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PROBLEME D’ACCES DES ELEVES AUX FILIERES SCIENTIFIQUES-LE NIVEAU DES ENSEIGNANTS INDEXE

L’accès des élèves aux filières scientifiques reste une problématique au Sénégal. Selon Alioune Badara Diop, coordonnateur national du programme d’amélioration des apprentissages en mathématiques à l’élémentaire (Pame), la difficulté majeure c’est l’enseignant luimême et il faudrait qu’il soit à niveau par rapport aux contenus. Il a tenu ces propos lors de la rencontre d’évaluation du Pame, après un an de mise en oeuvre.

« La question du rééquilibrage des filières est une préoccupation même au niveau du ministère». C’est l’avis d’Alioune Badara Diop, coordonnateur national du programme d’amélioration des apprentissages en mathématiques à l’élémentaire (Pame), sur la problématique de l’accès des élèves aux filières scientifiques. Il a fait cette sortie à Thiès, lors de la rencontre d’évaluation dudit programme, après un an de mise en oeuvre. Le problème d’accès aux filières scientifiques, indique-t-il, ne peut pas être réglé par des considérations strictement centrées sur l’accès. «Il ne s’agit pas de répartir pour essayer de rééquilibrer. La question majeure, c’est celle de la qualité. Il faudrait opérer une rupture, en essayant d’accorder plus d’intérêt à l’apprentissage des sciences et des mathématiques. Et pour cela, il y a énormément de difficultés. Déjà, la difficulté majeure c’est l’enseignant lui-même. Il faudrait qu’il soit à niveau, par rapport aux contenus et que l’environnement des apprentissages soit amélioré, notamment par la mise à disposition d’équipements adéquats, d’un minimum de matériel, pour que l’élève qui arrive au niveau d’une série scientifique ait toutes les chances d’y être maintenu». Déjà, le Pame veut apporter sa contribution dans ce domaine.

Selon Alioune Badara Diop, il s’agit  d’un projet qui est né sur la base de deux projets antérieurs, qui ont été conduits entre 2007 et 2015. Il s’agit du projet d’amélioration de l’environnement scolaire, qui a eu à renforcer les capacités d’intervention des communautés et du projet de renforcement de l’enseignement des mathématiques, des sciences et de la technologie (Premst), qui a également appuyé les enseignants dans les cellules d’animation pédagogique, dans la maîtrise des contenus à enseigner et celles des démarches méthodologues des leçons de science, de mathématiques.

A l’en croire, le Premst qui a été déroulé de 2007 jusqu’en septembre 2015 a permis de former 54.800 enseignants, plus de 7000 directeurs d’école, sans compter des sessions de formation des formateurs dans toutes les académies. Quant au projet d’amélioration de l’environnement scolaire, il a permis de mettre en place des comités de gestion (Cge) dans l’ensemble des écoles élémentaires du pays. Il a également appuyé le processus de mise en place d’unions de Cge. Il a permis au Sénégal de garantir l’autonomisation des écoles, pour être véritablement dans le paradigme actuel, qui fait de l’implication de la communauté un axe majeur. Il ajoute que «ces deux projets se sont adossés sur les options des autorités en matière d’éducation. Ils ont investi dans la promotion de la qualité des apprentissages, mais aussi dans la question de la gouvernance, d’autant plus que l’implication de la communauté constitue le paradigme actuel. Et dans ces deux projets, les capacités des communautés ont été renforcées. Il s’y ajoute qu’elles ont été organisées, et directement impliquées dans la qualité, à travers des interventions dans des cours de renforcement, ce qui a contribué au relèvement du quantum horaire».

De l’avis de Alioune Badara Diop, c’est pour assurer la continuité que le Pame a été mis en route. Il va consolider les acquis des deux projets, mais également apporter de nouvelles contributions, en mettant le focus sur l’apprentissage des mathématiques. Dans le cadre de la mise en oeuvre dit-il, la centralité de l’élève, de l’apprenant, va être une réalité, mais la démarche va également s’appuyer sur les communautés et les enseignants. Pour Kunieda Nobuhiro, conseiller principal en éducation de base à l’Agence japonaise de coopération Internationale, l’évaluation a déjà donné des signaux satisfaisants et il convient maintenant d’aller vers la phase active sur le terrain, avec d’abord une cible qui porte sur une vingtaine d’écoles pilotes dans les départements de Kaolack et de Kaffrine.

L’As

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