18 septembre, 2014
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Récupération des biens mal acquis :  Macky Sall obtient le soutien de Hollande

Récupération des biens mal acquis : Macky Sall obtient le soutien de Hollande

A propos de la bonne gouvernance, gage sine qua none d’un développement harmonieux, arguant que chaque pays africain adapte ses institutions à son histoire ou à ses réalités, Hollande soutient les nouvelles autorités sénégalaises dans la récupération des biens mal acquis, dont une partie serait planquée à l’étranger. Egalement, le Président français a décrété devant les élus, la fin de la Françafrique et des clauses secrètes dans les accords de défenses.
« Chaque pays connaît sa propre dynamique et parfois ses rechutes. Chaque pays adapte ses institutions à son histoire ou à ses réalités. Chaque pays est chahuté par des mouvements qui contestent les frontières issues de la colonisation. Mais j’ai confiance. La transparence, vous avez raison de l’exiger de toutes les entreprises qui viennent investir chez vous ou occuper des positions et notamment, dans le secteur minier et forestier», a dit le Président Français, avant de déclarer : «la bonne gouvernance est une condition de stabilité, de sécurité et de probité. C’est pourquoi, je salue l’initiative du Président Sall de lancer une opération de récupération des biens mal acquis. La lutte contre la corruption, les abus financiers et contre l’impunité est l’affaire de tous. Nous devons être intraitables face à ceux qui pourraient se croire autorisés à voler les deniers de leur propre pays ou face à ceux qui viennent chercher des contrats, en ne négligeant aucun moyen de pression ou d’influence ».

… «Fini la Françafrique»

«Je veux ici dire ma volonté de renouveler la relation entre la France et l’Afrique. Le temps de la Françafrique est révolu. Il y a la France et il y a l’Afrique. Il y a le partenariat entre la France et l’Afrique, avec des relations fondées sur le respect, la clarté et la solidarité. La clarté, c’est la simplicité dans nos rapports d’Etat à Etat. Les émissaires, les intermédiaires et les officines trouvent désormais porte close à la présidence de la République française, comme dans les Ministères ». La clarté, ajoute-t-il, « c’est dans la constitution du Gouvernement d’avoir remplacé le Ministère de la Coopération par celui du Développement auprès du Quai d’Orsay, indiquant ma conviction que nous devons affronter ensemble les grands défis de l’humanité, changements climatiques, pandémies et autres crises». Car, selon Hollande, le respect, c’est la franchise. Elle doit être réciproque. « Je ne cèderai pas à la tentation de la complaisance, et je n’en attends pas non plus en retour. Nous devons tout nous dire. Cette sincérité vaut en particulier pour le respect des valeurs fondamentales : la liberté des médias, l’indépendance de la justice, la protection des minorités. Car, sans Etat de droit, il ne peut y avoir de fonctionnement normal de l’Etat, ni d’investissement durable des entreprises, ni de société en paix », a-t-il précisé.

… «Plus de clauses secrètes dans les accords de défenses»

«Les accords de défense, à l’image de ceux qui lient le Sénégal à la France et qui ont été revus récemment, ne contiendront ‘’plus de clauses secrètes », a assuré hier, le chef de l’Etat français devant l’Assemblée nationale sénégalaise. «Le respect dans la relation entre la France et l’Afrique, c’est une définition parfaitement claire de la présence militaire française en Afrique. Celle-ci ne pourra se poursuivre que dans un cadre légal et dans la transparence. Ainsi, l’accord de défense entre la France et le Sénégal a récemment été revu. Il sera rapidement ratifié dans nos deux pays. Il en sera de même partout, et ces accords ne contiendront plus de clauses secrètes », a assuré Hollande qui promet d’aller au bout de cette démarche. « Je tire les enseignements des crises que nous avons à affronter : un dispositif ne doit pas être figé, il doit s’adapter, et privilégier la réactivité plutôt qu’une présence statique. C’est dans cet esprit que sera définie la nouvelle politique de défense de la France », rappela François Hollande, selon qui, l’Afrique sub-saharienne est la première priorité de la politique de la France, puisqu’elle concentre plus de la moitié de son effort budgétaire. « Mon pays est particulièrement actif pour défendre les intérêts de l’Afrique dans les institutions multilatérales. Mais le partenariat franco-africain ne se réduit pas à l’action des Etats. Ce partenariat associe et associera aussi des entreprises de nombreuses collectivités territoriales françaises, des Ong, des associations de migrants, et tout le tissu vivant de nos sociétés civiles », a-t-il informé.

Sékou Dianko DIATTA

REWMI QUOTIDIEN