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Questions de l’éducation dans le discours du Président- Les enseignants accordent une faible note à Macky

  • Date: 2 janvier 2016

Dans son discours de fin d’année avant-hier, le président de la République a affirmé que l’Education est une priorité pour lui. Mais les syndicats d’enseignants n’en sont pas convaincus. Ils déplorent le fait que Macky Sall ait réduit les accords à la validation et qu’il soit resté mué sur le respect des engagements.

« Le Président nous a laissé sur notre faim ». « Il a été en deçà de nos attentes ». Le moins que l’on puisse dire est que les syndicats sont tous sauf satisfaits de ce qui a été réservé à l’Education dans le discours à la nation du chef de l’État à l’occasion de son message de fin d’année.

D’abord sur la forme, Oumar Waly Zoumarou, membre du Grand cadre dirigé par Mamadou Lamine Dianté, constate que pour un discours de 30 mn, le président de la République n’a évoqué les questions liées à l’éducation que pendant 2 mn. Ce qui traduit à son avis, un manque de vision et une volonté de reléguer ce secteur au second plan. Sur le fond, les représentants des enseignants se désolent du mutisme du chef de l’État sur certains points importants, notamment les engagements pris vis-à-vis des syndicats. Dans son discours, Macky Sall s’est félicité de la validation aux 2/3 des années de contractualisation, seul point des accords évoqué. Ce qui préoccupent et révoltent la partie syndicale.

« Le chef de l’État a semblé réduire toute la problématique des accords autour d’un seul point, à savoir la validation », s’inquiète Abdou Faty, le coordonnateur de l’autre partie du Grand cadre. « Ce qui nous lie au Président, ajoute-t-il, ce sont les directives qu’il a donné le 10 octobre, c’est-àdire la sortie des actes administratifs et leur alignement aux finances, le rappel de la dette de l’État vis-à-vis des enseignants pour leur mise en solde, leur reclassement et leur avancement ».

Même appréciation du côté de Ndongo Sarr du Cusems. D’après lui, le Président a été très évasif sur la question de l’éducation. « Depuis deux ans, on revient sur cette question de validation. Si on l’avait réglé, on ne se serait pas là encore à l’évoquer. En plus, elle (validation) n’était qu’un point parmi tant d’autres. Les carrières, le système de rémunération qui est le plus important, rien n’est respecté. Même les indemnités de correction du Bac qui devaient être payées au mois de novembre n’ont jusqu’ici pas été payées ».

Lors de son allocution, Macky Sall a affirmé que l’Education reste une priorité pour lui et qu’aucun investissement ne sera de trop. Awa Wade, secrétaire général de l’Uden veut bien le croire, mais elle aimerait que les enseignants soient rassurés sur la mise en œuvre et les manquements notés sur le respect des accords. « Il faut faire la différence ente le discours et les questions de mise en œuvre. Nous n’avons pas la certitude que le gouvernement va se rattraper par rapport au nom respect des accords », souligne-t-elle. Elle préfère donc attendre le 8 janvier pour voir si certains points comme le remboursement des surimpositions sur les reclassés de 2006 prévu en fin décembre a eu lieu ou pas.

« La validation ne concerne que le 1/5 des enseignants » 

Mais son collègue Abdou Faty a déjà la réponse. Il affirme qu’avant-hier, lui et ses camarades ont fait le pied de grue au Trésor, pour constater de visu que le paiement n’est pas encore effectif. Le président s’étant limité à la validation, M. Zoumarou, de lui rappeler que les enseignants sont au nombre de 90 000. Or poursuit-il, la validation ne concerne que le 1/5.

« Qu’est-ce qu’il propose aux 70 000 autres qui attendent la mise en solde et les arriérés », lui demande-t-il. Ndongo Sarr constate par ailleurs qu’au moment où les préoccupations des enseignants ne sont pas prises en compte, le chef de l’État crée ou annonce de nouvelles institutions. Ce qui lui fait dire qu’il existe deux catégories de citoyens. Des citoyens politiques à qui on ne refuse rien. Et les autres pour qui rien n’est possible.

Pour toutes ces raisons, les syndicalistes trouvent que le Président ne rassure pas et que son discours n’est pas du genre à aller vers l’apaisement comme il déclare le vouloir. Abdou Faty réaffirme la disponibilité des enseignants pour une année apaisée. Mais faudrait-il que le gouvernement y mette les moyens, précise-t-il. Car pour lui, la paix sociale a un prix. En attendant, M. Faty préfère attirer l’attention de l’opinion. « L’État nous jette en pâture et l’opinion nous attaque. Nous espérons que ce n’est pas trop tard pour le respect de la parole donnée. Sinon, nous allons voir les leaders d’opinion », prévient-il.

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