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Recherche- Le Sénégal et le Burkina en phase avec les engagements de Malabo

Sept pays, dont le Sénégal et le Burkina Faso, en Afrique de l’Ouest, ont pu consacrer au moins 1% du PIB agricole à la recherche, conformément aux engagements pris à Malabo en juin 2014 par les Chefs d’Etats du continent. 

Le Sénégal et le Burkina Faso sont les deux pays de l’Afrique de l’Ouest à avoir respecté les engagements de Malabo, à savoir « Consacrer au moins 1 % du produit intérieur brut  (PIB) agricole à la recherche » sur les sept du continent. C’est ce qui ressort de la 30e session de la Conférence régionale pour l’Afrique de l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO). Malgré les efforts  fournis par quelques pays, les engagements pris en juin 2014 à Malabo, en Guinée Equatoriale, sont loin d’être respectés car seulement une dizaine d’Etats africains a alloué 10% de ses dépenses publiques à l’agriculture. De même, l’Afrique a échoué à faire progresser la richesse agricole d’au moins 6% par an, ce qui était une autre promesse. Avec ces engagements non respectés, l’insécurité alimentaire  est  en train de s’aggraver avec  224 millions de personnes sous-alimentées en Afrique en 2016, soit vingt-quatre millions de plus qu’en 2015.

Pour sa part, la Fondation Farm a estimé que l’absence d’un soutien public suffisant aux agriculteurs africains, les aléas climatiques, entre autres, en sont les  principales causes de cette situation. «La forme de soutien apporté aux agriculteurs africains pourrait aussi évoluer. Aujourd’hui, c’est à 97% une aide aux intrants, prioritairement les engrais et les pesticides, mais aussi l’installation de l’irrigation à la ferme ou des conseils techniques. Mais l’aide aux assurances récoltes est quasi inexistante à l’échelle du continent, à part quelques expériences au Kenya et au Sénégal », a suggéré Jean-Christophe Debar, Directeur de la fondation Farm. Et d’ajouter que c’est un paradoxe sur un continent comme l’Afrique, durement confronté aux aléas climatiques et qui dépend encore de son agriculture. Bukar Tijani, sous-directeur général et représentant régional de l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation pour l’Afrique, soutient que l’objectif d’éliminer la faim peut être atteint grâce à l’intensification des efforts conjoints et la promotion de partenariats pour mobiliser des ressources, y compris par la coopération Sud-Sud. «Je peux vous assurer que la FAO est fermement déterminée à soutenir la Déclaration de Malabo de l’Union africaine (UA) et l’engagement à éradiquer la faim d’ici à 2025», a-t-il ajouté. Ainsi, il a également encouragé toutes les parties prenantes de la région et d’ailleurs à travailler ensemble pour créer plus de synergies, renforcer les collaborations existantes et forger de nouvelles alliances pour une croissance inclusive et une prospérité partagée en Afrique, comme le prévoit l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Zachari BADJI

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