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Réduction des Risques Vih/Tb: Les journalistes mieux outillés

L’Alliance nationale des communautés pour la santé a tenu, hier, un atelier d’orientation des journalistes. Le thème de cet atelier est axé sur le traitement d‘information sur la réduction des risques VIH-TB – et autres comorbidité et promotion des droits humains auprès des consommateurs de drogues injectables. Cette nouvelle approche se heurte aux obstacles socioculturels, juridiques et l’absence de protection des médiateurs.

 Selon une étude de l’ONUDC, la drogue vient de l’Amérique pour passer au Sénégal en y laissant des résidus qui sont consommés. Sur les 27 millions d’usagers de drogue, 1,65 million d’entre eux seraient atteints de VIH. Seuls 13 sur 47 pays de l’Afrique subsaharienne ont recueilli des données sur la consommation de drogues injectables, fixant le nombre de consommateurs à 1 778 500, avec une absence de programmes de réduction des risques et de traitement. D’après le coordinateur du programme « promotion des droits humains auprès des consommateurs de drogues injectables en Afrique de l’Ouest (Pareco), Alioune Badara Sow, les ressources disponibles sont concentrées sur la répression de l’usage et de la détention de drogue, plutôt que sur la santé. « Certains pays considèrent que la réduction des risques augmente l’usage. Pour y faire face, un engagement politique de haut niveau a été adopté. Il s’agit de faire évoluer et de transformer la dynamique d’exclusion vers une dynamique d’intégration. Ce qui contribuera à éliminer le VIH Sida. Il faut deux piliers pour réduire les risques : il  s’agit de la réduction de la demande et celle de l’offre. L’objectif est de faciliter l’accès aux services de santé », fait-il savoir.

Selon Dr Aissatou Bousso Mbodj, de l’Alliance nationale des communautés pour la santé, au Sénégal en 2011, 1324 consommateurs de drogues injectables ont été dénombrés. «Trois risques ont été notés. Il y a ceux liés aux effets du produit avec la modification de la perception des choses (accidents violence, comportements à risque), la non connaissance des produits, l’existence d’une dépendance  et le risque d’overdose »,  renseigne-t-elle.

Concernant les risques liés au mode  de consommation, il y a la transmission du VIH, VHC, par le partage de pipe, cloison nasale défectueuse et l’injection intraveineuse. Les risques sociaux ont été ainsi dénombrés avec l’éclatement de famille, accidents domestiques et routiers, précarité et perte d’emploi.

Pour faire face à cette problématique, le programme de  promotion des droits humains auprès des consommateurs de drogues injectables a été mis en place. « Ses principes s’appuient sur le pragmatisme, l’acceptation de la réalité non jugement, l’intégration des usagers de drogue et le plaidoyer. La mise en place de la réduction des risques s’explique par l’inefficacité des approches traditionnelles essentiellement orientées vers la répression. Car jusque-là, les consommateurs de drogue sont considérés comme des délinquants », dit Dr Aissatou Bousso Mbodj. A l’en croire, cette  approche fait face aux obstacles socioculturels (rejet), obstacles juridiques et l’absence de protection des médiateurs.

Ngoya NDIAYE

 

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