RAMADAN- Les Lougatois prennent d’assaut les grandes surfaces  

Le mois du Ramadan est aussi l’occasion que les Sénégalais ne ratent jamais pour faire de grosses dépenses lors de la rupture du jeûne. Les marchés et les grandes surfaces des quatre coins du pays à l’image de la ville de Louga grouillent de clients, tout l’après-midi, à la recherche de bonnes denrées alimentaires que les commerçants et autres gérants de supermarchés assurent en avoir suffisamment stockées pour tout le mois.

Le mois du Ramadan est paradoxalement celui où les Musulmans consomment le plus au Sénégal. D’ailleurs, les dépenses alimentaires connaissent des hausses conséquentes dans toutes les familles musulmanes pendant cette période. Pendant le Ramadan, les prix des denrées alimentaires flambent de tous bords. Depuis quelques années, le jeûne coïncide avec le début de l’été. De dures journées qui incitent certains chefs de famille à effectuer de folles dépenses pour se rafraîchir le soir à la rupture du jeûne.

Rencontrée à la sortie d’un supermarché, sis au centre-ville, un panier bien rempli de produits alimentaires à la main, cette dame, au teint clair, la trentaine bien sonnée, tente d’expliquer ce rush des clients vers ces lieux de vente. « Le mois du Ramadan est un mois particulier. La plage horaire du jeûne est de 14 à 15 heures, par jour, et l’organisme est mis à rude épreuve. Donc, il faut manger des aliments de bonne qualité pour remplacer les calories perdues dans la journée. Ensuite, les prix des denrées sont abordables par rapport à ceux appliqués dans les marchés de la ville », déclare Amina Fall.

« La tradition veut que la famille se rassemble, le soir, pour un très bon repas de rupture du jeûne. Les dépenses vont doubler, inévitablement. Car, si avant le mois béni, on dépense 3000 F Cfa, maintenant, on déboursera 5000 F Cfa ou plus, quotidiennement. C’est cher pour les chefs de famille, mais les récompenses divines valent le coût », soutient Malick Seck.

Cependant, si le partage et la convivialité sont des valeurs importantes chez les musulmans, en cette période, les excès de consommation restent une équation pour les autorités sanitaires. D’ailleurs, elles ne cessent de lancer des messages aux populations pour qu’elles y aillent avec modération à l’heure du « Ndogou ».

Sidy Thiam (Correspondant à Louga)

Voir aussi

TRANSPORT- Le CDDC récuse le TER et milite pour la voie de contournement de la Gambie

Le projet du Train expresse régional (TER) du gouvernement, qui va coûter plus de 500 …