SOCIETE

PROSTITUTION CLANDESTINE EN BANLIEUE Des femmes qui s’adonnent à une autre forme, se confient…

  • Date: 14 octobre 2016

Une tournée dans plusieurs localités de la banlieue nous a permis de rencontrer celles qui s’adonnent à la prostitution clandestine qui est une affaire bannie par toutes les religions. Si certaines le font par plaisir, d’autres pratiquent le métier à cause de la pauvreté et pour  entretenir leurs familles. Elles sont, pour la plupart des femmes divorcées, des filles âgées entre 18 et 20 ans, qui ont été abandonnées par leurs amants qui les ont engrossées. Reportage

Les femmes s’adonnent à la prostitution pour plusieurs raisons. C’est ce qu’on peut retenir des propos qui ont été recueillis de part et d’autre chez des prostituées rencontrées en banlieue. En pleine journée ou pendant la nuit, ces femmes sont à l’aise pour s’adonner à la pratique. Elles louent leurs chambres à travers plusieurs quartiers. Fatou Sy, une belle « Drianké » qui habite près du terrain « Bissab Bi » à Malika, de raconter : « Je suis obligée de sortir avec des hommes, que je n’aime même pas, pour subvenir à mes besoins. J’étais mariée à un gendarme qui m’a répudiée après plusieurs années de mariage. Je dois nourrir mes enfants et que cela me fait mal, mais que faire ?» A l’image de cette dame qui doit être âgée entre 35 et 45 ans, nombre de jeunes filles s’adonnent à la prostitution en cachette. Cela consiste, par exemple, à avoir beaucoup de petits amis en même temps. Elles ne se soucient pas de leur santé, ni de celle des hommes qu’elles rencontrent pour des parties de jambes en l’air. Et tous les milieux sont bons pour se soulager : les garages, les voitures en panne, les restaurants, les bâtiments en construction ou abandonnés ou les espaces libres, communément appelés en Wolof « Bayal ».

Fatou Ndiaye habite Yeumbeul, près de la station-service. Elle est âgée de 23 ans et fut mariée à un professeur qui l’avait emmenée à Matam. Ne pouvant plus rester là-bas à cause des mauvais traitements qu’elle subissait de la part de sa belle-famille, elle a fini par revenir à Dakar. Les sommes qu’elle demande varient entre 1000 et 2000 FCfa pour la passe. Elle est obligée de s’adonner à ce métier pour pouvoir aider ses petites sœurs et ses enfants, nous dit-elle. Les femmes interrogées ne disposent pas de carnets sanitaires et ne se rendent jamais chez les agents de santé pour voir leur état. Elles évitent de ne pas croiser leurs voisins, leurs parents, leurs amis et les personnes qui pourraient les reconnaitre. Le constat a été unanime au niveau des quartiers où nous nous sommes rendus. Il s’agit de Yeumbeul Nord et Sud, Malika, la commune de Wakhinane Nimzath, Thiaroye Léona, Gounass, Bagdad, Bène Baraque, Gadaye, Boune et Diamaguene Sicap Mbao. Pour Collé Sall, une dame de joie que nous avons interrogée : « s’adonner à la prostitution n’a jamais été un choix pour celles qui le font. Elles n’ont rien à faire et ont beaucoup de charges. Elles ont été mariées de force avec les amis de leurs pères ou avec des personnes âgées. C’est ce qui a entrainé par la suite des divorces après des années de mariage ».

Le risque est grand d’attraper des maladies, mais les candidates semblent n’en avoir cure. Les femmes qui s’adonnent à cette forme de prostitution sont très discrètes. Par contre, certaines mineures se prostituent en toute liberté. Ceci est une affaire donc banale. Et Mademoiselle Bâ de déclarer que  « cette manière est plus civilisée. Je reçois chez moi de hautes personnalités, des responsables religieux, etc., c’est plus discret. « Ci Ngay Am Soutoura Té So Amoul Dara Nga Diap Ci Yalla. Té Ken Doula Khamal », dit-elle. D’après Yaye Thioune, l’une d’entre elles, faire l’amour du matin au soir n’est pas son but. Elle pratique le plus vieux métier du monde uniquement pour empocher le maximum d’argent. Elle a été laissée à elle-même avec ses enfants par un mari qui l’a abandonnée mais, jusque-là, elle n’a pas expliqué à la presse pourquoi son époux lui a tourné le dos. Elle aussi, a sa chambre comme beaucoup de ses paires pour s’adonner à la prostitution. Elle travaille avec son téléphone dont elle donne le numéro à toute personne désirant la rencontre. Son prix est fixe : 3500 FCfa par partie», confie-t-elle à Rewmi.

Ce phénomène de la prostitution n’a jamais été cautionné par les religions. Il y a un réel risque pour les enfants qui voient cette affaire se propager au niveau des quartiers. Les futures générations risquent d’emboiter le pas à leurs ainées, car pensant que c’est une façon légitime de se faire de l’argent. Avec tous les risques que cela comporte, les autorités sont interpellées pour assainir ce secteur.

Sada Mbodj

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