Confidences

Rapports privilégiés entre Maodo et le jeûne : Seydi El Hadji Malick Sy, le ramadan et la lecture du Coran

  • Date: 1 juillet 2015

Dans la cour de sa maison, Serigne Abdoul Aziz Sy, entouré de ses disciples, est revenu hier sur les éminents  rapports que son illustre grand-père, Seydi El Hadji Malick Sy, entretenait avec le mois béni de Ramadan. Selon Al Amine, l’existence de Maodo se résumait par la lecture du Saint Coran et les causeries religieuses. Le marabout en a même profité pour appeler les talibés à perpétuer l’œuvre  du saint homme.

«En cette période de Ramadan, la tradition dans cette maison, c’est l’apprentissage du Coran et les causeries religieuses. Seydi El Hadji Malick a commencé l’enseignement coranique à Ndiarndé et c’est là-bas également qu’il observait le ramadan. Il y a vécu pendant 7 ans. Maodo a cherché une terre où il pourrait installer son école coranique. Une terre éloignée des administrateurs coloniaux. Ndiardé était très enclavé et presque inaccessible. C’était pour ne pas être dérangé dans la voie qu’il s’était tracée et qui n’était rien d’autre que celle de l’adoration de son Seigneur. Pourtant, malgré tout ce qu’il avait investi à Ndiarndé, il a été obligé d’abandonner ce village. Il a cherché un endroit où il pourrait s’installer dans la région de Saint-Louis. A cette époque, les notables de Tivaouane étaient à la recherche de quelqu’un pour leur enseigner le Saint Coran. Un de ses amis, Mama Ahmad, un ami des commerçants de la ville, qui était de passage à Tivouane, a dit aux notables d’aller chercher El Hadji Malick, qui était alors à Ndiarndé. Il leur a vanté son érudition. Les notables de Tivaouane sont allés chercher Maodo à Saint-Louis.

A son arrivée, El Hadji Malick a vu que Tivaouane était un lieu adéquat pour adorer Dieu. La ville n’était pas trop éloignée des centres d’habitation des colons. Maodo disait toujours qu’il n’est pas bon d’être trop près des Blancs, puisqu’ils vous brûlent et ce n’est pas bon non plus d’être trop éloigné d’eux, parce que vous risquez d’attraper le froid. Il faut être dans le juste milieu. Et Tivaouane remplissait ces deux conditions. Il a installé son «Daara» à Tivaouane. En tout temps et en tout lieu, en période de Ramadan, Maodo n’était motivé que par l’enseignement coranique. Il ne faisait que ça. Toute sa vie, durant le mois béni, était axée sur la parole de Dieu. Et il demandait à tous ses talibés d’observer le jeûne, qui est une recommandation d’Allah. Quand il a disparu, ses successeurs ont perpétué ses enseignements. Des «daaras» ont été ouverts à Saint-Louis, à Tivouane et à Dakar et partout s’élevait la parole de Maodo pour enseigner le Saint Coran. Quand Serigne Cheikh et Serigne Mansour avaient l’âge d’apprendre le Coran, c’est Serigne Babacar lui-même qui s’en est occupé. Et pourtant, il y avait des Oulémas dans la ville, notamment Serigne Saïbatou Fall, Serigne Alioune Guèye, El Hadji Moctar Sall, Baye Birane Sarr, Baye Eumeu Niang Faty. Ces érudits sont tous sortis de l’école de El Hadji Malick Sy. Serigne Babacar Sy tenait à perpétuer l’œuvre de Maodo : l’enseignement du Coran. Il a formé Serigne Cheikh Tidiane, Serigne Mansour et Serigne Saliou Sarr. Quand il leur apprenait le Coran, on n’avait l’impression qu’il allait en guerre, parce que sa passion était débordante. Quand personnellement, j’ai fini d’apprendre le Coran, mon marabout m’a ramené à la maison pour que Serigne Babacar teste mes connaissances. Quand il m’a écouté pendant plusieurs semaines, il a demandé à mon précepteur d’approfondir mon encadrement. Je ne voulais plus repartir dans les daaras, mais je suis reparti tout de même. Je suis finalement tombé malade et Serigne Babacar m’a rappelé à la maison. Il a demandé à Serigne Cheikh de me renforcer en théologie. Finalement, Serigne Cheikh n’avait plus le temps de s’occuper de moi. Je suis allé voir Serigne Babacar pour lui dire qu’on n’apprenait plus rien, parce que Serigne Cheikh n’avait plus beaucoup de temps. Il faisait la navette entre Dakar et Tivaouane. Quand Serigne Cheikh est revenu, Serigne Babacar lui a fait des remontrances. Il s’est fâché contre moi. Je lui ai alors dit que je tenais simplement à approfondir mes connaissances. Il a alors repris son encadrement. Quelques temps après, il a recommencé à déserter. J’en ai reparlé à Serigne Babacar. Il m’a dit : «Serigne Cheikh fuit cette école coranique. Mais cela, il ne l’a pas hérité de moi, mais de son grand-père, El Hadji Malick». Il m’a alors mis en rapport avec Serigne Alioune Guèye, qui m’a appris beaucoup de choses. Un jour, alors que nous étions en plein cours, il a pris la «satala» (bouilloire) pour faire ses ablutions. Après cela, il s’est mis au milieu du groupe pour faire 2 «rakas». Il nous a dit que El Hadji Malick Sy le faisait souvent dans son «daara» lorsqu’il était leur maître. Il ne fait que perpétuer un acte qu’il voyait faire El Hadji Malick. Malheureusement, des érudits comme Serigne Alioune Guèye, on n’en voit plus. Même si vous ne pouvez pas être comme ces hommes de Dieu, essayez de les imiter. J’exhorte tous les talibés à suivre les pas de ces hommes de Dieu. El Hadji Malick a toujours été en quête de connaissances spirituelles. Ce qui est mauvais, c’est d’être un ignorant. Il faut s’intéresser à la religion. Ce que vous faites, en cette période de Ramadan, c’est ce que El Hadji Malick Sy faisait : lire le Coran et faire des causeries sur l’Islam. J’exhorte tout le monde à se donner la main, à cultiver la paix, à être humble. Cette terre n’est pas éternelle. Nous y sommes seulement de passage. J’ai remarqué que les talibés font beaucoup d’efforts pour perpétuer l’œuvre de El Hadji Malick, par la lecture du Coran et l’enseignement islamique. C’est cela l’enseignement de Seydi El hadji Malick.»

L’Observateur

Numéros Utiles

Indicatif Sénégal (de l’étranger) :

221

Renseignements :

12 12

Horloge parlante :

15

Aéroport :

33 869 50 50 / 33 628 10 10

Sénélec (dépannage) :

33 867 31 00

Sénélec (délestage BCC) :

33 839 94 35

SDE (dépannage) :

800 11 11

Sonatel (dérangement) :

13

Hotline Orange :

41 41

Commissariat Central :

33 823 25 29 / 33 823 71 49

Gendarmerie num vert :

800 20 20

SOS MEDECINS :

33 889 15 15

SUMA ASSITANCE :

33 824 24 18 / 33 824 60 30

POMPIERS :

33 823 03 50

Centre anti poison :

818 00 15 15