Accueil / ECONOMIE / RAPPORT – Commission nationale pour le développement durable : L’énergie préoccupation majeure

RAPPORT – Commission nationale pour le développement durable : L’énergie préoccupation majeure

La Commission nationale pour le développement durable prépare le rapport que le Sénégal va présenter à la prochaine Commission des Nations unies sur le développement durable, à New York. Comme on pouvait s’y attendre, l’énergie et la pollution sont les deux nœuds de la question.

Les questions de l’énergie et des émissions de gaz à effet de serre seront au centre de la rencontre de New York, lors de la 15e commission des Nations unies sur le développement durable, qui doit se tenir du 30 avril au 11 mai prochains. Le directeur de l’énergie, Aboubacry Lom, qui a fait cette révélation, a indiqué que cette rencontre de New York, «a pour principal objectif, de conduire les stratégies de développement dans une dimension de production et d’investissement propres». Dans son entendement, il s’agit pour les gouvernements «d’assurer un investissement aussi bien dans l’industrie que dans l’énergie sans émission de gaz carbonique, parce que l’effet des gaz a eu comme conséquence le réchauffement de la terre».

M. Lom s’est exprimé en marge de l’atelier sur le développement durable, tenu la semaine dernière à Dakar. Se voulant très explicite dans le domaine de l’énergie, qui est pour lui, un vecteur important dans le développement durable, il a considéré qu’«il faut mettre au point et instituer des mécanismes d’amélioration de l’accès à l’énergie dans les zones rurales et urbaines à l’aide de plans d’alimentation en énergie.». Des plans, qui doivent favoriser le développement d’activités productives et créatrices de revenus, avec pour but de réduire la pauvreté. Cela, afin de «favoriser la création locale d’entreprises, d’accroître les capacités en matière de consommation d’énergie et de développer l’emploi des sources d’énergie locales». Toujours dans ce domaine, il faudra doter les institutions s’occupant de biométrie, des moyens accrus «pour établir des statistiques de la biomasse et une planification, à l’appui des politiques, visant à instaurer dans le domaine de la bioénergie, des services et des ressources adaptées et abordables», dans le but premier de réduire la pauvreté et d’assurer la sécurité énergétique des pays.

Au Sénégal, on continue de puiser une partie importante de l’énergie des produits forestiers et ceci est «identifié comme des facteurs nuisibles à l’environnement et pose le problème de la faisabilité des énergies renouvelables comme le solaire, l’éolienne, les biocarburants», explique encore M. Lom.

De ce fait, le développement industriel tiendra une place non négligeable dans le rapport que le Sénégal va présenter aux assises de New York. Dans ce domaine, la capacité de création des micros et petites entreprises compétitives et dynamiques est longuement évoquée par M. Lom. Cette initiative «permettra aux femmes d’avoir plus de moyens pour créer des micro-entreprises et des petites et moyennes entreprises (Pme)».

Bien entendu, les questions du changement climatique ne manqueront pas de soulever un intérêt important, puisqu’il faut «accroître la capacité des pays à réaliser des études d’impact du changement climatique et établir des programmes nationaux pour l’adaptation de l’action », souligne M. Lom.

Pour ce qui est de la pollution atmosphérique, il faut créer des «réseaux régionaux de scientifiques et d’institutions chargés d’étudier la pollution atmosphérique dans les pays en développement ».


À voir aussi

Rufisque offshore : Total cède 30% à Petronas

La Malaisie met les pieds dans le pétrole sénégalais. Selon Les Echos, Total a cédé …

Mboumba: Le Puma injecte 30 millions pour réhabiliter la canalisation

30 millions de nos francs, c’est le montant que le Puma a injecté pour la …