SOCIETE

RÉGULARISATION DE LA MENDICITÉ- La CAUSE lance un appel au dialogue

  • Date: 11 juillet 2016

La Convergence des Handicapés du Sénégal pour la Solidarité et de l’Entre Aide (CAUSE) invite au dialogue et à la concertation entre responsables de daaras et autorités pour préserver la stabilité que connaît notre pays. Pour la CAUSE, les mendiants devraient être protégés, soutenus et accompagnés par l’État.

Ce n’est pas la première fois que le président de la CAUSE, qui soutient les actions de l’État, est sorti pour régir par rapport aux sujets qui dominent l’actualité, surtout l’interdiction de la mendicité, après l’arrestation de certains handicapés qui ont été libérés quelques heures avant leur arrestation. D’après Serigne Bassirou Fall qui pilote une institution de 40.000 membres, « les responsables en charge de la question de la mendicité, les autorités, les bonnes volontés, les responsables religieux et autres, doivent d’abord s’asseoir autour d’une table avant de prendre des mesures qui risquent d’impacter sur la stabilité sociale. Les handicapés doivent être soutenus sur tous les plans. Ils sont marginalisés et laissés en rade. Aller jusqu’à emprisonner des handicapés visuels est une chose que les autorités ne devraient pas acceptées », peste notre interlocuteur.

Et de renchérir : « Sur qui cette couche doit compter pour survivre ? Les handicapés n’ont pas le choix. Si cela ne dépendait que d’eux, ils seraient bien portants et allaient travailler comme ceux qui ne vivent pas ou qui ne sont pas nés avec des handicaps ». Selon toujours Serigne Bassirou Fall, « tous les problèmes du monde n’ont pu être résolus qu’à travers des dialogues ». « Nous sommes toujours en phase avec l’État, mais les préoccupations des handicapés doivent être mieux prises en charge au lieu de les prendre par la force pour les mettre dans le violon », peste le président de la CAUSE. Et d’ajouter : « Ce sujet ne devrait pas être lié à la décision pour le retrait des enfants dans la rue. Il est urgent de s’occuper de quelques manquements concernant la prise en charge de la cible aveugle. L’État est invité à une relecture de la Loi d’orientation sociale pour y apporter des correctifs. L’élaboration de la Loi d’orientation sociale ne traduit pas les attentes des personnes aveugles car il y a beaucoup de manquements. On exige qu’on recrute les aveugles selon les profils qu’ils présentent. Nous avons reçu des formations dans beaucoup de domaines. Mais il reste beaucoup de choses à faire même si on sait que nos autorités sont sur le point de révolutionner certaines attentes des populations notamment les handicapés qui doivent bénéficier de l’aide et de l’accompagnement pour que leurs vies soient stables. L’enseignement, dans les grandes écoles, est inaccessible pour les handicapés. L’État doit songer à renforcer les instituts et les Centres d’accueil. C’est une manière de réparer l’injustice sociale vis-à-vis de la couche la plus défavorisée. Et sans des concertations, ni des dialogues et des rencontres entre responsables, bonnes volontés ou autorités et autres, les problèmes des Sénégalais surtout les questions de la mendicité, le retrait des enfants de la rue et autres sujets de l’heure, demeureront toujours sans succès. Nous avons, à plusieurs reprises, lancé un appel, à travers nos sorties pour que le président de la République que nous soutenons, nous écoute pour mieux diriger le Sénégal ».

Pour rappel, Serigne Bassirou Fall s’exprimait ainsi lors d’une rencontre avec la presse qu’il avait organisée pour se prononcer sur l’arrestation de certains handicapés et qui avaient été libérés par la suite.

Sada Mbodj

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