telechargement

RAPPORT DE L’ONG SUISSE Le carburant pollué par une ‘’machination’’

Le rapport de l’ONG Public Eye, sur le prétendu carburant vendu dans certains pays africains dont le nôtre, continue à susciter des réactions au sein de notre pays.

Des sources généralement bien informées nous indiquent toutefois qu’il y a anguille sous roche dans cette affaire. Il semblerait qu’il s’agisse d’une stratégie savamment mise en œuvre par certains pays occidentaux pour favoriser le Monopole total d’une firme, notamment d’origine française, qui contrôle déjà 80% de la question du carburant au Sénégal.

Notre interlocuteur reste convaincu que l’on cherche à vendre toutes les raffineries de l’Afrique de l’Ouest. Ainsi, la Sar serait dans le collimateur. Une entreprise de tentative de vente qui avait débuté du temps d’Abdoul Mbaye en tant que Premier ministre. Le démantèlement de cette raffinerie aurait pour objectif de la transformer en dépôt pétrolier. Ce combat ayant déjà été mené par des sociétés françaises. Et nombre de Sénégalais s’y étaient déjà opposés.

Ainsi, le rapport de l’ONG Suisse aurait pour objectif de renforcer, de consolider et d’élargir l’influence de cette société. A en croire nos interlocuteurs, c’est la principale raison qui explique ce qu’ils qualifient « d’entreprise de diabolisation ». Car, cette société commençait à perdre de l’influence en Afrique de l’Ouest au profit de certains opérateurs nationaux.

Et nos sources de nous indiquer que si l’on suit la logique de ce rapport, le carburant devra augmenter au Sénégal. Ce qui ne manquera pas de créer des troubles sociaux comme la grève probable des transporteurs.

C’est pourquoi, certains ne sont pas loin de soupçonner de la manipulation et de la machination afin que les rares Sénégalais qui agissent dans le Pétrole, comme Baba Diaw, soient neutralisés.
Or, il est évident que la sécurisation de nos hommes d’affaires doit être le talon d’Achille de la politique économique de l’Etat.

La concurrence est rude au niveau international et la préférence nationale ne saurait être un vain mot si nous voulons atteindre l’émergence.

Ce qui est sûr, c’est qu’une enquête sérieuse doit être diligentée, comme le demande Alioune Tine de Amnesty International, pour avoir une idée nette de la véracité des informations graves ainsi véhiculées. La publication d’un tel rapport met devant ses responsabilités les autorités africaines qui doivent veiller à la qualité des produits consommés par les populations.
C’est vrai que la guerre du pétrole ou de l’énergie en général fait rage, mais l’Afrique a son mot à dire. Elle ne saurait se laisser faire. Elle doit protéger son économie en protégeant ses hommes d’affaires.

Mieux, il faut tout faire pour conserver des raffineries comme la Sar qui concourent à assurer au Sénégal, une certaine indépendance énergétique.
La Sar reste une fierté nationale. Et l’idée de sa mise en place a été géniale dans ce contexte d’importation tous azimuts de produits de toutes sortes de l’occident aux pays africains.

Certes, nous ne minimisons par les révélations de l’Ong, mais nous pensons que cela oblige nous autorités à éclairer nos lanternes du moment où certains voies, et non des moindres, dénoncent une « machination » pour mettre ko un ou des hommes d’affaires qui osent investir dans ce secteur aussi stratégique.

Qui plus est, les implications d’une telle situation sont non seulement économiques, mais aussi sanitaires.

Assane Samb

Voir aussi

djibo-ka-senego

CNDT- Djibo dévoile les contours de sa mission

Le président de la Commission nationale du dialogue des territoires (CNDT), a dévoilé le contenu …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Open