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Rapport accablant de la Cour des Comptes : l’incroyable gabegie au Pnt, à l’Artp, au Sirn et à la Css…

  • Date: 1 juillet 2015

 Dans son rapport public 2013, la Cour des Comptes a montré à nouveau du doigt des exemples de mauvaise utilisation de la dépense publique. Le Programme national de lutte contre la tuberculose (Pnt) drivé par Marie Sarr Diouf, la Caisse de sécurité sociale (Css), la Sirn dirigée par le néo-apériste Samba Ndiaye et l’Artp ont été pris en flagrant délit de gabegie publique.

C’est un document savoureux, attendu chaque année avec impatience. Chargée de veiller à la bonne utilisation des fonds publics, la Cour des Comptes a présenté, hier, au président Sall son rapport public comptant pour l’exercice 2013, dans lequel il décortique l’efficacité d’un certain nombre de politiques publiques. Gestion du patrimoine peu rigoureuse, des frais de déplacements astronomiques, des pensions injustifiées…, les Sages dénoncent de «nombreuses carences et irrégularités, des dérapages ou décisions absurdes» au sein des agences et sociétés nationales. «Dans toutes les structures contrôlées, il y a des manquements. J’ai cité le Programme national de lutte contre la tuberculose (Pnt), la société nationale de réparation navale (Sirn), la Caisse de sécurité sociale (Css), l’Autorité de régulation des télécommunications et postes (Artp) et les rapports sur les lois de règlements et déclarations y afférentes pour 2011 et 2012», a déclaré le président de la Cour des Comptes, Mamadou Hady Sarr. Dans ces entreprises suscitées, le magistrat a décelé l’octroi aux présidents de conseil d’administration d’avantages faramineux non prévus par les dispositions règlementaires en la matière, «des cas de violation de marchés publics, des abus dans les appuis institutionnels et l’exécution de dépenses en aucun lien avec les missions de l’entité dans les entreprises publics, les retards dans l’approbation des budgets et des états financiers  des entreprises publiques». Par ailleurs, la Cour des comptes a-t-il repéré «la présence dans le fichier des boursiers universitaires des personnes non répertoriées dans les fichiers des étudiants inscrits, le cumul de diverses allocations d’étude par certains étudiants».

Les caisses de l’État sous surveillance rapprochée.

Peut-être que rien ne va plus échapper aux corps de contrôle de l’Etat. Pour reprendre la main, le gouvernement doit agir vite. Le président de la République, Macky Sall, recevant, mardi, le rapport de la Cour des comptes, a réaffirmé son engagement à corriger toute imperfection ou pratique contraire au droit et à l’efficacité de l’action publique. Macky Sall est d’avis que ce contrôle traditionnel de la conformité doit être poursuivi de façon diligente, pour en tirer toutes les conséquences qui s’imposent. Pour cause, dit-il, l’objectif d’émergence recherché par le Sénégal, exige la mise en œuvre de politiques rationnelles et efficientes dans l’usage qui est fait des deniers publics. Surtout que, précise-t-il, nos ressources sont limitées et nos besoins à la fois nombreux et urgents. Le chef de l’Etat demeure convaincu que le succès des politiques publiques, déclinées dans le Pse, est largement tributaire du respect des règles de la bonne gouvernance. Ainsi, le locataire du Palais a-t-il exhorté la Cour des comptes à garder la même dynamique, s’agissant du jugement des comptes de gestion des comptables publics.

Mouhamadou BA

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