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RAVAGES DE LA MALADIE DE MAREK LE COLLECTIF DES AVICULTEURS INCRIMINE LA SEDIMA ET L’ETAT

Les aviculteurs dont la volaille est décimée depuis deux ans par la maladie de Marek exigent réparation de la part de Sedima dont ils incriminent la couveuse. Les amis d’Aboubakry Sarr ont également signalé un laxisme du ministère de l’agriculture dans ce dossier qui les a fait perdre plusieurs millions. Ils étaient vendredi dernier 4 mars en conférence de presse, au centre socioculturel de Grand-Yoff.

Les membres du Collectif des Aviculteurs victimes du Marek disent avoir perdu en deux ans, entre 2014 et 2015, environ 400 millions FCFA. Ils mettent en cause la société SEDIMA dont la couveuse est «contaminée à la maladie de Marek» qui a décimé leurs poulaillers. En conférence de presse vendredi dernier 4 mars, au centre socioculturel de Grand-Yoff, ils n’ont pas également manqué d’incriminer le ministère de l’élevage dont ils estiment qu’il n’a pas pleinement assumé ses responsabilités dans cette affaire.

«Nous avons tous acheté (factures à l’appui) des poussins pondeuses à la Sedima en 2014 et 2015. Nous les avons élevés jusqu’à 4 et 5 mois et ils ont commencé à mourir. Lorsque nous les avons amenés pour analyses à l’ISRA et à l’Ecole inter-état des sciences et médecines vétérinaires de l’Université Cheikh Anta Diop, les résultats nous ont indiqué qu’il s’agissait d’une maladie incurable appelée Marek», a lu Pape Amadou Ndiaye dans une déclaration.

«Le préjudice dont il est question, à savoir les pertes réelles, sans parler des dommages collatéraux, est estimé à 400 millions de F Cfa environ. A quoi s’ajoutent les pertes subies par d’autres éleveurs non encore identifiés», a-t-il préalablement déclaré. Pour sa part, le secrétaire général du collectif, Aboubakry Sarr, a expliqué le problème en détail et accusé l’Etat pour son laxisme dans cette affaire.

«Dans un premier temps, Sedima nous faisait croire que la maladie était une épidémie nationale mais à notre grande surprise nous nous sommes rendus  compte que les autres couvoirs n’avaient pas ce problème là», a-t-il signalé. «Il appartenait au ministère de l’élevage de faire des investigations avec les services compétentes pour essayer de comprendre l’origine de cette maladie. Toutes les victimes de la maladie ont pris leurs produits de SEDIMA», poursuit-il en laissant entendre qu’ils attendaient un soutien du ministère de tutelle.

«Nous attendions du ministère de l’élevage un accompagnement par le fond de calamité», fait-il. Les autres membres du collectif ont eux aussi fait les mêmes témoignages. Cheikh Fall dit avoir perdu à lui seul plus d’une vingtaine de millions de FCFA. Pour Mamadou Samb, le combat est dans la bataille judiciaire, car il faut que la Sedima rembourse le préjudice causé et les dédommage.

Sud quotidien

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