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QUAND NOS HOMMES POLITIQUES N’INSPIRENT PLUS CONFIANCE ! (PAR MAMADOU DIENG)

 La matière politique est très abondante au Sénégal comme l’illustre le traitement qu’en fait la presse au quotidien. Elle est devenue une passion, un «métier» et si on ne voulait pas blasphémer on la comparerait même à une religion, au regard du nombre de ses adeptes de plus en plus grandissant.

Cependant, quelle que soit l’intensité de l’intérêt qu’on lui accorde, sa finalité première est : faire en sorte que la cité soit bien gérée par des hommes (politiques) porteurs de projets de société pertinents, réalistes et réalisables. Mais que constate-ton de la pratique politique au Sénégal durant les différents régimes présidentiels qui se succèdent depuis les années 1980 à nos jours ?

Lors des campagnes électorales qui paralysent les différents secteurs d’activités du pays, les candidats sillonnent tout le territoire, jusqu’aux coins les plus reculés et promettent monts et merveilles : emploi pour les jeunes, abondance agricole, maîtrise de l’eau, équipements, infrastructures de tous genres, baisse du prix des denrées de première nécessité, bonne gouvernance, respect de la séparation des pouvoirs (exécutif, parlementaire et judiciaire) et même réduction du mandat présidentiel.

Malheureusement, une fois élus, «les promesses n’engageront que ceux qui y ont cru» ; l’arrogance, le «wax waxet», le népotisme, le clientélisme, «le parti avant la patrie», les nominations partisanes et fantaisistes, la transhumance politique et la politique politicienne prennent le dessus sur les programmes de campagne qui avaient décliné des visions de développement intégral de la Nation. Pourtant, le Peuple avait cru qu’en changeant les hommes, le système de gouvernance allait connaître une orientation meilleure.

Hélas, souvent avant même la fin du premier mandat, les déceptions s’accumulent, deviennent grandes et amènent une bonne partie des citoyens à être dégoûtée des hommes politiques voire même de la politique qui est assimilée au mensonge, à la roublardise, à la malhonnêteté, à l’hypocrisie, à la félonie, etc.

Les citoyens peuvent-ils continuer à cautionner de telles démarches et avoir confiance aux hommes qui les portent, occupant la scène politique tout le temps et donnant, en permanence, l’impression d’occuper le champ ad vitam aeternam. Pour dire vrai, un petit sondage effectué permet de percevoir que la confiance s’est effritée, la crédibilité perdue au contact du pouvoir par le modèle de gestion, loin des principes de bonne gouvernance développés.

Qu’est-ce qu’il y a lieu de faire face à une telle situation alarmante où l’exaspération s’est emparée du Peuple ? Peut-on encore longtemps continuer avec de telles tares cycliques et fortement enracinées ?

Nous n’aurons pas la prétention, dans une si modeste contribution, de pouvoir apporter les réponses adéquates. La conscience de tous les Sénégalais, épris d’un développement harmonieux de notre très chère Nation dans la paix, la stabilité, l’union des cœurs et des esprits, est interpellée.

Toutefois, ce qui est sûr, c’est qu’il nous faut impérativement changer de cap, procéder à une refondation totale de notre manière de faire la politique et de gouverner pour espérer sortir de la situation de Pays pauvre très endetté (Ppte) dans laquelle nous sommes plongés depuis fort longtemps.

Sénégalaises, Sénégalais, ressaisissons-nous !

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