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Question orale sur la crise du football: Daouda Faye rate le but

Les questions orales du gouvernement semblent avoir fait une première victime en la personne du ministre des Sports Daouda Faye « Vava ». Auditionné hier, mercredi 8 août 2007, par les députés sur la crise du football sénégalais, le ministre a eu du mal, après deux heures d’explications, à convaincre l’auditoire.

Source: Sudonline
De plus en plus à l’étroit et souvent à court d’arguments autour de la crise du football qui perdure, le ministre des Sports, Daouda Faye « Vava » est presque passé à côté de son objectif pour ne pas dire qu’il a fait « hors sujet ». Face à l’interpellation des députés qui attendaient avec impatience que le ministre leur livre des explications concrètes, Daouda Faye a passé son temps à divaguer, brandissant çà et là quelques résultats ou performances que les sportifs, toutes catégories confondues, ont réalisé en 2006.

Très relaxe, le ministre des Sports a simplement lancé aux députés : « Le problème est solutionné. Aucun club ne descend en division inférieure. Il n’y a pas de forfait général et tous les clubs vont garder leur statut ». Daouda Faye a fait savoir aux élus du peuple que « la solution acceptée par la Fédération est semble rencontrer l’assentiment des clubs. Mais dans tous les cas nous repartirons sur de nouvelles bases ». Il en a conclu simplement que « ce contentieux aura pour mérite de nous permettre de réfléchir d’avantage sur la manière de gérer notre football local. On ne peut pas faire mieux que de confier cette gestion à ceux qui participent à ce championnat national aussi bien au niveau professionnel qu’au niveau amateur ».

Point ! Il clôt ainsi, et tourne la page en se focalisant sur autre chose. De l’avis de Daouda Faye, « il faut que tout le monde soit d’attaque et qu’on s’unisse autour de notre équipe nationale pour son prochain match contre le Burkina et ensuite aller vers les championnats professionnels et amateurs pour nous permettre de faire une gestion concertée et responsable ». Sur cette lancée, il a tenu à préciser que la ligue professionnelle sera gérée uniquement par les clubs qui y participent. « Il y’aura une ligue 1 et une ligue 2 ; et l’ensemble des clubs qui y prendront part, doivent mettre en place une Assemblée générale, un comité directeur, un bureau et des organes pour gérer ce championnat professionnel. De la même manière, il y’aura la ligue amateur pour gérer le championnat amateur ».

Tout ceci, poursuit le ministre, sur délégation de pouvoir de la Fédération qui sera assortie d’une convention devant permettre à cette dernière de suivre le travail. « Elle aura pour rôle de gérer la Coupe du Sénégal, la gestion de la formation, les équipes nationales », annonce M. Faye. En dehors de ces mesures, le ministre soutient qu’après “le travail mené dans cadre du Comité ad hoc avec la Fifa, il nous appartient maintenant de voir quelles sont les réformes structurelles envisageables pour répondre aux besoins et vœux des clubs ».

“Le ministre des Sports n’a aucune ambition pour le football“

Cette tentative de réponses n’a pas été du goût de nombre de députés notamment les deux qui ont introduit la question orale. Il s’agit de Abdou Sané et de Mamour Cissé de la Coalition Sopi. Interpellé au terme de l’audition du ministre des Sports, le député Abdou Sané, pense que « toute personne soucieuse du progrès social et sportif ne peut pas être satisfaite des réponses que le ministre vient de donner et qui montrent que ses ambitions sont limitées ».

Pour lui, « le ministre des Sports vient de montrer qu’il n’a aucune ambition pour le football et qu’il a baissé les bras ». Et le député Mamour Cissé de lui emboîter le pas. « On n’est pas satisfait du ministre parce qu’il n’a pas apporté des éléments de réponse à nos questions ». Selon lui, « Ce conflit semble être un détail pour le ministre dans la mesure où occulter l’existence du Ccpc est une catastrophe ». Puis, il lance : « qu’on le veuille ou non, ce cadre englobe des clubs qui ont eu à faire des preuves. Au lieu de négliger cette question, je pense qu’il est préférable de poser le problème ».

M. Cissé d’ajouter que « le problème est de constater qu’il n’y a que le chantage qui paye ». Avant de se désoler : « le constat est que l’État veut se désengager du football alors qu’on a besoin d’avoir des repères et des marques ». Pour M. Cissé, « Qu’on finance l’équipe nationale est une chose. Les solutions sont reportées à 2008 au moment où l’État va se désengager. Or le ministre nous apprend que désormais ce sont les clubs qui devraient mieux s’organiser ». Sur les réformes annoncées par le ministre, le député Cissé pense qu’il y’a des préalables à régler. Il s’est posé la question de savoir « quel va être le statut juridique de ces clubs là quand on sait que le facteur déterminant c’est le manque de moyens, l’absence d’infrastructures sportives. Qu’on veuille le jeter comme çà dans la piscine pour dire qu’il faut aller vers une ligue nationale professionnelle, je pense que c’est occulté les préalables à poser ».


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