ECONOMIE

PROJET DE RENFORCEMENT DES INSTITUTIONS DE GESTION DES EAUX TRANSFRONTALIERES EN AFRIQUE (SITWA) L’eau, un vecteur de paix et pourvoyeuse d’emploi  

  • Date: 29 novembre 2016

Le Sénégal a abrité, hier, la réunion annuelle de pilotage du projet de Renforcement des Institutions de Gestions des Eaux Transfrontalières en Afrique, plus connu par son acronyme en anglais SITWA. Ce projet financé par l’Union Européenne (UE) à hauteur De TROIS (3) millions d’Euros pour une durée de 4ans, est mis en œuvre par l’Organisation pour la mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS). Ce projet initié par le Réseau Africain  des Organismes  de Bassin (RAOD), vise à soutenir et à améliorer la coopération régionale pour la gestion durable des ressources en eaux transfrontalières en Afrique. Ainsi, il contribue à une création de l’emploi au Sénégal et dans d’autres pays africains.

Les grands organismes jettent leurs filets sur le secteur hydraulique, dans un souci d’élargir les possibilités de développement économique. Le représentant de l’UE et responsable du secteur eau à la direction générale de la coopération internationale et de développement de la commission européenne, Antoine Saintraint affirme : « 1/3 des emplois est lié à l’eau ». Cela revient à dire que des secteurs dépendent sans doute de l’eau, comme l’agriculture et l’énergie. Selon lui, ces investissements dans ledit secteur, avec une bonne gestion, sont  indispensables afin d’assurer une stabilité économique. Pour le représentant de l’UE, force est de reconnaitre que  ces investissements généreront énormément d’emplois directs et indirects. Dans cette même optique, Amadou Lamine Ndiaye, Directeur de l’environnement et de développement durable de l’OMVS et secrétaire technique permanent du Réseau Africain des Organismes de Bassin RAOB), explique : « le réseau a pour but de réunir les bassins frontaliers, d’échanger les bonnes pratiques et surtout d’anticiper sur les difficultés qui gangrènent le secteur ». Et d’ajouter que « le projet favorise et développe les agences de bassin et des moyens ont été déployés pour mettre en place les organismes de bassin. C’est le cas des pays de l’Afrique du nord », dit-il. Au surplus, le projet vise à aider les pays africains à mieux gérer les cours d’eau partagés entre plusieurs états, mais aussi faire de l’eau un facteur de progrès, de paix et non un facteur de conflit. Ce projet fructueux, permet au Sénégal, membre de l’OMVS, comme le Mali, la Mauritanie…  d’en tirer profit.  Les ouvrages pour le barrage de Manantali, poursuit Amadou Lamine Ndiaye, procurent une énergie de bon marché d’autant plus que le barrage de Diama permet de développer l’agriculture irriguée qui est pourvoyeuse d’emplois pour le Sénégal. Amadou Lamine Ndiaye de préciser « avec la navigation du fleuve Congo, le transport fluvial crée de l’emploi et permet les échanges des biens et services entre les nations ».

Cependant, le SITWA, ce projet de grande envergure, engendre des problèmes inter-états africains. Pour mieux rapprocher ces pays, le projet se veut un dénominateur commun pour le renforcement des  liens. Le Haut-Commissaire de l’OMVS, Kabine Komara, ajoute que SITWA regroupe les différents organismes de bassins en termes de renforcement de capacités, d’échange pratique, de collecte des connaissances et surtout de bonne gouvernance. Le Sénégal étant membre du conseil de sécurité non permanent de l’Organisation des Nations Unies (Onu), Kabine Komara se dit satisfait de l’initiative du Sénégal d’avoir porté le projet paix eau et sécurité. L’engagement du président Macky Sall dans toute sa forme diplomatique incite Komara à penser qu’il définit l’eau comme un vecteur de paix, de coopération et non de conflit à l’image du fleuve Sénégal. Le ROAD, initiateur du projet SITWA a, d’après Komara, entrepris des initiatives pour le développement des ressources en eau en Afrique : faire de Organisme de Bassin Transfrontaliers (OBT), des acteurs de développement, inciter les Etats à se conformer aux politiques et stratégies régionales afin d’harmoniser les approches et minimiser les risques d’implication des projets pour une vision du développement du bassin. En outre, il est temps d’évoluer la rentabilité des grands ouvrages hydrauliques tout en assurant la durabilité de l’ouvrage et de ses bénéfices face aux changements climatiques.

Safiyatou Diouf

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