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Qui aura le dernier mot ?

 C’est ce matin à Dakar, que débute le procès de l’ex-président tchadien Hissène Habré. Une occasion pour les Chambres africaines extraordinaires (CAE) de prouver que l’Afrique est capable de juger ses propres enfants.

Hissène Habré, 72 ans, en détention depuis deux ans au Sénégal où il a trouvé refuge en 1992, après avoir été renversé par l’actuel président Idriss Deby Itno, est poursuivi pour « crimes contre l’humanité, crimes de guerre et crimes de torture ». Il sera donc par ce jugé par ce tribunal spécial créé par l’Union africaine et composé de magistrats sénégalais et africains, pour servir d’exemple dans un continent où les griefs deviennent de plus en plus importants contre la Cour pénale internationale, accusée de ne poursuivre que des dirigeants africains. Cependant, pour les détracteurs des Chambres africaines spéciales qui ne voient dans ces instances que l émanation d’une grande coalition médiatique et politique financée par les pays occidentaux et Idriss Déby, l’actuel Présiden du Tchad, le procès ne risquera pas d’en être un. Dès le départ, les cartes auraient été biseautées, et les dés, pipés. Ainsi, mettront-ils tout sur le compte du Procureur Mbacké Fall qui ne serait qu’une marionnette entre les mains de puissanst lobbies qui ont l’actuel Président Déby à leur tête. Pour les avocats de l’ancien Président Habré, l’actuel gouvernement tchadien est derrière tout ce qui se trame, même quand cela concerne les victimes et de leurs défenseurs, dont la première plaintene date que 2000, alors que les fait reprochés à Habré remontent à près de 20 ans en arrière.

Cheikh Ba

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