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Récurrence des coupures d’électricité La banlieue crie encore son ras-le-bol

 

 Le changement opéré à la tête de la direction de la Senelec, n’a pas coupé les coupures d’électricité qui hantent le sommeil des populations de la banlieue dakaroise où beaucoup de localités vivent le ramadan dans le noir et sous la chaleur.

D’après Amina Sall, une riveraine de Malika, les victimes de ces coupures d’électricité voient leurs matériels électroniques endommagés, dans l’indifférence des responsables de la Senelec. Abdoulaye Fofana qui réside à Yeumbeul, déplore que les populations de son quartier soient délestées pendant l’heure de la rupture du jeûne. «Ce sont les autorités en charge de cette question qui doivent prendre le problème au sérieux, car personne n’est épargné», poursuit-il.  Il est rare de rester toute une journée sans enregistrer de coupures d’électricité pendant plusieurs heures. Les appels lancés à l’endroit des autorités pour y mettre fin n’ont toujours pas abouti, même s’il se dit que le combat du régime actuel, c’est de faire face à ce sujet qui continue de faire des dégâts au niveau de certains foyers de la banlieue. Les coupures sont devenues tellement récurrentes que les populations commencent à s’y adapter. Pourtant et c’est le comble du paradoxe, elles n’ont aucune incidence sur les factures qui restent chères. «Nous en sommes réduits à payer des factures que nous n’avons pas consommées. L’Etat doit intervenir pour assister les populations», dit-on en banlieue. Pour rappel, sous Me Wade, ces délestages ont été à l’origine de manifestations coléreuses  des Sénégalais qui, de guerre lasse, avaient voté l’alternance, la seconde sous nos cieux. A espérer que les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets.

Sada MBODJ

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