ACTUALITE

Et si on en parlait… Quand le régime muselle les femmes qui refusent le « Macky »

  • Date: 25 avril 2016

Après Aida Ndiongue qui a enduré un calvaire carcéral avant de gagner contre le zèle judiciaire, ce fut Aissata Tall Sall, puis Amsatou Sow Sidibé. Maintenant, c’est au tour d’Aida Mbodji de subir l’unilatéralisme d’un régime qui utilise l’État pour procéder à des représailles contre ceux qui refusent d’entrer dans le « Macky ». Et les victimes sont nombreuses à être des femmes.

Déjà, par une décision sélective de liquidation politique, un Ministre dont l’esprit partisan est devenu une faille de gouvernance démet une personne démocratiquement élue de ses fonctions de Président de Conseil départemental pour, dit-il, cumul de mandat.

Et dire que ce Ministre même est un cumulard, étant Ministre et Maire en même temps, bénéficiant de préséance et de privilège qui contrastent avec la prétendue gouvernance sobre et vertueuse. Pourtant, les cas de cumuls sont très nombreux. Mais ne sont inquiétés que ceux qui ne sont pas du « Macky ».

Pire, la décision arbitraire de démettre Aida Mbodji de sa fonction de Présidente du Conseil départemental de Bambey est surtout précédée de l’échec d’une tentative de corruption d’un journaliste pour la liquider médiatiquement.

Ainsi, ayant exploré toutes les manœuvres pour la liquider sans y parvenir, le régime utilise des marionnettes suspendues au bout de ses cordes partisanes pour lui arracher ses légitimes fonctions d’élue à la tête du Conseil départemental de Bambey.

L’argument d’une non démission du Conseil municipal de la Commune est un simple et véreux exutoire pour légitimer une forfaiture par un dévoiement de l’autorité d’État dans le but de solder un compte politicien que toute la Nation a compris. Aucune argutie ne peut convaincre du sérieux de l’acte de ce Ministre-APR de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire qui, apparemment, ne cesse, d’ailleurs, d’en faire trop en utilisant l’appareil d’État pour abuser.

C’est grave qu’un régime perde le bon sens même devant des femmes qui refusent de se soumettre à une politique de subordination qui altèrerait les principes et les valeurs auxquelles elles croient.

Ce régime a fait sonner ses étriers pour détruire Aida Ndiongue. Il a perdu. Il a fait de même pour occire Aissata Tall Sall. Il a échoué. Il a posé un hideux acte de représailles sociales contre Amsatou Sow Sidibé. La Nation en est encore meurtrie. Aujourd’hui, c’est Aida Mbodji qu’il cherche à affaiblir parce qu’elle n’abdique pas et ne capitule pas. Et les démocrates sont choqués.

Aida Mbodji empêche le « Macky » de dormir. Elle est la première à humer la connivence de Fada avec le régime et a réussi, devant la justice, à démasquer un faux et usage de faux. Son combat à l’Assemblée nationale secoue le régime. Bambey est son fief qu’une armée de ministres et un arsenal de politiciens n’a pu lui arracher.

Elle est, pour le régime, un cas parce qu’elle ne fléchit pas non plus et ne rompt pas. Elle est un esprit démocrate et libéral qui chante la République. Elle est comme Aissata et comme Amsatou. Dans le légitime orgueil de leur droit au refus, elles construisent avec le granit et les marbres de la conviction, des estrades sublimes du haut desquels se répandent à flot le refus de la subordination et de l’abdication. Et le Macky ne supporte pas cette impertinence.

Le Piroguier

Comments are closed.

Numéros Utiles

Indicatif Sénégal (de l’étranger) :

221

Renseignements :

12 12

Horloge parlante :

15

Aéroport :

33 869 50 50 / 33 628 10 10

Sénélec (dépannage) :

33 867 31 00

Sénélec (délestage BCC) :

33 839 94 35

SDE (dépannage) :

800 11 11

Sonatel (dérangement) :

13

Hotline Orange :

41 41

Commissariat Central :

33 823 25 29 / 33 823 71 49

Gendarmerie num vert :

800 20 20

SOS MEDECINS :

33 889 15 15

SUMA ASSITANCE :

33 824 24 18 / 33 824 60 30

POMPIERS :

33 823 03 50

Centre anti poison :

818 00 15 15