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RECRUDESCENCE DE LA CRIMINALITE ET DE LA DELINQUANCE Un débat national s’impose

  • Date: 23 novembre 2016

Le sujet n’est, certes, plus tabou, mais la recrudescence accrue de la criminalité et de la délinquance ne cesse d’inquiéter les Sénégalais. Dans les cafés, dans les chaumières et les lieux de travail, on ne parle plus que de l’insécurité grandissante. Les Dakarois ont de plus en plus peur.

Ces deux derniers mois ont été marquées par des crimes, des assassinats et des faits-divers qui ont défrayé la chronique. Des crimes horribles qui témoignent d’une violence inouïe. Une violence maladive qui ronge profondément la société sénégalaise. Psychiatres, sociologues, psychologues, et même des imams, le soulignent haut et fort : la violence endémique et quotidienne a pris des formes inquiétantes. Onze crimes crapuleux en moins de deux mois. Assassinats du taximan Ibrahima Samb, de deux jeunes à Camberène et à Thiaroye, de deux agents de la pharmacie de Ndioum, de Fatoumata Ndiaye, froidement égorgée par son chauffeur, etc. Le taux de criminalité ne cesse d’augmenter au Sénégal. L’épée tient la vedette dans l’arsenal des armes de la lâcheté. La petite délinquance tient le haut de pavé : vols de sacs, de portables, de bijoux…etc. Cette petite délinquance est quasiment absente des statistiques officielles parce qu’elle ne fait l’objet d’aucune plainte. Le Sénégalais fait son deuil des objets volés à l’arrachée et même des coups reçus qui n’expédient pas forcément vers les hôpitaux ou les cliniques. Trêve de statistiques. En vérité, l’urbanisation accélérée du pays engendre une recrudescence vertigineuse de la délinquance et de la criminalité sous toutes leurs formes. La question sécuritaire se pose donc avec acuité dans notre pays et les élites (intellectuels, politiques, professionnels) ne peuvent faire l’économie d’un débat national franc et responsable sur la question. « La construction de l’Etat de droit exige un tel débat, la sécurité étant la première des libertés. Les politiques doivent cesser de nous considérer comme les éboueurs de la société. Ils doivent nous établir une feuille de route claire et aligner les moyens correspondants. Le policier n’en peut plus de souffrir du mépris des citoyens et d’être pointé du doigt par les politiques et les médias», nous confie un commissaire de police sous le sceau de l’anonymat. Une autre source policière n’hésite pas à rappeler que le nombre d’agents de police en fonction ne peuvent assurer la sécurité de 13 millions d’habitants, sans parler des moyens dérisoires de lutte contre la criminalité mis à leur disposition, et de leur démotivation en raison de leurs bas salaires».La sécurité des personnes et des biens n’est plus l’affaire des seuls spécialistes. Un débat national s’impose. 

M BA

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