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Régionales : la gauche résiste mieux que prévu

Les socialistes avaient imaginé pire soirée. Selon les premières estimations, les listes d’union de la gauche recueillerait 31,9% au niveau national. Surtout, la gauche, qui dans ses pires cauchemars ne se voyaient garder que 3 régions, en conserverait finalement au moins 5 et évite la vague bleue.

Sans surprise, la gauche conserve la Bretagneremportée par le socialiste Jean-Yves Le Drian, avec 51% dans une triangulaire. L’ancienne secrétaire d’Etat Carole Delga gagne également en Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon avec 45,5%, contre 33,2% pour le FN Louis Aliot et le candidat de la droite Dominique Reynié 21,3%. Alain Rousset sort lui vainqueur enAquitaine-Limousin-Poitou-Charentes.

Moins attendue, la Bourgogne-Franche-Comté serait aussi emportée par la gauche, avec très peu de voix d’avance (34,5% pour Marie Guite Dufay, contre 33,6% pour le candidat de la droite François Sauvadet et 31,9% pour la FN Sophie Montel). De même pour leCentre-Val de Loire où le socialiste François Bonneau sort vainqueur. Pour l’instant, le suspense reste totale en Ile-de-France.

La gauche est parvenue à résister grâce à des bons accords entre les deux tours et à des bons reports de voix des écologistes et du Front de gauche.

Enfin, alors que le FN ne remporte aucune région et est notamment battu en Nord-Pas-de-Calais-Picardie et en PACA grâce en partie aux voix de la gauche qui se sont bien reportées sur les candidats de droite, le PS peut se vanter d’avoir eu la bonne stratégie en se retirant pour faire barrage au parti de Marine Le Pen.

Mais si la gauche limite la casse, elle ne peut quand même pas sortir le champagne. Les scores élevés du FN et la division de la gauche au premier tour notamment montrent que la politique du gouvernement est rejetée. «Aucun soulagement, aucun triomphalisme: le danger de l’extrême-droite n’est pas écarté», a ainsi réagi le Premier ministre Manuel Valls. Le premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis a affirmé avoir accueilli les résultats «sans joie, parce que l’abstention est encore trop forte. Sans joie, parce que l’extrême droite est trop haute, sans joie car des candidats PS se sont retirés (…) Le résultat de ce soir sonne l’heure du sursaut , on ne peut plus accepter le retrait civique, la désunion de la gauche. Nous devons retrouvez le chemin de l’union, ensemble nous devons représenter une société meilleure, oui il faut se rassembler et se dépasser.»
A un an et demi avant la présidentielle, la gauche va devoir tirer les enseignements de ces régionales.

Le parisien.fr

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