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Propositions gouvernementales sur la crise scolaire- Les cinq forces syndicales les jugent «irrespectueuses et indécentes»

Le Cusems, le Sels, le Sels/A, l’Uden et le Snelas, en résumé, les principales forces syndicales du pays, ont rejeté les propositions du gouvernement lors de leur dernière rencontre. Que de sombres lendemains pour l’école dont le gouvernement semble ne pas juger la nécessité pour un pays qui se déclare sur la route de l’émergence.

Les acteurs de l’école ont perdu l’espoir au sortir des négociations sans peine entre le gouvernement et les principales forces syndicales du pays. Le Premier ministre qui a conduit la rencontre, avait à ses côtés toute la crème de la République. C’est dire donc que la situation de l’école, au regard du déploiement de ressources, intéresse au plus haut niveau les autorités. Mais ce n’était que du miel au-dessus d’une montagne de piment, de la poudre aux yeux de l’opinion. Sur la question du régime indemnitaire, l’Etat a proposé la modique somme de six mille francs, ce qui représente donc 66.000 en toute indemnité. Là où un agent des eaux et forêts ou une simple secrétaire de ministre gagne presque trois fois plus. Ce qui rendu effervescents les camarades d’Abdoulaye Ndoye du Cusems, l’une des forces majoritaires qui parlent ainsi de propositions « irrespectueuses et  indécentes ». Ce qui ne surprend guère au regard de la position générale des enseignants sur la question de l’indemnité de logement où ils réclament un alignement par corps correspondant. Sur les autres questions liées au paiement des indemnités, d’avancement, de délivrance des actes, du paiement des indemnités du Bac, de la gestion démocratique du personnel enseignant, entre autres revendications, le gouvernement a fait des propositions concrètes à réaliser au lendemain de la présidentielle de 2019 ! Constatant le manque de volonté et voulant jouer avec le temps, les forces syndicales, lors de leur réunion d’hier ont tout bonnement décidé de continuer la lutte. Ainsi, il est prévu un débrayage le mardi 23 janvier suivi d’assemblées générales à partir de 09 heures et une grève totale le mercredi sur l’ensemble du territoire national. A ce rythme où vont les choses, il est à craindre un embrasement de la situation scolaire. On espère que les différents partenaires sociaux vont encore reprendre la canne du rapprochement entre le gouvernement et les enseignants. Ces derniers auront la tâche un peu difficile, eux, acteurs clés des accords de 2014. Une année où il ne manquait que le Coran comme outil de juron pour l’Etat, histoire de rassurer qu’il va respecter tous ses engagements. Depuis quatre bonnes années, les syndicalistes attendent toujours !

Pape Amadou Gaye

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