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RÉFÉRENDUM, MANDAT PRÉSIDENTIEL Serigne Modou Kara compare la situation de Macky Sall à celle du Roi Samba Laobé Fall

Le marabout politicien, avec sa double casquette de guide national et de président fondateur du Parti de la Vérité pour le Développement (PVD), s’est adressé au chef de l’État dans une lettre (de mise en garde) que Cheikh Ahmadou Bamba avait envoyé à Samba Laobé, Roi du Djoloff, à l’époque. Nous vous reproduisons in extenso la lettre. Le titre est de la rédaction.

« Cette lettre constitue une importante exhortation à la relativisation du pouvoir terrestre et à l’évocation constante des Réalités Immuables de l’autre vie.

Le Cheikh nous fait, à travers ce texte, une lecture assez frappante de la destinée humaine en général, de la précarité du pouvoir terrestre et de l’exigence d’en user à bon escient en vue du bien-être du peuple. Leçon de Vérité ne saurait assurément être plus limpide.

J’ai délibérément choisi la forme de la lettre ouverte afin que chaque citoyen sénégalais, et même au delà, d’un quelconque pays, qui aspire à des responsabilités au sein de l’appareil d’État, puisse en tirer des leçons bénéfiques. Connaissant votre volonté et votre courage, je reste convaincu que vous en ferez bon usage. Ci-après la lettre :

« J’invoque la Protection de DIEU contre Satan, le lapidé. Au Nom de DIEU, le Clément et Miséricordieux. Certes DIEU est mon Maître.

La Louange soit à DIEU qui fut toujours et qui ne cessera jamais d’être. Que la Paix et le Salut soient accordés au Prophète Muhammad, le Seigneur de tous les rois et de leurs ministres, le Maître de tous les hommes et de toutes les femmes, de même qu’aux membres de sa Famille et à ses Compagnons qui surent se départir des imperfections pour accéder à l’excellence.

Ceci dit, cette missive est destinée à Samba Laobé, roi du Djoloff, et émane de Ahmad ibn Muhammad Mbacké, le serviteur de DIEU, son MAITRE ABSOLU et dont il se suffit entièrement, qui lui transmets ses salutations les plus parfaites et les plus honorables.

Je te fais savoir que j’ai bien reçu la lettre que ton émissaire devait me transmettre et dans laquelle tu me fis parvenir tes salutations et sollicitas auprès de moi des recommandations et exhortations ; raison pour laquelle je t’adresse ces mots-ci :

Sache que le pouvoir que tu détiens actuellement en ce monde ne t’est parvenu qu’après avoir été soustrait des mains d’autres rois comme toi qui t’ont précédé. Et qu’un jour viendra où ce même pouvoir te sera repris des mains pour être cédé à d’autres rois qui te succéderont.

Donc s’il arrive certains jours où la vie te semble favorable et t’assiste contre tes adversaires, sache qu’il en sera d’autres où elle favorisera tes adversaires contre toi. Et si quelque fois elle t’a fait rire, quelques fois aussi elle te fera pleurer. Que donc la joie qu’elle t’inspire ne t’abusepas car ce monde est, par nature, trompeur et fourbe. Il arrive souvent qu’il se retourne brutalement contre toi pour te leurrer et te faire tomber dans son piège. Aussi, je te recommande de toujours persévérer à assister les plus faibles, les pauvres et les nécessiteux, et de ne jamais tomber dans la tyrannie et l’injustice car « tout homme injuste le regrettera un jour » et « tout tyran assurera sa propre perte ».

N’oublie jamais que la puissance que tu détiens et toutes les faveurs qui en découlent ne te sont, en vérité, parvenues qu’à travers la mort d’autres personnes qui les détenaient avant toi et du fait que ces mêmes faveurs se sont départies de ces dernières pour de bon. Par conséquent, attends-toi à ce que ces mêmes privilèges te délaissent un jour de la même façon qu’ils te sont parvenus. Fais donc preuve de persévérance dans les actes qui te seront utiles dans les deux mondes, ici- bas et dans l’Au-delà, avant que tu tournes un jour définitivement le dos à ces avantages ou bien que ceux-ci se détournent à jamais de toi.

C’est ici que s’achèvent les recommandations que je te donne ; si jamais tu consens à t’y conformer, ce sera à ton profit, autrement [tu en assumeras les conséquences] car « Nous appartenons tous à DIEU et c’est vers Lui que nous retournerons … ? »

Cette lettre, d’une actualité brûlante, résume à elle seule la démarche que vous devez suivre pour non seulement réussir l’émergence du Sénégal, mais aussi inscrire d’une encre indélébile votre passage à la magistrature suprême de ce pays.

La Paix est avec celui qui suit le droit chemin. »

Fait à Dakar, le 23 février 2016

Serigne Modou Kara Mbacké

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