Accueil / ACTUALITES / Rama Yade : «J’ai passé toute mon enfance à me demander quand je vais rentrer au Sénégal»

Rama Yade : «J’ai passé toute mon enfance à me demander quand je vais rentrer au Sénégal»

La secrétaire d’Etat française aux Droits de l’Homme ne se considère pas comme un émigré qui a élu domicile dans le pays d’accueil. Pour Rama Yade, si elle s’est retrouvée en France, c’est parce que ses parents l’ont voulu. Cependant, elle n’écarte pas l’idée de revenir travailler au Sénégal, même si, pour le moment, ce dont elle a envie, c’est de terminer ce qu’elle a commencé.

Source : Walfadjri
Wal Fadjri : Les chefs d’Etat sénégalais et français ont beaucoup insisté sur le retour à leur pays d’origine des émigrés, notamment les étudiants après leur formation. Vous êtes l’exemple typique de l’émigré qui, après sa formation, a décidé de rester en France. Qu’en pensez-vous ?

Rama Yade : Mais moi, je n’ai pas émigré. Ce sont mes parents qui m’ont emmené en France, ils ne m’ont pas demandé mon avis (Rires). Et j’ai passé toute mon enfance à me demander quand est-ce que je vais rentrer. (Elle insiste) Moi, on m’a emmené en France.

Wal Fadjri : Et vous servez la France plutôt que le Sénégal. Vous sentez-vous plus Française que Sénégalaise ou vice-versa ?

Rama Yade : Je me sens moi-même et puis c’est tout. Je suis fidèle à moi-même. Je vais là où le vent m’emporte. Le reste, ce ne sont que des mots.

Wal Fadjri : Pensez-vous un jour pouvoir servir le Sénégal ?

Rama Yade : Si le président Wade m’appelle parmi les jeunes talents qui l’entourent, pourquoi pas.

Wal Fadjri : Vous accepteriez d’être ‘débauchée’ par le président Wade alors ?

Rama Yade : Mais, pour l’instant, je suis engagée dans une voie et je veux aller jusqu’au bout. Histoire de terminer ce que j’ai commencé. Et puis, je n’ai que trente ans, on a le temps de voir.

Wal Fadjri : Qu’est-ce que cela vous fait de fouler à nouveau le sol du Sénégal ?

Rama Yade : Ça me fait plaisir. Ça me touche beaucoup. C’est très émouvant. J’ai revu Sandaga, là où ma mère m’achetait de petites choses. C’est formidable !


À voir aussi

Assane Diop: «Faut jamais demander l’impossible en négociation »

Président du Conseil départemental de Koungheul, ancien Ministre de la Santé, du Travail et de …

Série de meurtres et d’agression : La recette d’Abdoulaye Baldé

En visite à Diourbel, ce samedi, le maire de Ziguinchor et ancien ministre des Forces …