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Le Prophète (Ps), ses compagnons et nous -Par Jean Louis CAMARA-

Les dirigeants arabes « sunnites » du Moyen-Orient et, singulièrement, ceux des pétromonarchies du Golfe, l’Arabie Saoudite en tête, sont à cran, de même que nos barbus locaux. Et pour cause ! Les derniers développements encourageants du « dossier nucléaire iranien » et la réintégration prochaine de l’Iran dans le jeu mondial font souffler sur la région un vent de peur, de panique, en dépit des gesticulations trompeuses de Donald Trump, parrain et protecteur du royaume saoudien, et de ses affidés. Quel qu’en soit l’aboutissement, le dialogue engagé entre le groupe des cinq + un (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité plus l’Allemagne) et la République islamique n’a rien de rassurant. Ils savent, ces Arabes « orthodoxes », que ce qu’il se passe à leur porte les concernent directement, mais ils y assistent en spectateurs et n’ont pas leur mot à dire. Du coup, les rancœurs, les sentiments sous-jacents et les opinions indicibles se font jour. Et comme des fauves, on se lâche en Syrie, en Irack, au Yémen, non pour combattre Daech, Al-Qaïda et autres groupes terroristes qui transfigurent la sublime image de l’Islam et menacent la paix mondiale, mais pour freiner l’expansion des « hérétiques » chiites qui, bave à la bouche, « insultent les compagnons du Prophète, jettent l’opprobre sur ses épouses et doutent de l’intégralité du Coran ». Même le Qatar doit être puni pour sa proximité avec l’Iran.

On le sait maintenant ! La fameuse « bombe » nucléaire potentielle n’est pas la seule source d’angoisse existentielle pour les voisins arabes de la République islamique. Il en est une autre, plus redoutée et plus redoutable : le voile et le silence qui se lèvent enfin sur des faits historiques postérieurs à la disparition du Prophète et qui ont fini par être estampillés sous le sceau de la sacralité. En effet, il existe, dans les sociétés, des préjugés et des mythes que les individus se refusent à décoder, de peur de se révéler à eux-mêmes les ruses et les fondements des rôles sociaux parfois fétichisés. Le refus d’ouvrir la boîte de Pandore que constitue la succession du Prophète, d’ailleurs interprétée par les sunnites comme « une action divine », ressemble à peu de chose près à cela. Comme les acteurs originels de cet évènement, leurs successeurs n’ont cesse de déployer des trésors d’imagination pour conserver intact le mystère, parce qu’il flatte l’égo des premiers et permet aux seconds de disposer d’un « modèle politico-religieux » à donner en référence.

Pourtant, une analyse minutieuse de ces faits et de ce modèle est nécessaire si l’on veut comprendre le sens et la portée des bouleversements dans la Ummah islamique et ailleurs.
Il est vrai que, sous l’effet des mouvements actuels, pour le compte de l’Islam et, en tout cas, en son nom, la religion musulmane est devenue le sujet favori des préoccupations et des discussions politiques en Occident, voire accessoirement intellectuelles, surtout depuis l’onde de choc du 11 septembre 2001 dernier avec les attentats de New York. Dans les pays musulmans, l’Islam est utilisé en tant que moyen d’action. On le brandit comme arme et slogan, on sacrifie même la vie pour la cause de l’Islam. Par contre, on est frappé dans la terre islamique de la pauvreté des essais qui ont été entrepris pour définir correctement cet Islam qu’on ne cesse de revendiquer. Au contraire, on a même tendance à dire que les religieux et autres islamologues qui, actuellement, se sont mis dans la position de pouvoir parler au nom de l’Islam et des musulmans à la fois, recourent à tous les moyens échappatoires pour éviter de donner une définition précise de l’Islam, telle qu’ils l’entendent eux-mêmes. Généralement, soit ils se réfugient derrière des termes vagues comme que l’Islam est pour l’égalité, pour la justice, pour la promotion et le bonheur de l’homme, soit ils s’abritent sous les caractères « absolu » et « éternel » de l’Islam, sans pour autant les définir.

En réalité, l’Islam tout court ne veut pas dire grand-chose. Certes, comme tout le monde le sait, il y a un livre (le Coran), un Messager (Mohammad ‘‘PSL’’) et une histoire longue de 14 siècles. Mais, ce qui donne corps et âme à tous ces éléments, c’est précisément la façon de les explorer, de les interpréter et de les mettre en pratique. Et cela dépend avant tout du mode de comprendre. Or ce mode de comprendre, c’est évident, est conditionné par le mode d’être de celui qui comprend ; réciproquement, tout le comportement intérieur du croyant dérive de son mode de comprendre. Ainsi, Ali et Mo’awiya, tous deux compagnons, étaient en plus – nous dit-on –secrétaires du Prophète. Par cette qualité exceptionnelle, ils devaient rédiger à chaud les versets coraniques qui venaient d’être révélés au Prophète. Cependant, l’histoire concrète nous apprend qu’ils ont suivi, dans la réalité, deux trajectoires totalement contradictoires pour en venir finalement à la force armée afin de régler leurs différends. Les premières guerres civiles meurtrières entre les musulmans datent de ce conflit. A la guerre de Siffin, en 657, qui fut en quelque sorte le sommet du conflit Ali-Mo’awiya, les deux parties justifiaient, chacune, leur attitude en s’appuyant sur le Coran et la Sunna du Prophète. Ce conflit n’est qu’un exemple. Il y a eu, dans l’histoire musulmane, des multitudes d’autres conflits du même type. L’assassinat du 3è calife Ousmane, suite à une révolte contre sa gestion clanique et laxiste du pouvoir selon certains, en est également une illustration. Sans oublier que, sur le plan doctrinal, de nombreuses écoles de différentes sectes ont vu le jour durant l’histoire de l’Islam et se sont opposées continuellement. Ce fait, en soi, n’est-il pas une autre démonstration de cette évidence naturelle qu’en matière de l’interprétation et de la perception du fait coranique, l’unité et l’unanimité faisaient grand défaut aux musulmans. Et cela, qu’on le veuille ou non, dès la fondation de la Ummah par Mohammad (PSL). Le désaccord absolu des musulmans sénégalais, pourtant majoritairement malikites, mais éclatés dans les différentes confréries tidiane, mouride, khadre et autres ibadou, sur un sujet apparemment simple qu’est le croissant lunaire n’est qu’une conséquence de cette division originelle. On voit donc bien que parler de l’Islam dans l’absolu et de façon abstraite ne mène à rien.

D’ailleurs, sans entrer dans les détails, nous tenons à préciser que l’historiographie musulmane a généralement tendance à nous présenter la société médinoise comme la plus parfaite, la plus juste et la plus originale que l’humanité n’ait jamais connue. Depuis, cette communauté de Médine est devenue dans la légende et dans l’imaginaire des musulmans comme le paradis terrestre et la cité idéale. Cette même historiographie qui, au demeurant, est souvent muette sur ce qu’il se passait en profondeur de cette communauté médinoise, pourtant minuscule et primitive, fait sporadiquement état des rivalités, des conflits de personnes et de tribus, des contestations, des tumultes, des non-obéissances, etc.

Les rivalités entre les Mouhadjirounes, les Emigrés qui sont partis de la Mecque pour soutenir la cause de Mohammad (PSL), et les Ansars, c’est-à-dire les partisans médinois qui ont aidé le Prophète à s’installer à Médine, est un fait indéniable. D’autre part, dans la Ummah médinoise, les Munâfikûns ou hypocrites représentaient un groupe de musulmans qui, tout en acceptant les fondements de la nouvelle religion, contestaient souvent les options politiques et sociale de Mohammad (PSL). Accusés par celui-ci d’être des diviseurs, les hypocrites sont qualifiés par le Coran et dans la Sunnah comme pires que les infidèles ; je dis infidèles et non Juifs ou Chrétiens qui comme les Musulmans sont caractérisés par l’expression coranique « Ahl Kitab ».

Ces faits, rapportés par les historiographes musulmans et reproduits partiellement dans le Coran (1), montrent à quel point la cité idéale, apparemment sans problèmes, contenait pourtant en son sein des germes vivaces de conflits et de contestations.

On sait, du reste, que du vivant même de Mohammad (PSL) et surtout pendant les dernières phases de sa maladie fatale, son autorité s’était – à en croire les historiographes musulmans – à tel point affaiblie qu’elle dépassait à peine le seuil de sa demeure. A titre d’exemple, on peut citer l’expédition de Tabuk en 631, an 9 de l’hégire, qui fut une occasion de constater la défection des musulmans devant la volonté de leur chef. Le Prophète « se heurta à beaucoup d’hésitations ou d’indifférence ; rares furent ceux qui acceptaient de s’engager dans cette nouvelle épreuve et nombreux ceux qui donnaient pour raison de leur refus l’approche de la moisson ou les rigueurs de la saison ». (2) L’affaire de l’armée d’Osama fut un autre épisode au cours duquel un nombre considérable de compagnons, parmi lesquels se trouvaient notamment Abou Bakr (1er calife), Omar (2è calife) et Djarrah (futur gouverneur de Syrie), refusèrent d’y participer (3).

Ces sources vives de tensions accumulées, qui ne peuvent plus être occultées ou contestées par quelque intrépidité malveillante, vont immédiatement exploser après le décès du Prophète. Ainsi, un auteur aussi hostile au chiisme que Mâamar Metmati s’est surpris d’avouer, la mort dans l’âme, que « de nombreux historiens rapportent certains récits qui n’ont à priori pas de raison d’être contestés, de par leur appartenance ou leur provenance. Selon ces récits, on aurait fait chercher Ali qui n’avait pas encore fait acte d’allégeance à Abou Bakr, comme l’avaient fait la plupart des musulmans. En conséquence, la demeure de Fatima et d’Ali fut assiégée sur ordre d’Abu Bakr influencé par Omar. L’ordre était ainsi conçu : il faut qu’Ali fasse acte d’allégeance de force ou de gré. Omar, fils de Khattab, qui dirigeait l’expédition, vient frapper à la porte en vociférant : ‘‘Sortez…sortez ou je mets le feu à la maison’’- ‘‘Ô fils de Khattab, l’apostropha Fatima, sur le seuil de la maison, es-tu venu mettre le feu à la maison ?’’ – ‘‘Oui’’, répondit-il, tenant une mèche prête à cet effet…. » (4).

Il nous révèle également comment Abou Bakr a exproprié Fatima du domaine de Fadak que lui avait pourtant donné le Prophète, avant de lui refuser sa part d’héritage sur les biens laissés par son père, Mohammed (PSL) sur le fondement d’un hadith, en violation flagrante du Coran et du bon sens. Selon Abou Bakr, le Prophète aurait dit : « Nous, le groupe des prophètes, n’héritons pas ni ne laissons d’héritage ; ce que nous laissons est pour l’aumône » (5). Dommage que le Prophète n’eut pas d’enfant avec notre mère, la mère des croyants, Aïcha, pour pouvoir vérifier la validité de ce hadith. Dans tous les cas, conformément à la volonté de Fatima, qui ne lui adressera plus la parole le restant de sa vie, Abou Bakr fut interdit d’assister aux funérailles de la fille du Prophète, contrairement à ce que tente de suggérer ce narrateur de la 2STV, incapable du moindre souci d’objectivité. Souci d’objectivité qui doit désormais (le temps des omeyyades est révolu !) amener nos lettrés et nos narrateurs à révéler aux musulmans sénégalais que la mère des croyants, Aïcha, fille d’Abu Bakr, lèvera, en collusion avec certains compagnons, une armée pour combattre Ali après son investiture comme calife lors de la bataille du chameau. Bref, face à tant d’évidence, Mâamar Metmati laissera échapper : « Emouvante fut la vie de Fatima après la disparition de son père. Dieu merci, elle ne vécut pas assez longtemps pour ne pas avoir à assister à l’assassinat de son mari, Ali, à celui de son fils, Hassan, et au génocide de sa famille dans le désert de Kerbala, notamment avec la décapitation et la mutilation du corps de Hussein » (6). Les descendants de Mohammad (PSL) sont suppliciés pour leur hérésie, le jour de la « Tamkharite », par les descendants « sunnites et bénis » d’Abu Saufyan qui régneront un siècle durant sur le monde islamique avec les falsifications des textes authentiques et l’invention de nouveaux textes au service de la manipulation et du conditionnement de quatre générations de musulmans.

Et même si, à l’extrême, on épouse la thèse sunnite qui croit que l’ordre de la succession avait été défini d’avance par le Prophète, dans ce cas, Abou Bakr qui avait posé sa candidature à la succession n’aurait certainement pas proposé à ses adversaires – à titre de concession – l’éventualité d’un dualisme politique (7).

Nous pensons donc que Mohammad Arkoun a raison lorsqu’il écrit : « Selon la tradition, les premiers califes ont été élus par les compagnons du Prophète. Mais, il est très difficile de savoir historiquement comment les choses se sont passées ». Il ajoute qu’« il faudrait étudier les mécanismes d’attribution du pouvoir dans la société arabe du 7è siècle en tenant compte des solidarités tribales. Celles-ci ont joué assurément un grand rôle dans l’exercice et la transmission du pouvoir. Le Prophète lui-même appartenait à un clan, celui des Banû Hâchim, l’un des clans rivaux de l’importante tribu des Quoraïch. Et sa prédication suscita l’opposition du clan adverse, celui des Banû Sufyân, qui exerçait alors le pouvoir à la Mecque. Quand se posa plus tard le problème de la succession, les deux clans étaient toujours là, prêts à s’affronter ». Et Arkoun conclut ainsi : « Toute l’histoire ultérieure porte la trace de cette rivalité originelle jusqu’à l’opposition actuelle entre les chiites et les sunnites » (8). En d’autres termes, la littérature orthodoxe nous donne une image idéale des califes, mais elle ne fournit aucune compréhension socio-historique des évènements de peur de se ruiner. Car, en vérité, ceux qui se sont arrogé le titre flatteur de sunnites ou d’orthodoxes ont adopté une méthode de lecture du Coran appropriée à l’élaboration d’une théorie du fait accompli : il faut obéir au calife en place en légitimant son pouvoir d’après des textes explicites et le comportement des compagnons.

Autrement dit, il suffit de veiller au respect des commandements et des défenses pris à la lettre. Une telle attitude traduit l’adhésion à une idéologie officielle, c’est-à-dire le souci de gérer les affaires de la cité en utilisant la religion comme mythologie et comme code, au détriment de l’esprit religieux. La possibilité même d’un sens latent du Coran se trouve ainsi rejetée. C’est cette latence du sens que les chiites vont justement privilégier et s’efforcer de mettre en œuvre à travers l’élaboration d’une « philosophie prophétique » centrée sur la figure d’un guide charismatique. Ils ont ainsi soutenu que le Prophète – premier Guide charismatique – a transmis et appliqué intégralement et fidèlement la volonté de Dieu sur terre ; une telle intervention a créé une situation irréversible : la Ummah ne peut, sans tomber dans l’égarement, se passer d’un Guide charismatique. Il faut donc que la prophétologie soit prolongée par l’Imamat, sorte de vicariat spirituel chargé de consolider, de renforcer et d’approfondir la religion (9). En effet, s’il y a un point sur lequel tout le monde s’accorde en Islam, c’est qu’il n’y aura plus d’envoyé chargé d’annoncer une nouvelle charia, une nouvelle loi divine aux hommes.

Mais alors surgit le dilemme suivant : ou bien la conscience religieuse de génération en génération se concentre sur le passé prophétique désormais clos. Et cela, parce qu’elle perçoit uniquement dans le livre (Coran) un code de vie morale et sociale et parce que le temps de la prophétie s’est refermé sur ce sens littéral. Ou bien ce passé prophétique reste en lui-même à venir parce que le texte du livre recèle un sens caché, un sens spirituel ; ceci postule alors une initiation spirituelle qui fut le ministère des Imams. Dans l’optique chiite, la clôture, le terme final de la prophétie, est le terme initial, le début d’un nouveau cycle, le cycle de la walayat et de l’imamat, c’est-à-dire le cycle des Imams, des Awliya Allah ou «Amis et Aimés de Dieu » ; comme élites de l’humanité à qui l’inspiration divine révèle les secrets divins. Ceci implique donc l’indissociabilité de la prophétologie et de l’imamologie, puisque les imams sont « les dépositaires du secret (haqiquat) de l’envoyé de Dieu ». C’est le sens du hadith, universellement reconnu, dans lequel le Prophète proclame : « Je suis la Cité du Savoir, Ali en est la porte (d’accès) ». Et d’ajouter, s’adressant à Ali : « Sera héritier de moi-même celui qui héritera de toi, car tu es par rapport à moi comme Haroun (SL) par rapport à Moïse (SL), avec cette différence qu’après moi, il n’y aura plus de prophète ».

Cela signifie que l’Energie Divine n’est pas soumise au devenir. Donc, seul le nom change, mais la chose demeure. De fait, ceux que l’idéologie officielle a présentés comme des hérétiques et des hétérodoxes ont eu le mérite d’opposer à l’attitude pragmatique et, somme toute, laïcisante des sunnites, la seule attitude religieuse capable de maintenir dans le cœur des hommes l’exigence première de la Révélation : incarner par un effort exténuant, la transcendance dans l’histoire (10). Pour le chiisme, la signification ultime de la prophétie, c’est la projection continue et infaillible de l’inspiration divine dans l’existence humaine. Le successeur légitime du Prophète de l’Islam est donc l’imam, vicaire spirituel qui manifeste devant les hommes, jusqu’à la fin des temps, une présence vivante de Dieu. Car l’imam, c’est proprement l’Ami proche de Dieu, l’homme qui réalise, par une grâce spéciale, la parfaite réciprocité de perspectives de l’amour. Cet imam n’est autre que la porte d’accès au Savoir divin et prophétique, Ali fils d’Abu Talib.

Vision subversive, révolutionnaire et très exigeante de l’Islam, puisque le Prophète se doit aux hommes à qui il transmet les vérités les plus inquiétantes pour leur évolution vers les degrés les plus élevés de la perfection humaine, car il a conscience que l’humanité de l’homme ne réside pas dans l’homme lui-même, mais dans une quête perpétuelle du savoir. « Iqrah » ne cessa-t-il aussi de nous recommander jusqu’à la fin de son existence. Mais, le Prophète se doit plus encore à lui-même parce qu’il assume la redoutable et exaltante mission d’établir et d’appliquer la Loi Révélée qui ne saurait aliéner ni les intérêts ni les droits sacrés de la personne humaine.

Cet Islam mohammadien, stratégie de vie et non entreprise mortifère, fait de « foi, raison et responsabilité », en somme d’équilibre, pouvait-il être porté et vécu dans toute sa plénitude par ceux qui enterraient vivante leur propre progéniture femelle ?

1 – Coran, Sourate la lumière verset 63 « Que ceux qui s’opposent à Son ordre prennent garde que ne les atteignent une tentation (fitna) ou que ne les atteignent un tourment cruel »
2 – Henri Laoust, le rôle d’Ali dans la Sira Chite
– Coran, sourante le Repentir verset 74, verset 75
3 – Coran, sourate le repentir, verset 82
4- Mâamar Metmati, Lettre ouverte à nos frères chiites – page 36 -37
5 – Ibid, page 177-178
6 – Ibid, page 37
7- Mohammad Arkoun, l’Islam et la laïcité page 11, centre thomas, 1978
8 – Ibid
9 – Jean Louis Camara, « Le régime politique iranien : une théocratie constitutionnelle et républicaine », mémoire de Master II – Sciences politiques, sous la direction du Professeur Ismaila Madior FALL – Ucad 2008-2009
10 -Ibid

Par Jean Louis CAMARA
Porte-parole du Conseil 
supérieur des chiites 
du Sénégal

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