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Quel message sera porté par le ministre russe Sergueï Lavrov à Bachar el-Assad?

Koweït City. 6 février 2012. Un Koweïtien fait brûler un portrait du président Dmitri Medvedev, affublé d’une moustache hitlérienne, lors d’une manifestation devant l’ambassade de Russie.

La Russie envoie ce 7 février 2012 son ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov à Damas. Il sera reçu par le président syrien Bachar el-Assad. La Russie et la Chine sont fermement opposées à toute résolution de l’ONU contre la Syrie. Après la décision de la fermeture de l’ambassade des États-Unis à Damas hier, la Russie chercherait-elle à affirmer son rôle ? Que peut-on attendre de cette rencontre ?

Avec notre correspondante à Moscou, Anastasia Becchio

Interrogé lundi 6 février 2012, lors d’une conférence de presse, Sergueï Lavrov n’a pas voulu dévoiler le contenu du message que le président Medvedev l’a chargé de porter à Damas.

Beaucoup d’interrogations également sur le sens de la présence dans la délégation russe du chef des services de renseignements extérieurs, Mikhaïl Fradkov. La Russie possède des intérêts stratégiques en Syrie avec notamment une base militaire, la seule dont elle dispose d’ailleurs en Méditerranée.

Jusque-là, la position russe n’a pas varié : elle recommande aux autorités syriennes d’accélérer les réformes, d’entamer un dialogue avec l’opposition et d’organiser rapidement des élections législatives, mais l’exigence principale de la Russie est l’arrêt des violences de toute part. Un message que Sergueï Lavrov va répéter aujourd’hui à Bachar el-Assad.

Selon le quotidien proche du pouvoir Rossiyskaya Gazeta, la question du départ du président syrien a peu de chance d’être à l’ordre du jour. Mais la semaine dernière, Sergueï Lavrov avait affirmé à une chaîne de télévision australienne : « Nous ne sommes pas des amis et des alliés du président Assad. Nous n’avons jamais dit que la crise ne pouvait être résolue que si Assad restait au pouvoir. Je ne crois pas que la politique russe doit consister à encourager une personne à démissionner. Les changements de régime, ça n’est pas notre travail et c’est aux Syriens de décider ».

La tâche qui attend le chef de la diplomatie russe n’est pas facile. Il va falloir prouver par les actes qu’après avoir mis son veto, la Russie est prête à proposer des mesures concrètes pour trouver des solutions politiques au conflit syrien.

RFI

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