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DES RAISONS D’Y CROIRE !

Par Abdoulaye Thiam

Le trophée ! Augustin Senghor a lâché le mot. «Je vous promets le trophée si nous atteignons la finale»

Mieux, le président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), accepte avec humilité le statut de favori que beaucoup d’observateurs attribuent aux «Lions». Un statut qui est loin d’être usurpé. C’est un travail de longue haleine qui a abouti à un tel résultat plus qu’enviable. Aujourd’hui, le Sénégal compte dans ses rangs, l’un des plus grands joueurs d’Afrique.

Sadio Mané est également, sans exagération aucune, dans le Top Five des meilleurs joueurs de la planète. Point de chauvinisme ! Ce ne sont que des faits. Rien que des faits. Quid de Kalidou Koulibaly ? Nous vous renvoyons aux propos de Diégo Maradona sur le colosse sénégalais. Mais aussi de l’artiste italien Franco Baresi. Que de dire également d’Idrissa Gana Guèye, Mbaye Niang, l’insouciant Krépin Diatta, Youssouf Sabaly, Salif Sané etc. Mais au-delà de ces individualités qui ont davantage fait connaître le football sénégalais à travers le monde, la sélection nationale est en passe de devenir une équipe.

Du 5 mars 2015, date à laquelle, Aliou Cissé a été propulsé à la tête de l’équipe nationale, beaucoup de choses ont été faites. Positivement. La tanière a été assainie et il y a de plus en plus de générosité dans les efforts. La concurrence reste saine. Le banc soutient les titulaires, tout en se donnant à fond lors des séances d’entraînement, comme ç’était le cas hier où chaque joueur a essayé de démontrer à Aliou Cissé, qu’il mérite bien sa place. Au niveau fédéral, les choses semblent être maitrisées notamment la logistique et l’organisation. Quant à l’Etat, il ne lésine plus sur les moyens pour mettre la sélection nationale A dans d’excellentes conditions de performance. Il ne reste qu’à retenir les leçons du passé. Parmi celles-ci, aucun match ne se gagne à l’avance. Mieux de fait de disposer de la meilleure sélection sur le papier, ne fait du Sénégal, de facto, le futur vainqueur de la Coupe d’Afrique des nations.

La France de 2002 arrivée au Mondial asiatique avec trois meilleurs buteurs des championnats d’Italie (Trézéguet), d’Angleterre (Henry) et de France (Djibril Cissé) mais aussi avec le meilleur joueur du monde à l’époque, Zinédine Zidane, a été renvoyée au bercail dès le premier tour. Pis, sans avoir inscrit le moindre but. Alors que le monde salivait à assister à une finale Argentine de Gabriele Batistuta et la France de Zizou, le Brésil et l’Allemagne en avaient décidé autrement.

Contentons de ce seul exemple. D’ailleurs, notre sélection s’est souvent vue coller l’étiquette d’hyper favori, notamment en 1965, 1968, 1986, 1990, 2002, 2004, 2006, 2012, 2015 et 2017. Et pourtant, nous restons sur une finale perdue en 2002 à Bamako au Mali. La vitrine de la FSF n’est ornée par aucun trophée. Mais, comme les autrefois et sans insulter l’avenir, nous avons cette année-ci encore, de bonnes raisons d’y croire. Pourvu que cette année soit enfin la bonne. Que les Lions rugissent pour obtenir une belle Teranga EN d’un peuple reconnaissant et patient

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