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Probable introduction des Ogm au sénégal : Le ministre de l’Enseignement Supérieur pose les préalables de la loi et de la recherche

Pour la  célébration de la Journée de la renaissance scientifique de l’Afrique, l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal a choisi de parler des Organismes génétiquement  modifiés (Ogm) au Sénégal.

L’introduction probable des Organismes génétiquement modifiés (Ogm) au Sénégal demande quelques préalables, selon le Pr Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. « Les Ogm sont une réalité qui est là comme les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Il convient plutôt de se préparer à les intégrer en mettant en place des garde-fous dans la législation et la recherche scientifique », a-t-il soutenu, ce 30 juin, lors de la célébration de la Journée de la renaissance scientifique de l’Afrique. Cette dernière se tient depuis 1987 conformément à une initiative de l’Union africaine. Organisée par l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (Ansts), cette année, elle a comme thème : « Les Organismes génétiquement  modifiés au Sénégal ».

« Au Sénégal, on reconnaît que les Ogm sont des produits technologiques extrêmement puissants qui posent un certain nombre de préalables avant leur utilisation. Parmi ces derniers figurent la nécessité d’avoir un mécanisme juridictionnel suffisamment équilibré, alimenté par un dispositif informationnel basé sur des données scientifiques objectives permettant d’évaluer le rapport coût, avantage et risque, et de prendre les décisions d’accepter ou de rejeter l’introduction d’un Ogm en toute connaissance de cause », a poursuivi Mary Teuw Niane.

Ainsi, avec les énormes enjeux qui entourent l’utilisation des Ogm, le Pr Doudou Bâ, président de l’Ansts, a demandé une grande réflexion et un partage de connaissances afin d’avoir une plateforme d’échanges susceptible de concilier les différents intérêts au profit de la population. Aujourd’hui, comme démontré par le Pr Yaye Kène Gassama, qui a introduit le thème, il y a une grande incertitude scientifique sur l’effet des Ogm sur la santé. Des effets néfastes qui n’ont toujours pas été prouvés scientifiquement depuis leur utilisation, laquelle remonte à une vingtaine d’années.

« L’incertitude scientifique concernant l’impact des produits génétiquement modifiés sur l’environnement crée un climat de méfiance chez la population. Il apparaît important de renforcer la sensibilisation autour des stratégies à mettre en œuvre pour tirer les meilleurs profits de ces nouvelles technologies que sont les Ogm tout en préservant la santé humaine et les ressources du pays », a ajouté le Pr Doudou Bâ.

Prix de la meilleure thèse de l’ANSTS : Le biologiste Dr Abou Abdallah Malick Diouara, lauréat de l’édition 2016
Le biologiste Dr Abou Abdallah Malick Diouara de l’Ecole doctorale Sciences de la vie, de la santé et de l’environnement de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, a remporté le prix de la meilleure thèse de l’Ansts. Initié depuis 2013, ce prix a été mis en place pour récompenser les meilleures thèses des Ecoles doctorales du système universitaire national. Avec une thèse de Doctorat sur l’évaluation de la résistance du Vih 1 aux antirétroviraux, Dr Diora a répondu aux critères de l’Ansts qui demandait un travail original, une contribution des résultats à la recherche et une qualité de la publication. L’Ansts va aussi lancer, à partir de cette année, un autre prix dédié aux mathématiques et dénommé « Prix Souleymane Niang pour les mathématiques ». Pr Souleymane Niang, décédé en 2010, a été président de l’Ansts et aussi recteur de l’Université Cheikh Anta Diop.

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