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Réaction de Me Sidiki Kaba, ministre de la Justice, garde des sceaux

«Dire que cette condamnation a pour but d’empêcher Karim Wade d’être candidat à la présidentielle n’est pas fondé. Les juges ont bien stipulé que l’article 334 ne lui sera pas appliqué. Parce que si cet article est appliqué, on peut le priver de ses droits civiques et civils. C’est-à-dire qu’il ne peut être élu ou être candidat. Mais, Karim Wade bénéfice de ces droits…  Quand il y a une décision de justice, on ne peut pas se réjouir du malheur des autres. Nous ne célébrons pas une victoire, nous n’annonçons pas une défaite. Nous sommes dans le cours normal de la justice au Sénégal, un Etat de droit où on vote depuis 1789. Ce qui veut dire qu’il y a une longue tradition d’Etat de droit. La justice qui est rendue est le pilier fondamental de l’Etat de droit. Les juges qui la rendent ont été souvent attaqués, mais avec l’obligation de réserve, ils n’ont jamais répondu. Dans une démocratie libre et moderne, on respecte l’Institution de la justice, ainsi que les hommes et les femmes qui la rendent. Il faudrait aussi retenir une chose : ce Sénégal, il faut le défendre. On ne peut pas donner comme avenir à la jeunesse : le sang. C’est le savoir qu’il faudrait plutôt quérir, pour être à la hauteur des pays émergents et industrialisés qui ont maitrisé la construction des avions et des fusées. A cette jeunesse et au peuple sénégalais, j’en appelle au calme et à savoir que ce pays est à défendre contre toutes les formes de turbulences dont nous n’avons pas besoin. Nous n’avons pas besoin de connaitre le meurtre pour savoir ce qu’il peut apporter comme tragédie dans une société. Aussi, nous n’avons pas besoin d’une guerre civile pour en savoir les conséquences. Nous sommes tous égaux devant la loi, qui que nous soyons et à quelque niveau où nous nous situons, quels que soient notre régime, nos moyens, nos ressources, pauvres ou riches, nous rendons compte devant la justice. Il est important de le rappeler. Et de ne pas menacer, comme Don Gormas dans le Cid de Corneille qui disait : «tout l’Etat périra, s’il faut que je périsse.» L’Etat du Sénégal a besoin de vivre par nous, par nos actions, pour construire, demain, un Etat de paix, de liberté et de prospérité…».

Christine Mendy

 

 

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