31 octobre, 2014
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Réforme pénale sur les deniers publics et les mandats électifs : la LD parle d’un tamisage

Réforme pénale sur les deniers publics et les mandats électifs : la LD parle d’un tamisage

La Ligue démocratique (LD, majorité) se déclare entièrement favorable à la réforme annoncée du Code pénal, visant à rendre inéligibles aux mandats électifs les personnes condamnées pour détournement de deniers publics, estimant que cette initiative est de nature à apporter « une bouffée d’oxygène sur le choix et la qualité des personnes en charge des affaires publiques ».

« Le secrétariat permanent (de la Ligue démocratique) approuve entièrement la mesure portant inéligibilité pour une période de dix aux fonctions à caractère public de toute personne condamnée pour les délits de détournement de deniers publics », rapporte un communiqué reçu vendredi de cette formation dirigée par Mamadou Ndoye.

« Ce tamisage apportera, sans nul doute, une bouffée d’oxygène sur le choix et la qualité des personnes en charge des affaires publiques », estime la LD, se réjouissant de cette initiative qui « contribue fortement au renforcement de la bonne gouvernance ».

Cette réforme à venir n’emporte pourtant pas l’adhésion de tous les acteurs politiques. Selon certains responsables politiques, de l’opposition précisément, cette initiative procéderait d’un calcul politique. Ils estiment que le régime dirigé par le président Macky Sall veut par ce biais « liquider ses potentiels adversaires de 2017″.

« Manifestement, le gouvernement cherche à liquider les adversaires potentiels pour l’élection de 2017, mais c’est peine perdue parce que chez nous, nous avons géré par la vertu », déclarait ainsi Me Amadou Sall, responsable du Parti démocratique sénégalais (PDS, opposition).

Des responsables du PDS, dont Karim Wade, le fils de l’ancien président Abdoulaye Wade, sont visés par la traque des biens supposés mal acquis, engagé depuis plusieurs mois par l’actuel régime.

Le ministre de la Justice Aminata Touré a annoncé récemment qu’un projet de loi sera soumis en octobre prochain à l’Assemblée nationale, dans le but d’empêcher les personnes condamnées pour détournement de deniers publics de briguer des mandats électifs pendant 10 ans.

S’entretenant avec des journalistes, suite à cette annonce, le garde des Sceaux a déclaré que cette réforme à venir est « une question de bonne gouvernance » et constitue « une invite aux politiciens, pour qu’ils sachent qu’il y a des conséquences pénales (de leur gestion) mais aussi des conséquences en termes de perte de la possibilité d’être réélu » ou élu

APS