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Reforme des finances publiques- Un impact positif pour l’économie sénégalaise

L’amélioration des systèmes de gestion budgétaire a longtemps été une préoccupation majeure figurant parmi les priorités des pouvoirs publics. En effet, la réussite des programmes de développement et de lutte contre la pauvreté dépend, entre autres facteurs, de la qualité des décisions budgétaires.

La gestion budgétaire 2017-2019 devrait s’inscrire dans une dynamique de poursuite de la mobilisation croissante des ressources budgétaires et de rationalisation des dépenses. C’est  ce qui  ressort d’un document d’étude de la Direction générale de la planification et des politiques économiques, intitulé « passage des budgets de moyens aux budgets de programmes : quels impacts sur l’économie sénégalaise ? ». Ainsi, la collecte des ressources devrait notamment bénéficier des efforts de modernisation des administrations fiscale et douanière, de la vigueur de l’activité économique et des mesures d’élargissement de l’assiette fiscale.

Du côté des dépenses, à la faveur d’une bonne maîtrise des charges de fonctionnement, de la poursuite des actions visant à améliorer la qualité des dépenses et une conduite prudente en matière d’endettement, des marges de manœuvre budgétaires devraient pouvoir être dégagées pour assurer le financement d’importants programmes d’investissements. Parmi ces importants projets, ceux devant contribuer à la réussite du PSE  occupent une place importante dans le budget, d’où le choix porté sur l’agriculture, les infrastructures routières et l’énergie pour examiner la gestion budgétaire à partir d’un échantillon de programmes inscrits dans le Plan Triennal d’Investissements Publics (PTIP). Selon la source, l’échantillon considéré regroupe des projets et programmes extraits du PTIP 2017-2019 dans les secteurs de l’agriculture, de l’énergie et des infrastructures.

Le coût global de ces investissements porte sur un montant de 510 milliards de FCFA. Le financement est partagé entre l’Etat et ses partenaires techniques et financiers. Parmi les projets sélectionnés dans le cadre de cette analyse, précise le document, le programme national d’autosuffisance en riz phase 2 montrerait les meilleurs résultats avec un ratio de 0,05 traduisant une utilisation efficiente des montants alloués. En revanche, le projet Energie OMVG, avec un paramètre d’inefficience de 28,6 réaliserait la plus faible performance compte tenu du coût budgétaire supporté.

Quant au  programme national d’électrification rurale, il enregistrerait des résultats plutôt faibles avec un ratio intrants sur extrants de 0,9. Dans l’ensemble, les projets qui présenteraient des résultats satisfaisants en termes d’efficience en dehors du programme d’autosuffisance en riz, seraient le Projet Electrification de 177 villages à partir de mini centrales photovoltaïques, celui de la construction et de la réhabilitation d’infrastructures routières et le prolongement de l’autoroute à péage dont les rapports intrants sur extrants sont évalués respectivement à 0,28, 0,46, 0,37.

Zachari BADJI

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