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Règlement des établissements clandestins La police spéciale du tourisme fouille 28 résidences

Le commissaire Yoro Faye, chargé du Commissariat spécial du tourisme, a organisé une conférence de presse, hier à Dakar, pour se prononcer sur les opérations coup de poing de la semaine passée. C’était pour faire l’état des lieux de la réglementation des établissements touristiques clandestins ou pas totalement en règle.

Yoro Faye, commissaire chargé du Commissariat spécial du tourisme, a indiqué qu’ils ont mené une opération vendredi et samedi, entre   17h et 00h, dans les secteurs touristiques de Mermoz, Ouakam, Ngor.  Cela a permis de recenser au moins 28 résidences qui n’étaient pas en  règle. « C’était sur instruction du Ministre du Tourisme. Cette opération était destinée à veiller à la réglementation des établissements touristiques, mais aussi à lutter contre les auberges clandestines », a expliqué le commissaire. Pour lui, Il y a trop d’établissements clandestins qui ne sont pas en règle, surtout à Dakar, et qui font une concurrence déloyale aux sites touristiques réguliers  comme les hôtels en règle. L’opération a permis non seulement de vérifier au niveau des sites touristiques, mais surtout de sensibiliser  les  potentiels promoteurs touristiques. « Les promoteurs rechignent  à être en règle avec la procédure fixée par le ministère du Tourisme, prétextant que c’est une procédure lourde.

Avec les modalités de l’arrêté qui vient de sortir, cette  procédure a été allégée. L’essentiel est de les sensibiliser pour la procédure à adopter », a-t-il souligné.  Et d’ajouter que leur mission n’est pas uniquement de réprimer, mais aussi d’encadrer les professionnels car ils ont investi leur argent et ils travaillent. Il y a une réglementation en vigueur qu’on doit respecter,  mais elle n’est pas facile à appliquer parce qu’il y a rarement de  pénalités. Dans les cas de récidive, soutient-il, le ministère peut demander à ce qu’on ferme l’établissement touristique, mais c’est des cas rares.  Il n’y a pas d’infractions pénales prévues par le code pénal pour pouvoir punir. « Il est primordial ici que le concerné ne puisse plus  continuer à exercer, mais ce n’est pas une infraction pénale à punir. Nous sommes au ministère du Tourisme, pas en sécurité  publique », a fait savoir le commissaire Faye. Revenant sur les difficultés, il a évoqué le problème logistique, mais surtout de personnels qualifiés.

Ainsi dira-t-il que les brigades dont on parle  actuellement, qui doivent seconder les structures régionales, c’est des appellations d’antennes depuis la base de la création de ce commissariat. « L’idéal aujourd’hui serait qu’au niveau des structures, que les ASP qui y sont affectés soient encadrés par des fonctionnaires de police. C’était la volonté politique. Jusqu’à présent, cela ne peut pas se réaliser pour défaut d’effectif,  mais Il y a un effort qui a été  fait  depuis l’année dernière », a regretté le commissaire. D’après lui,  pour que ces brigades soient viables, il faut qu’il y ait un encadrement sur place. « Je sais que l’Etat est conscient de cette situation à travers le Ministère de l’Intérieur », a-t-il conclu.

Zachari BADJI

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