SANTE

Recherche de financements locaux dans la lutte contre le Vih /Sida-LE SECTEUR PRIVÉ ENRÔLÉ

  • Date: 16 décembre 2015

L’objectif d’éliminer la pandémie du Sida au Sénégal, d’ici 2030, passe par la résolution de l’équation des ressources, dans un contexte où les bailleurs de fonds se désengagent. Les acteurs planchent pour la recherche de ressources financières locales et comptent sur le secteur privé.

L’atteinte des objectifs zéro nouvelle infection, zéro décès lié au Sida et zéro discrimination, à l’horizon 2030, ne sera pas une sinécure, avec seulement des financements externes. Avec le retrait des bailleurs de fonds, il faut une mobilisation de ressources locales. C’est pourquoi le Conseil National de Lutte contre le Sida (CNLS) a organisé hier un atelier pour l’engagement du secteur privé dans la lutte contre cette pandémie.

19,6 millions de dollars ont été investis au Sénégal, en 2013, dans cette lutte dont 8% par le privé, 20% par le public et 72% par l’internationale, selon les chiffres fournis par la représentante de la Banque Mondiale, Zara Shubber. D’ici 2030, il y aura une diminution de nouvelles infections de 31% et de la mortalité liée au VIH de 28%. « Avec les investissements, 39% des nouvelles infections seront réduites et 18% de la mortalité, entre 2014 et 2017 », explique Mme Shubber. Cependant, dit-elle, la couverture des antirétroviraux dans le pays est faible, 39% chez les adultes et 15% chez les enfants.

Pour le représentant du Conseil National Patronal (CNP) Aimé Sène, cette pandémie constitue une des plus grandes menaces pour l’accroissement de la productivité des entreprises, dans ce contexte de mondialisation des échanges. « La compétence professionnelle, combinaison de connaissances, de savoir-faire, d’expériences et de comportement responsable, constitue aujourd’hui un enjeu stratégique majeur pour le développement et la pérennité des entreprises. Or, la pandémie engendre deux conséquences dramatiques : d’une part, elle touche la tranche d’âge non seulement la plus importante de la population, mais la plus active et la plus productive de la nation.

D’autre part, elle a cette particularité d’atteindre toutes les couches sociales et toutes les catégories de revenus », souligne M. Sène.

Pour Aimé Séne, les 3⁄4 des personnes contaminées ont entre 15 et 49 ans, donc appartiennent à la tranche d’âge où les hommes et les femmes sont dans le monde du travail. « C’est pourquoi la prévention et la lutte ne sauraient être les seuls faits de l’État. Les organisations d’employeurs, tout comme les syndicats de travailleurs, ont un rôle à jouer dans la prévention, le respect du travail décent, des droits et de la dignité de toute personne infectée ou affectée par le Sida. Il s’y ajoute que pour les employeurs, les préoccupations sont plus qu’humanitaires, parce que le sida engendre de graves dysfonctionnements dans les entreprises avec l’apparition de charges additionnelles’.

Il s’agit donc pour le représentant du CNP de sensibiliser les chefs d’entreprises sur la nécessité d’intégrer plus que par le passé la lutte contre le Sida dans les stratégies de développement de leurs entreprises. Car, dit-il, ce n’est que par ce moyen qu’ils pourront contribuer à l’atteinte des objectifs du plan stratégique.

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