ACTUALITE

RÉCUSATION DU JUGE AMADY DIENG- Le Garde des Sceaux recadre les avocats de Habré

  • Date: 15 juin 2016

Me Sidiki Kaba a rejeté les accusations des avocats de Habré qui récusent la nomination du juge Amady Dieng aux Chambres africaines extraordinaires (Cae), car ne remplissant  pas les conditions légales. 

« Le juge Hamady est un juge de grande qualité et c’est inacceptable de le jeter en pâture. Cela n’honore pas ceux qui le font. La magistrature sénégalaise a besoin d’être respectée ». Ces propos qui sonnent comme un désaveu contre les conseils de Habré sont du ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba. Il s’exprimait, hier, en marge d’une rencontre sur le climat des investissements. Selon le Garde des Sceaux, il  est inexact de dire qu’Amady Diouf est un faux juge. « Il a un quart de siècle d’expérience et est un magistrat hors hiérarchie et peut accéder à la plus haute magistrature de la République du Sénégal », a-t-il souligné, dépité. Se portant en faux contre les propos des avocats de l’ancien président Tchadien, Me Sidiki Kaba note que le juge Diouf a la qualité pour être membre des CAE et qu’il n’a rien à voir avec sa désignation. « Je voudrais préciser qu’il a été nommé juge, depuis 1991. C’est un spécialiste du Droit pénal, du Droit criminel. Je voudrais préciser encore, une nouvelle fois, qu’il est nommé juge au même titre que les autres à partir d’un appel d’offres international par la présidence de l’Union africaine (Ua) et non par le ministre de la Justice », dit-il.

Et de demander à Me Diawara et Cie qui, pour lui, « disent du n’importe quoi », de cesser leurs attaques, parce que nos juges qui font « un travail de titan » sont respectés et félicités à travers le monde.

Sidiki Kaba ‘’noie’’ le poisson dans l’eau

 La défense de Habré persiste et signe. Ses avocats sont revenus à la charge pour battre en brèche les  arguments du Garde des Sceaux sur l’affaire du ‘’faux’’ juge Amady Diouf. Selon les clients de l’ex-dictateur Tchadien, « Sidiki Kaba ne fait que noyer le poisson dans l’eau ». Ils confirment que le ministre de la Justice a réagi sur l’affaire de la désignation par ses soins du magistrat Amady Diouf en violation du statut des Chambres africaines extraordinaires (Cae), précisément l’article 11 qui exige comme condition d’éligibilité que le candidat ait occupé des fonctions de juge pendant 10 ans. Pour les avocats de Habré, « aux termes d’un discours politicien sur les satisfécits décernés à son engagement à servir la cause des commanditaires-acteurs-bailleurs de ce procès inique, l’opinion n’a toujours pas de réponse à la question simple : Amady Diouf a-t-il occupé des fonctions de juge pendant 10 ans ?   « Sidiki Kaba a tergiversé, fait le tour de la terre pour parler  de choses inutiles et essayer de noyer le poisson », ironise les avocats de Habré. Non sans renouveler avec force leurs affirmations : « Amady Diouf n’a jamais occupé des fonctions de juge pendant 10 ans. L’intéressé le sait lui-même. De même que beaucoup de personnes qui ne cessent d’apporter leur témoignage à la défense ».

En termes plus clairs, Amady Diouf  a bien occupé le poste de Conseiller technique chargé des affaires criminelles au ministère de la justice, précédemment, il était inspecteur adjoint par intérim à l’Inspection générale de l’administration de la justice, et avant cela en poste à Kaolack, révèlent-ils.  Avant de mettre au défi le Ministre Sidiki Kaba de rendre public pour la manifestation de la Vérité. Plus précisément  les actes  de nomination des juges par Mme Zuma, Présidente de la Commission de l’Union africaine (Ua) et les documents réglementaires authentiques attestant de l’exercice dans les fonctions de juge pendant 10 ans d’Amady Diouf. Fort de ce constat,  les conseils de Habré soutiennent que les Chambres africaines extraordinaires (Cae) composées irrégulièrement ont rendu une décision désormais  nulle et de nullité absolue. Ainsi, interpellent-ils le président  Macky Sall devant ce scandale qu’ils attribuent au Ministre de la justice. À les en croire, il ne s’agit pas de couvrir les dérives graves de ce dernier, mais de démontrer aux citoyens que la protection et la défense d’un État de Droit supposent que les abus soient  réprouvés et réprimés même quand ils sont le fait d’un ministre de la Justice.

Mouhamadou BA

Numéros Utiles

Indicatif Sénégal (de l’étranger) :

221

Renseignements :

12 12

Horloge parlante :

15

Aéroport :

33 869 50 50 / 33 628 10 10

Sénélec (dépannage) :

33 867 31 00

Sénélec (délestage BCC) :

33 839 94 35

SDE (dépannage) :

800 11 11

Sonatel (dérangement) :

13

Hotline Orange :

41 41

Commissariat Central :

33 823 25 29 / 33 823 71 49

Gendarmerie num vert :

800 20 20

SOS MEDECINS :

33 889 15 15

SUMA ASSITANCE :

33 824 24 18 / 33 824 60 30

POMPIERS :

33 823 03 50

Centre anti poison :

818 00 15 15