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RAPPROCHEMENT ENTRE WADE ET MACKY Ce qui obsède le président Sall

On l’annonçait, depuis quelque temps, la libération de Karim Wade pourrait intervenir dans les prochains jours suite à celle de ses codétenus dans le cadre de la traque des biens mal acquis.

Mieux, depuis quelques jours, des velléités de rapprochement Wade/Macky ont été notées par tous. La guéguerre entre les deux camps semble avoir été oubliée au profit d’une nouvelle dynamique, celle de la réconciliation…et des stratégies politiques pour préparer les prochaines échéances électorales.

En effet, ce qui préoccupe le président Sall, c’est moins l’affaire Karim que les prochaines échéances électorales où, pour rien au monde, il ne souhaiterait vivre une situation de cohabitation ou de prise en otage pas ses alliés actuels de Benno Bokk Yakaar (BBY).

Car, faudrait-il le rappeler, l’Alliance pour la République (Apr), parti du président Sall, n’est pas, aujourd’hui, majoritaire à l’Assemblée nationale. Elle est mathématiquement en minorité et si l’on fait soustraction des voix de ces alliés. Cette situation a longtemps mis le président Sall dans une situation inconfortable de devoir composer avec ses alliés, mieux de chercher à satisfaire leurs desiderata même si, par ailleurs, eux aussi ont pâti de la collaboration.

Donc, le président Sall sait que s’il arrive, aujourd’hui, à « domestiquer » le Parti démocratique sénégalais (Pds), il aura réussi à mettre en minorité ses adversaires irréductibles de Rewmi et autres Bokk Guis Guis. Il veut gagner les législatives avant la lettre. Pour ce faire, il est entré dans une dynamique de collaboration stratégique avec le Pds. Et c’est seulement à ce moment-là qu’il devra envisager le remaniement tant attendu étant entendu que les libéraux nourrissent beaucoup d’ambitions.

Malheureusement, comme le dit l’adage, « l’ami de ton ennemi est ton ennemi ». Donc, Macky sait que cette éventualité ne va pas forcément plaire à ses alliés classiques. Mais qu’importe. Il a deux possibilités, soit les convaincre d’accepter Wade et Cie, soit envisager la séparation. Mais là aussi, il sait que les Tanor et Niass ont pratiquement atteint le point de non-retour dans cette collaboration qui leur a couté la cohésion de leurs partis.
Donc, en fin stratège, le président Sall a les yeux rivés sur ses anciens frères libéraux. Il sait que ce serait dangereux qu’il laisse à Idrissa Seck le soin de les « récupérer ». Alors, les conditions d’une alliance avec eux hantent son sommeil. Une situation qui va également lui permettre de bénéficier d’une vraie fausse opposition avec un chef qui ne va pas s’opposer vraiment. En application des lois référendaires sur le statut du chef de l’opposition, le Pds va être mis sur orbite, intronisé chef de l’opposition avec tous les honneurs sans pour autant être une vraie menace électorale pour le parti au pouvoir. Voilà le rêve de Macky. Reste maintenant à savoir quelle sera l’attitude de Karim une fois hors de prison. Même si beaucoup disent qu’il ne fait pas l’unanimité au sein du parti, il pourrait bénéficier d’assez de légitimité doublé d’un capital sympathie important pour oser déjouer les plans de Macky.
Karim n’est pas son père et il a été fortement humilié par son incarcération. Du coup, la tentation sera grande qu’il essaie de jouer une autre carte que celle prévue par son père et ses inconditionnels comme Oumar Sarr.
Comme quoi, rien n’est encore acquis, les jeux restent ouverts.

Assane Samb

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