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PROMESSES TENUES ENTRE 2012 ET 2016 Les cadres du Grand parti exigent un bilan à Macky

L’heure n’est plus aux contes et ‘’mécontes’’ des actions gouvernementales. Les cadres du Grand Parti exigent désormais du président Sall des réponses palpables par rapport au niveau d’évolution de ces promesses tenues entre 2012 et 2016, lors de ces tournées économiques et Conseils des ministres décentralisés.

Les cadres du Grand Parti ne veulent plus se contenter du taux de croissance ‘’non comestible’’, encore moins d’un PSE ‘’hypothétique’’ qui ne saurait ‘’sortir ces populations que nous défendons de leur désarroi’’. Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, les cadres du GP qualifient la visite du président Sall dans le Saloum de campagnes déguisées en tournées économiques. ‘’A moins de 6 mois des élections, face au syndrome de la peur bleue électorale qui le hante et à l’incapacité du gouvernement de dresser un bilan du niveau d’exécution des différentes promesses des campagnes ministérielles décentralisées, c’est le Président lui-même qui s’impatiente de voir des réalisations concrètes et accessibles à ces populations dans l’agonie face à cette crise délassante’’, s’offusquent-ils dans un document parcouru par nos soins. Faisant le bilan des promesses de Macky, les cadres du Gp parlent de 663 milliards promis par le gouvernement depuis 2012 lors de ses ‘’campagnes déguisées’’ en tournées économiques. En termes plus clairs, à Kaolack, le 15 Juin 2012, 255 milliards de FCFA devaient booster le secteur agricole, à Kaffrine le 15 avril 2015, une priorité mise sur les infrastructures routières, l’électrification, la santé et l’éducation permettait d’annoncer des investissements de 201,9 milliards de FCFA et à Tambacounda le 25 avril 2013, 206 milliards de FCFA devaient concourir à désenclaver la région orientale. » Et le diagnostic est vite fait  par les cadres : ‘’une crise multiforme, un chômage et une précarité de masse, l’inertie de gouvernements sans cap, sans vision, sans résultats, nous a menés vers un plan déjà obsolète d’une vague émergence à l’horizon 2035.’’ Ce n’est pas tout. ‘’L’insécurité est de plus en plus spectaculaire. L’école publique poursuit sa course à l’abîme. Le chômage de masse frappe la jeunesse.  Les ménages populaires sont écrasés par des charges sans commune mesure avec leurs revenus, nécessitant pour leur survie, une nouvelle forme d’aumône moderne déguisée en bourse de sécurité familiale’’, listent-ils.

La balance commerciale agricole reste très déficitaire !

Toujours selon la Convention nationale des Cadres du Grand Parti, l’agriculture patauge, malgré les conditions favorables qui nous ont été servies par le ‘’Bon Dieu.’’ Concourant à 15% du PIB ce secteur qui emploie plus de 65% de la population montre l’inefficacité de l’allocation de nos ressources avec une balance commerciale de produits agricoles très déficitaire, peut-on lire dans le communiqué. Tant que l’agriculture n’est pas au 1er rang des facteurs de croissance, celle-ci ne sera pas inclusive et notre pays ne pourra jamais aspirer à une vraie croissance économique, conseillent les cadres. Qui estiment que ce secteur incontournable pour notre économie mérite beaucoup plus que les 218 milliards (7% du PIB) octroyés par le Gouvernement. Ce ne seront certainement pas nos capitaines d’industries de transformation d’arachide qui accompagneront le PR dans le Saloum, bastion de l’arachide, car des 1,1 million de tonnes de récoltes d’arachides que vous annonciez jadis, ils n’ont pu traiter que 200000 tonnes, soutiennent-ils. Pour preuve, ont-ils noté, certains ont dû fermer leur usine face à la rareté de l’arachide. L’autosuffisance en riz ne sera certainement pas pour les années à venir. Aussi lancent-ils ce cri de détresse : qu’est-ce que ce gouvernement pense faire pour que l’agriculture soit le moteur de croissance économique du Sénégal ?

Mouhamadou BA

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