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Promotion de l’enseignement à distance au Sénégal- Mary Teuw Niane annonce pllus de 50% d’admis en première année

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Marie Teuw Niane, a montré, hier, à l’Assemblée nationale, lors du vote du budget de son département, la place qu’occupe l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs) dans l’enseignement supérieur. Il a, en effet, dit aux députés qui l’ont interpellé sur la question que l’Uvs est un outil important pour l’accès au savoir.

«L’Uvs est un enjeu majeur pour notre pays. Il faut  porter le savoir à la proximité des jeunes, des populations, des communautés. Nous avons voulu aussi que l’Uvs soit un élément parmi les universités publiques sénégalaises. Cette université n’est pas une université à côté qui est traitée comme une université particulière et spécifique», a-t-il expliqué.

D’après M. Niane, les filières de l’Uvs qui font désormais partie des 18 choix proposés aux nouveaux bacheliers dans leurs orientations a commencé a livré de bons résultats. «Les premiers résultats des examens au niveau de l’université virtuelle prouvent que l’encadrement est bon. Les résultats sont au-delà de 50% d’admis en première année. Ça, c’est lié à l’encadrement de proximité. Dans le cadre de l’université virtuelle, lorsqu’un exercice est proposé, le tuteur est obligé de faire la correction de chaque solution proposée par chaque étudiant. C’est un encadrement personnalisé qu’il y a à l’université virtuelle», a renseigné M. Niane.

Le ministre reconnaît des difficultés

Toutefois, le fonctionnement de l’université virtuelle souffre de plusieurs obstacles. «Il y a des difficultés. Ces difficultés sont liées à l’obtention de l’ordinateur portable, à la connectivité Internet, l’obtention des clefs Internet a été aussi un casse- tête toutes ces années. La difficulté est que la structure qui doit donner les clefs doit les donner à temps», a reconnu le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

Sur les anomalies constatées, Mary Teuw Niang a  livré les solutions envisagées pour l’année universitaire 2015-2016. «La solution qu’on a trouvée  sur instruction du chef de l’Etat c’est de donner plus de tonus à l’Université virtuelle du Sénégal. La troisième cohorte aura gratuitement les tablettes. Les étudiants n’auront à donner aucun franc. Pour tous les étudiants de l’Uvs, ils auront gratuitement la connexion pendant 14 mois (de novembre 2015 à  décembre 2016)», a annoncé le Pr Niane, selon qui, c’est pour permettre à l’Uvs d’être plus à l’aise dans sa mission.

En ce qui concerne ces tablettes qui seront gratuites pour les étudiants de l’Uvs dès cette rentrée, Mary Teuw Niang envisage de changer de fusil d’épaule pour  éviter les couacs constatés les années passées. «Nous allons mettre des puces 3G plus, les puces de l’Adie  pour ce qui sont dans les zones couvertes», a assuré le ministre qui a confirmé la création des Espaces numériques  ouverts (Eno) pour assurer la socialisation des étudiants de l’Uvs qui vont se connaître. Pour ce faire, la tutelle a prévu de réaliser dans tous les départements du Sénégal une Eno, soit 52 espaces composant chacun 200 postes de travail, un amphithéâtre de 200 places, des salles de visioconférences et des salles techniques dont une dédiée à la télémédecine.

Ainsi, pour permettre aux universités du Sénégal qui accueillent plus de 10 000 étudiants venus de plusieurs pays, d’accéder convenablement à l’Internet, la tutelle a élargi la bande passante. «Nous avons, aujourd’hui, pour l’enseignement supérieur, une bande passante de plus de 310 Mo. C’est la plus grande bande passante en Afrique au Sud du Sahara, sauf l’Afrique du Sud», a-t-il comparé. Et, s’appuyant sur ces données, Marie Teuw Niane a indiqué: «Le Sénégal se positionne bien en Afrique».

Hausse de 19 milliards Cfa pour Mary Teuw Niane

Les députés ont aussi interpellé le ministre sur le  coût des inscriptions dans les universités. Et il a expliqué que l’augmentation des droits obéit à une logique de financement de l’enseignement supérieur. «L’enseignement supérieur ne peut pas être un  enseignement localisé dans un pays. Nos étudiants entrent en compétition avec les étudiants qui sortent de partout dans le monde. Il est important que la qualité de formation qui se fait chez nous soit au moins équivalente à celle qui se passe ailleurs», a répondu le ministre.

S’agissant des retards constatés  dans le paiement des  bourses, Mary Teuw Niane a renseigné que ces services travaillent, en rapport avec les scolarités des universités, pour payer les étudiants avant  le 5 de chaque mois.
Ainsi, au terme de la plénière, les députés ont voté à l’humanité le budget du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche qui est arrêté pour l’exercice 2016 à la somme 149 240 715 300 francs Cfa, contre 130 197 482 440 francs Cfa en 2015. Soit une hausse de 19 043 232 860 francs Cfa en valeur absolue et 14,63% en valeur relative.

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