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PROTOCOLE ENTRE L’ÉTAT DU SÉNÉGAL ET ALLIANCE DÉVELOPPEMENT IMMOBILIER  Nébuleuse autour de 375 ha de terres, à Diamniadio, confiées à une société marocaine

  • Date: 26 mai 2016

La société marocaine « Alliance Développement Immobilier » en la personne de son Dg Alami Lazraf, et le Gouvernement du Sénégal représenté par la ministre de l’Habitat Khoudia Mbaye avait signé un important protocole, le 26 juillet 2013, allouant à la partie marocaine 375 ha à Diamanadio.
Un vaste territoire qui représente une manne financière de beaucoup de milliards que la société peut utiliser, par ailleurs, comme hypothèque dans ses nombreuses tractations de recherche de fonds. Malheureusement, la société marocaine n’aurait pas respecté ses engagements et a vu le contrat qui le liait au Sénégal résilié. Et ce n’est pas la première fois qu’il en est ainsi dans les contrats qui nous lient à cette société basée à Casablanca au Maroc. Car, du temps de Me Abdoulaye Wade, elle officiait à la Cité Keur Gorgui avant d’en être expulsée pour non-respect de ses engagements.
Aujourd’hui, Omar Faye de Leeral Askan Wi qui s’offusque de cette situation, pense que l’État du Sénégal doit apporter toutes les réponses adéquates à savoir donner les causes de l’expulsion « Alliance Développement Immobilier » de Diamnadio mais surtout sur le devenir des terres ainsi allouées à la partie marocaine étant entendu que le Protocole parle de « bail emphytéotique » mais aussi de « titre foncier définitif ».
Il est également stipulé dans le Protocole que « compte tenu de l’importance et de l’envergure du projet, l’État s’engage à accorder à « Alliance Développement Immobilier tous les avantages fiscaux, sociaux, douaniers prévus dans le cadre du financement de grands investissements sous un régime dérogatoire ». De même, « l’État garantira à Alliance la liberté totale de rapatriement des dividendes et plus-values ». Une situation confortable pour les conséquences desquelles nous ne savons pas si l’État est en mesure de récupérer ses terres ou non. Mieux, selon Leeral Askan Wi, « compte tenu de cette situation, Alliance devra non pas être expulsée vu le non-respect du cahier de charge mais surtout traduite en justice par une plainte ».
Il va sans dire que cette société commence à être un habitué des faits. Mieux, ces terres auraient dû être mises à la disposition de sociétés nationales. La préférence nationale a été ainsi battue en brèche au profit de sociétés marocaines qui officient surtout dans la Banque, l’Assurance, les travaux publics, entre autres. Il y a ainsi une « marocanisation » croissante des marchés de l’État visible à travers la construction des logements du Port, de Soumbédioune, du projet de nouveau parc automobile, la Gare routière de Pompier avec Adoua ainsi que la Corniche Ouest pour ne citer que ceux-là.
La réalité est qu’aujourd’hui, les sociétés sénégalaises sont confrontées à des problèmes pour bénéficier de projets de l’État. Bien sûr, comme le dénonce Omar Faye, il semble que la préoccupation de l’État est de faire coûte que coûte des résultats, de présenter un bilan. Du coup, les sociétés étrangères y compris chinoises sont en train de tout rafler parfois selon des procédures hâtées de gré à gré. Et ce qui est inquiétant dans l’Affaire du Pôle urbain de Diamnadio c’est que des promoteurs nationaux avaient même été expulsés du site.
Ces sociétés étrangères pourvoient au financement avec leurs propres banques qui sont souvent d’État et exécutent elles-mêmes les projets ou manquent tout simplement à le faire entrainant le Sénégal dans des arbitrages ou batailles judiciaires interminables avec, à la clef, un manque à gagner qui peut se chiffrer à des milliards. Il est, en effet, important, selon beaucoup de spécialistes de ces questions, que l’État renforce son secteur privé, change la conception qu’il en fait et le considère comme un véritable allié pourvoyeur de devises. Ce que font le Roi du Maroc et le président chinois sans oublier les Français, le président Macky Sall peut et doit le faire en convoyer dans ses voyages son secteur privé pour l’acquisition de marchés et leur accompagnement par les banques.
Malheureusement, ces précipitations et autres largesses faites aux sociétés étrangères ont fait que notre dette extérieure a pris des proportions inquiétantes.

Assane Samb

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