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Réactions des avocats de Habré

Me Ibrahima Diawara : « le président de cette chambre ne peut pas aller contre la volonté de l’accusé,

«Vous constaterez que les avocats qui ont été régulièrement constitués par le président Hissène Habré ne sont pas présents dans la salle. Cette non-présence est une manifestation de rejet de ce qui a été fait ce matin (hier). Hissène Habré a été contraint, avec l’intervention des agents d’éléments pénitentiaires, pour le forcer à comparaitre à l’audience. Nous l’avons toujours dit, l’accusé a le droit de comparaitre ou de ne pas comparaitre. L’accusé, en concertation avec ses avocats, a le droit de définir sa stratégie de défense face aux accusations qui sont portées à son encontre. Et, il n’appartient pas au président de la Chambre de nous dire comment, dans quelle mesure les avocats et l’accusé doivent justifier de se présenter devant la barre. C’est parce qu’il a voulu nous exiger ou nous imposer cette manière de faire que nous avons décidé de ne pas comparaitre à l’audience de ce matin et à toutes audiences subséquentes. Parce que notre stratégie de défense devant les Chambres africaines extraordinaires, tel qu’il a été défini par notre client, c’est de ne pas comparaitre aux audiences. Si on veut faire un procès juste et équitable, la première règle d’un procès équitable, c’est de respecter les droits de la défense. Dans un procès où un accusé a régulièrement constitué des avocats, le président de cette chambre ne peut aller outre la volonté de l’accusé en lui cherchant des avocats commis d’office. Cela n’est possible que lorsque l’accusé n’a pas d’avocat or, Hissène Habré en a régulièrement constitué».

Me François Serres : «Cette justice est une justice manipulée par des Ong, les Etats Unis, la France, la France-Afrique, l’argent d’Idriss Deby…»

«Le président Hissène Habré ne peut pas être le prétendu bouc émissaire d’une future justice africaine. Cette justice est une justice manipulée qui est le fruit d’une concertation entre des Ong, les Etats Unis, la France, la France-Afrique, l’argent d’Idriss Deby, Mbacké Fall qui n’est pas un procureur indépendant, le ministre de la Justice Sidiki Kaba. Aujourd’hui, le ministre de la Justice est une personne qui a trahi son serment. Nous avons vu aujourd’hui les juges du constitutionnel qui ont trahi leur serment, qui ont trahi leur profession pour donner raison au gouvernement sénégalais. On ne peut pas croire aujourd’hui que le Sénégal est un Etat de droit. Quand je dis le Sénégal, je mets en cause directement la responsabilité de Macky Sall, la responsabilité de Mimi Touré et de Sidiki Kaba. Cette affaire est une farce, un théâtre de marionnette auquel ni la défense, ni le président Habré ne peuvent participer. La feuille de route de la juridiction est déjà tracée.»

Par Cheikh Moussa SARR

Me Ibrahima Diawara : « le président de cette chambre ne peut pas aller contre la volonté de l’accusé, en lui cherchant des avocats commis d’office»

«Vous constaterez que les avocats qui ont été régulièrement constitués par le président Hissène Habré ne sont pas présents dans la salle. Cette non-présence est une manifestation de rejet de ce qui a été fait ce matin (hier). Hissène Habré a été contraint, avec l’intervention des agents d’éléments pénitentiaires, pour le forcer à comparaitre à l’audience. Nous l’avons toujours dit, l’accusé a le droit de comparaitre ou de ne pas comparaitre. L’accusé, en concertation avec ses avocats, a le droit de définir sa stratégie de défense face aux accusations qui sont portées à son encontre. Et, il n’appartient pas au président de la Chambre de nous dire comment, dans quelle mesure les avocats et l’accusé doivent justifier de se présenter devant la barre. C’est parce qu’il a voulu nous exiger ou nous imposer cette manière de faire que nous avons décidé de ne pas comparaitre à l’audience de ce matin et à toutes audiences subséquentes. Parce que notre stratégie de défense devant les Chambres africaines extraordinaires, tel qu’il a été défini par notre client, c’est de ne pas comparaitre aux audiences. Si on veut faire un procès juste et équitable, la première règle d’un procès équitable, c’est de respecter les droits de la défense. Dans un procès où un accusé a régulièrement constitué des avocats, le président de cette chambre ne peut aller outre la volonté de l’accusé en lui cherchant des avocats commis d’office. Cela n’est possible que lorsque l’accusé n’a pas d’avocat or, Hissène Habré en a régulièrement constitué».

Par Cheikh Moussa SARR

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