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Rebeuss : Le calvaire des visiteurs de Karim Wade

C’est la croix et la bannière pour les visiteurs du détenu le plus célèbre de Rebeuss. Pour espérer voir Karim Wade, il faut se présenter très tôt, 5 h du matin, à la Maison d’arrêt et de correction. Encore qu’il faut compter sur la main heureuse du préposé à la sécurité qui choisit, comme dans un jeu de hasard, quelques permis de visite. En tenant compte bien sûr d’un nombre de visiteurs bien limité par le régisseur de la prison. Car depuis quelques temps, sur ordre de ses supérieurs, le régisseur de Rebeuss a limité drastiquement le nombre de visiteurs à 10 voire 20 tout au plus.

Cette décision ne décourage pas, cependant, les partisans et sympathisants de Karim Wade qui viennent de tous les coins du pays. A l’image de cet homme d’un âge très avancé venu de Louga pour voir le fils de l’ancien Président Abdoulaye Wade. Barbe blanche fournie et cheveux blancs rebelles qui se découvrent sur les tempes et la nuque non couvertes par un bonnet de couleur beige, il n’a pas eu la chance de figurer parmi ceux qui ont le privilège de rencontrer Karim Wade aujourd’hui. Mais le vieil homme promet de revenir tous les lundi jusqu’à l’expiration de son sésame dont la durée est d’un mois.

On note la même détermination chez ce jeune garçon de la banlieue de Dakar. « Je viens depuis 4 lundi sans pouvoir voir Karim Wade. Mais je vais retourner me procurer un autre permis pour revenir jusqu’au jour où je pourrai le rencontrer », promet-il.

Dépitées et rebutées par l’attitude des autorités sénégalaises, ces femmes venues de Thiès promettent, elles aussi, de revenir lundi prochain. « Elles (les autorités) cherchent à nous décourager, mais elles perdent leur temps. Nous allons revenir », pestent-elles.

La limitation du nombre de visiteurs de Karim Wade est, pour le moins, une violation des libertés des citoyens. N’ayant provoqué aucun trouble à l’ordre public, on ne voit pas les raisons qui président à une telle décision, sinon la volonté de neutraliser un adversaire politique. Un jeu dans lequel le ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, militant des Droits humains dans une autre vie, est pris en défaut.

Seulement, en voulant réduire la popularité de Karim Wade, les autorités récoltent exactement le contraire en jetant dans ses bras les Sénégalais généralement allergiques à l’injustice.

(Source : sunuwiki.com)

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