ECONOMIE

Problèmes de recouvrement de redevances – Les compagnies nationales doivent 150 milliards de FCfa à l’Asecna

  • Date: 22 décembre 2015

L’OBS – L’Asecna connaît des difficultés dans le recouvrement des redevances. Les compagnies aériennes nationales lui doivent environ 150 milliards de FCfa, soit le montant annuel du chiffre d’affaire de l’Asecna.

Les compagnies aériennes nationales qui contribuent à hauteur de 20% du budget de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna), ont des difficultés pour payer leurs redevances. De l’avis du Directeur général de l’Asecna, elles doivent à l’Agence une redevance de 150 milliards de FCfa, soit l’équivalent de son chiffre d’affaires annuel. «La contribution des compagnies africaines à notre budget est très faible. Malheureusement, beaucoup d’entre elles ne payent pas les redevances. Cela nous pose beaucoup de problèmes. Nous n’avons aucune difficulté avec les méga-compagnies. Elles font 80% de notre chiffre d’affaires et n’ont pas de difficultés avec nous pour le recouvrement. Par contre, pour les compagnies nationales, il y a un sérieux problème. Le montant qu’elles nous doivent, c’est presque une année du montant du chiffre d’affaires de l’Asecna. Cela fait 150 milliards de FCfa», a souligné Amadou Ousmane Guittèye, lors d’un face-à-face avec la presse, en prélude du 130e Conseil d’administration de l’Asecna. Selon M. Guittèye, ces compagnies ont énormément de difficultés. Et il n’est pas possible de prendre certaines mesures pour exiger le remboursement des arriérés de redevances. Parce que, les ministres des États membres sont, à la fois, à la tête de l’Asecna et de ces compagnies. «Ils vous disent, si vous prenez des mesures, on arrête la compagnie. Si aujourd’hui l’Asecna réclame ses arriérés à un certain nombre de compagnies, elles disparaissent immédiatement et arrêtent de fonctionner», a-t-il déploré. «Alors que les compagnies appartiennent à l’Etat, pourquoi ne pas mettre en place une convention avec un système de compensation ! Voilà une des solutions. L’autre c’est d’éviter d’augmenter l’endettement», a préconisé M. Guittèye. Mais, il trouve qu’il faudra éviter cette dernière solution pour ne pas créer des problèmes. «Parce que nous avons aussi le souci de l’augmentation du transport aérien. Si on est trop restrictif, cela pourrait faire l’effet contraire. A l’époque, quand les États contribuaient directement au budget de l’Asecna, il y en a qui sont encore en retard de paiement de ces contributions», a-t-il ajouté, sans non plus oublier les formations qu’ils assuraient pour le compte des États, pour lesquelles les États ne payaient pas.

De l’avis du Directeur général de l’Asecna, ce n’est pas étonnant si aujourd’hui les compagnies aériennes nationales peinent à s’en sortir. «Puisqu’on dit toujours que l’union fait la force. Nous avions Air Afrique et c’est 11 pays qui se sont mis ensemble pour faire cette activité. A la disparition de cette compagnie aérienne, chaque pays pensait créer son pavillon national, mais sans avoir les moyens suffisants pour pouvoir remplacer cette compagnie», a-t-il regretté.

AMADOU OUSMANE GUITTEYE, DG ASECNA

«SenegalAir avait des difficultés de maintien de son niveau de vol»

Il a aussi expliqué le schéma du crash, en septembre dernier, de l’avion de SénégalAir qui effectuait un vol médical Ouagadougou-Dakar. Selon le Directeur général de l’Asecna, cet avion de Senegalair avait des difficultés de maîtrise de son niveau de vol. «De Ouagadougou à  Dakar, il faisait des yoyo dans ses niveaux de vol. Et ce faisant, il a eu des problèmes de communication avec les tours de contrôle. C’est à cause de ses difficultés de maîtrise des niveaux de vol que l’avion de Senegalair a abordé celui de la compagnie équato-guinéenne, la Ceiba, à destination de Cotonou. A cette vitesse et à  un tel niveau (d’altitude), les avions sont comme des torpilles. Ce qui confirme la thèse de l’abordage. Car, s’ils s’étaient rencontrés, ils allaient tous faire un crash», a fait comprendre Amadou Ousmane Guittèye. A l’en croire, c’est la turbulence du sillage qui a endommagé un bout de l’aile. Et  à partir du cockpit, le pilote ne pouvant pas déterminer l’ampleur du choc, la Ceiba a décidé de se poser à Malabo et non à Cotonou. Mais le pilote n’a pas fui, il a préféré aller atterrir sur sa base pour qu’en cas de réparation technique, cela soit plus facile. «Après cela, l’avion de SenegalAir a poursuit son chemin sur Dakar, avec toujours les difficultés de maîtrise du niveau de vol, perdant ainsi la communication avec Dakar et Bamako, avant de reprendre les contacts de Dakar et de Nouakchott, qui seront perdus plus tard. On aurait dû commencer les manœuvres pour l’atterrissage aux environs de Kaolack, mais il fallait tenir compte du confort du malade qu’on transportait. Ainsi les manœuvres ont-elles été entamées au large de Dakar», a-t-il dit.

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