POLITIQUE

RÉFORMES INSTITUTIONNELLES « Dolele Yaakaar » déchire les 15 propositions de Macky

  • Date: 26 janvier 2016

Les 15 propositions du président Macky Sall, pour laver notre Constitution à grande eau, n’agréent pas le président du parti « Dolele Yaakaar », Mansour Ndiaye. Ce membre influent de la coalition Benno Book Yaakaar (BBY), pendant son face-à-face avec la presse, a présenté 4 propositions qui lui paraissent urgentes.

« C’est dommage que le travail inclusif qui a été fait par la CNRI soit charcuté  et chamboulé par une seule personne qui en décide à son bon vouloir et selon les humeurs de son camp. C’est vrai ! Sur le mandat de 5 ans, il n’a pas le choix et il est dos au mur si l’on connait la volonté populaire. Nous ne lui laisserons aucun répit », clame-t-il d’entrée. Abordant le rapport de la CNRI,  sur la consolidation de l’État de droit, Mansour Ndiaye précise : « Il me parait crucial pour l’avancement de la démocratie et le respect des citoyens. J’invite le citoyen sénégalais à se battre pour que le juge des libertés qui devrait pouvoir ordonner des mesures provisoires mais rapides tendant à préserver les droits du prévenu, s’il estime que ses droits fondamentaux ont été violés. Il en est de même pour la présence d’un avocat après 24 heures de garde-à-vue ». Sur le rapprochement du justiciable, il indique que « le  juge devrait être une lame de fond dans cette nouvelle Constitution ».

Sur ces quatre propositions, Mansour Ndiaye  est contre le fait qu’un chef d’État soit aussi chef de son propre parti. « Le chef de l’État devrait arrêter d’être chef de parti, chef de clan ; ce saut qualitatif et courageux devrait renforcer l’unité nationale et éviter les clivages dans notre société. Nous estimons que le président devrait être progressiste sur ce point et mettre en avant l’intérêt national et la cohésion sociale au détriment de l’esprit partisan », peste-t-il. Et de renchérir : « Il faut maintenir les modalités et principes de création des partis politiques. Mais il faut aller vers la mise sur pied d’une autorité de régulation de la démocratie qui travaillera sur tout le processus électoral, qui aura la charge de la régulation des partis politiques et le contrôle de leur fonctionnement et enfin le contrôle des financements des campagnes électorales ».

Toutefois, Mansour Ndiaye dira que « l’érection en principe Constitutionnel  de la concertation avec les secteurs concernés devra faire passer les citoyens d’un rôle passif d’usager à un rôle plus actif dans les propositions de loi, la définition ou la prise d’options fondamentales en matière de politiques publiques ». Sur l’Offre publique d’achat (Opa), Mansour Ndiaye se dit convaincu que « l’Opa de l’exécutif sur la justice devrait être allégée à défaut d’être levée complètement. Il faut, pour notre pays, une Cour constitutionnelle à même de s’occuper des avancements des magistrats et de leurs nominations. Tous ces attributs entre les mains du chef de l’État ne font qu’affaiblir l’indépendance de la justice ». Sur un autre registre, les responsables de « Dolele Yaakaar » dénoncent la gestion du Conseil départemental de Dagana.

Ibrahima Khalil DIEME

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