Il n’est ni de Gauche, ni de Droite. Moi, je suis un homme de Gauche. Mais à des degrés moindres, je préfère être gouverné par lui que par l’autre femme-là (ndlr Marine Le Pen). Si celle-là passait, j’allais dire au revoir à la France comme je l’ai fait avec les Usa quand Bush a été élu en 2000. Pourtant, j’enseignais dans la plus grande université californienne. Je vais y aller maintenant que Trump y est pour le tromper, pour lui dire que ce ne sont pas les milliards qui font tout.

Il y a la dignité humaine et une politique plus morale. Je veux que ces gens commencent à faire un vrai mea culpa pour le tort qu’ils ont causé à ma communauté. Après cela, nous allons tous penser de la même manière parce qu’on se sera dit la vérité. On se regardera d’égal à égal, pas derrière les peurs des uns et des autres. Je pense que tout réside dans ça. Si nous ne faisons pas attention, nous allons être victimes de notre naïveté.

Quelle perception avez-vous de la musique africaine en général ?

Si on continue de garder un parfum de ‘’mbalax’’ en lui donnant un souffle de renouveau, ou du ‘’ziglibity’’ ou du ‘’high-life’’ comme les Nigérians ont su bien le faire, ça ira. Avec des sons futuristes, ils arrivent à faire du folklore. Faisons la même chose avec le ‘’mbalax’’, avec le ‘’bara’’ et toutes ces musiques africaines. Nous avons tellement de richesses. Pourquoi alors on ne le ferait pas ? Il ne faut pas qu’on suive leurs pseudos-experts qu’ils nous ont pondus en Occident. Nous avons nos experts ici. Il y a des gens comme Babylas Ndiaye, Albert Gomis et bien d’autres à travers le continent. Ils n’ont rien à envier aux autres.

Mais ici, on préfère donner la primauté à de pseudos-experts qui viennent du conseil économique et qui n’ont aucune culture musicale. C’est eux qui disent ce qui est bien et tout le monde les suit. Cela me rend malheureux. C’est pour ce genre de choses que je vais mourir ‘’guévariste’’, contestant tout. Je suis comme un grand syndicat de la musique africaine. Je veux qu’en Afrique, tous les artistes puissent aller d’un pays à un autre sans problèmes, sans qu’ils soient obligés d’avoir des visas. Si les pays n’acceptent pas, on les raye de notre tracé.

Pourquoi vous appelle-t-on guerrier ?

On m’appelle également le Boudha noir. J’ai ces surnoms parce que mon parcours est plein d’embûches. Aussi, j’ai été à divers endroits que vous ne pourriez même pas soupçonner. J’ai été derrière des projets sans être présent, à l’ombre de beaucoup de projets. Mais j’ai toujours été moi-même, en restant derrière la musique parce que, pour moi, c’est cela le guerrier.

Donc, je continuerai toujours à apprendre tout en étant un guide pour les jeunes afin qu’ils ne s’égarent pas. Il y a plein de talents ici, dans tous nos états qui ne demandent qu’une visibilité. Un de mes petits a bien réussi en Europe en créant Sexion D’Assaut. Je leur dis qu’ils sont les garants de cette situation et qu’il leur faut amener le langage de leurs ancêtres. Ainsi, les Africains Américains se diront que la base, c’est ici en Afrique. Mais si tout le monde suit bêtement les canevas déjà tracés, cela ne va pas changer.

Il ne faut pas se dire que Magic System ou Sexion d’Assaut a tenté quelque chose qui lui a réussi que cela me réussira moi aussi. Je suis content de voir que des gens comme Julia Sarr, Marema, Alif Naba essaient autre chose. Pour moi, le message de paix ne doit pas être unilatéral. Il ne doit pas être calculé, pensé par l’esprit malin pour essayer de prendre un avantage quelconque. Il faut savoir discerner qui dit vrai, être vigilant.  C’est à ce seul prix que nous allons créer la société dont nous avons réellement besoin.

Cela veut dire donner les lettres de noblesse de ce que l’ancêtre nous a légué. C’est à nous de dire qu’Aboubacry 2 existait et que c’est cela notre histoire. Il faut qu’on les montre sur grand écran et pas pour les confronter à Tarzan ou Superman. Tout le monde me dit que je tape sur tout le monde. Oui, je l’assume. Ce que je dis, je le pense et c’est la vérité. Il ne faut pas avoir peur de le dire. J’aurai l’impression de démissionner si je ne le dis pas.

Le groupe ‘’Les Ambassadeurs’’ a été reformé en 2014, qu’en est-il aujourd’hui ?

J’ai reformé le groupe, c’est vrai. On a fait deux ans de tournée. C’était juste pour donner un souffle nouveau à ce mouvement. Après, tout le monde a repris son planning professionnel. Ce sont deux années passées en communion en rejouant le répertoire de ce groupe 40 ans après. Je me rappelle qu’on avait joué au festival music métisse d’Angoulême en 1984 et en 2014, on a joué le même répertoire. C’était 30 ans après. C’était fort et symbolique. C’était le but.

Enquête

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