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PROFANATION DE CIMETIERE- Le Malien, les 5 colas et les élèves de Soumbédioune

 La profanation des tombes est un phénomène réel dans notre société. Surpris devant une tombe dans les cimetières sis à la corniche ouest, S. K, tailleur de son état, a échappé à un lynchage, grâce à l’intervention de quelques enseignants.

Les éléments de la police, informés de la profanation de tombes dans les cimetières de Soumbédioune sis sur la corniche Ouest, se sont transportés sur les lieux et ont alpagué le tailleur qui a failli être lynché par une foule en colère. S’agissant des faits, le 5 mai dernier, le directeur de l’établissement scolaire de Soumbédioune a informé les pandores des activités de S. K qui profanait des tombes et qui a blessé un élève de CE2, faisant partie d’un groupe qui jetait des pierres au tailleur. N’eut-été l’intervention des enseignants qui ont enfermé le mis en cause dans une salle de classe, S. K allait être lynché par les élèves. Dans les locaux de la police, le tailleur a expliqué sa présence dans les cimetières pour les besoins de sacrifices. Une fouille corporelle a permis aux limiers de découvrir un sachet noir contenant 2 colas, de la poudre d’arme à feu et 2 papiers sur lesquels étaient mentionnées des recommandations mystiques.

Soumis au feu roulant des questions des policiers, le mis en cause a déclaré : «ce jour là, j’ai quitté mon atelier pour me rendre à la plage de Soumbédioune. Après un bain, je suis allé dans les cimetières et c’est au moment de prier avec 5 colas que je possédais par devers moi, pour la mémoire de mes défunts parents, que des élèves ont commencé à me jeter des pierres.» S’agissant de l’élève qui l’a blessé, S. K a déclaré l’avoir su lorsque qu’il a été conduit au sein de l’établissement. Ainsi, une des maîtresses l’aurait-elle invité à l’intérieur où le directeur l’a enfermé dans une salle de classe, pour qu’il ne soit pas lynché. Parce qu’explique-t-il, une foule hostile commençait à se former. D’origine malienne, il a déclaré ne pas savoir qu’une telle pratique était interdite dans les cimetières sénégalais. L’arsenal mystique saisi par les limiers a été placé sous scellé. La mère de l’élève a retiré sa plainte, mais S. K a été déféré au parquent, en attendant son jugement.

Cheikh Moussa SARR

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