Accueil / SANTE / Promotion de la santé de la reproduction : les parlementaires europeens et africains combinent leurs efforts

Promotion de la santé de la reproduction : les parlementaires europeens et africains combinent leurs efforts

Pour diminuer le nombre de décès maternels et infantiles et augmenter sensiblement l’utilisation des services de la planification familiale par les femmes, les adolescents et les jeunes, une visite de parlementaires européens et africains sur la santé reproductive et planification familiale au Sénégal et en Guinée a été organisée. Cette visite de 7 jours qui a pris fin hier, a pour but d’atteindre au moins un million de nouvelles utilisatrices de méthodes modernes de planification familiale dans les neuf pays concernés, d’ici à fin 2015. D’ailleurs, le partenariat vise à accélérer les progrès dans l’utilisation des services de planification familiale au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, en Guinée, au Mali, en Mauritanie, au Niger, au Sénégal et au Togo.

 Cet engagement découle du fait que les indicateurs sanitaires révèlent des niveaux élevés de morbidité et de mortalité maternelles et infantiles ainsi qu’une faible prévalence de la contraception moderne, même si au Sénégal des progrès significatifs ont été accomplis ces trois dernières années. La prévalence de la contraception moderne est passée de 12% en 2012 à 20% en 2014, soit un gain de 8 points (évaluation Pnpf, ministère de la Santé, 2014). Au plan mondial, seul le Pérou a réussi cette performance, avant le Sénégal. L’objectif du Sénégal est d’atteindre 27% de prévalence de la contraception moderne en 2015. En Guinée-Bissau, en 2010, seules 10 femmes sur 100 femmes en union (10%) pratiquaient la planification familiale.

Se réjouissant d’une telle collaboration, Haoua Dia Thiam, présidente de la Commission santé à l’Assemblée nationale, estime que «cette situation requiert des actions multiformes et simultanées de nombreux acteurs. Cela nécessite également un fort plaidoyer, notamment de la part des parlementaires pour créer un environnement législatif favorable à la santé de la reproduction et à la planification familiale, augmenter les ressources financières allouées à la planification familiale, recruter un personnel de santé».

Pour sa part, le chef de la délégation de l’Union européenne, Maria Antonia Almeida, membre du parlement portugais, fait le constate qu’au cours de notre leur visite, à Thiès et à Dakar, «les soins s’arrêtent aux postes de santé. Il n’y a pas assez de postes de santé, d’où l’importance d’investir pour la santé. Ce qui m’a le plus marqué, c’est que les populations vulnérables n’ont pas accès aux soins, les postes de santé semblent être spécifiques qu’aux villes».

Sur ce, elle recommande «d’améliorer l’accueil des jeunes pour faciliter leur accès aux méthodes de contraception et leur intégration dans les centres Ados. Et il faut tout faire pour ne pas avoir des gens à part, ce sont des personnes à prendre en charge. Il y a des gaps à combler dans ces zones et ces spécialistes ont connaissance de ces gaps, ils savent ce qu’il faut pour améliorer l’offre de soins en planification familiale et cela est un atout». Quant à Marie Rose Nguini Effa, elle souligne que «noyer la planification familiale dans l’offre de soins dans les structures de santé est une excellente chose. Cela permet aux personnes de faire leur injection ou autres méthodes de planification familiale sans que personne ne soit au courant. Et ce qui est important à souligner, c’est qu’ici les gens qui utilisent les méthodes contraceptives ne sont pas victimes de stigmatisation. Et on a constaté que les centres Ados sont bien implantés au Sénégal, les gens utilisent les méthodes contraceptives, c’est assez courant de voir les femmes prendre leur injection de 3 mois sans que leurs belles familles soient au courant».

Le Populaire

Share This:

À voir aussi

REUNION DES MINISTRES DE LA SANTE DU G20 A BERLIN Le Sénégal à l’honneur !

Le Sénégal a partagé, lors du sommet du G20, son expérience dans le cadre de …