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Réhabilitation de la ligne 225KV : Les occupants des emprises sommés de quitter

Dans le cadre du projet de réhabilitation de la ligne 225 kv, beaucoup de ménages de Hann et Dalifort seront déguerpis des emprises de la ligne haute tension. Les responsables de la Senelec, accompagnés de l’adjoint du préfet de Pikine, ont organisé hier, une visite afin d’informer ces populations sur la nécessité de libérer les emprises occupées illégalement, pour une meilleure sécurité.

 90 000 Kv ! La puissance des câbles électriques de la Senelec situés à Hann et Dalifort est impressionnante. Elle fait peur. Une tension qui tue l’être humain dès un infime rapprochement. Pourtant dans ces zones, les populations ne semblent trop se soucier de ces dangers. Des insouciants y élisent même quartier en dessous de ces câbles. Habitats, activités ouvrières, usines y pullulent. Danger réel. A l’orée de cette journée marquant la visite d’agents de la Senelec, des flaques d’eau garnissent le long des chemins argileux. L’odeur nauséabonde n’altère point les autochtones. Sous ces câbles électriques, Oustaze Kandé y demeure depuis 2002. Ce quinquagénaire fait partie des 215 personnes concernées par le déguerpissement à Dalifort. Il explique aux agents de la Senelec et au préfet qu’il a acheté ce terrain. «Vous avez un titre foncier», lui demande le préfet adjoint de Pikine, Jean-Baptiste Sène. Désolé, le vieux répond par la négative. Le temps pour le préfet de dérouler : «Vous occupez illégalement ici. Vous ne voyez pas les dangers avec ces lignes électriques. On va vous dédommager et vous allez quitter les lieux. La préfecture va vous servir une sommation pour fixer votre départ.» Le chapelet à la main, le vieux tente de se remonter le moral par des incantations. Il est déboussolé. Mais impuissant. Cet ordre, le préfet adjoint va le prononcer à la dizaine de sites qu’il aura à visiter. Pour le déguerpissement, les Forces de l’ordre feront face certainement à des résistances. Même s’il n’y en a pas eu hier. En effet, dans cette boulangerie de fabrication de pain local (Tapalapa, en wolof), des jeunes s’y activent. Des pots de farine sont transposés sur une table. L’activité se passe à merveille. A ses côtés, une maison modeste est habitée par la famille Dionne. Le chef Djiby confie qu’il réside sur le site depuis 1992. Non loin, une entreprise caractérise l’occupation anarchique et dangereuse des populations au niveau de Dalifort. En demandant le nom de celle-ci, on consent juste à préciser que son propriétaire s’appelle Mbaye Touré. Dans un grand espace quadrillé et bourré de camionneurs, toutes sortes d’activités s’exercent : vente de ciment, de boisson, d’aliment de bétail ; garage de mécaniciens. Les vrombissements des machines traduisent l’intense trafic qui se produit dans les lieux. Mbaye Touré absent, c’est grâce à un entretien téléphonique que Jean-Baptiste Sène lui sert une convocation à la Préfecture pour définir les bases de son déguerpissement. «On a constaté qu’il y’a beaucoup d’implantations. Une activité intense qui est menée sur le site. Les personnes qui sont là sont conscientes un peu du danger et de la nécessité de libérer le site», souligne M. Sène. En attendant, ces habitants vivent toujours à quelques encablures de la haute tension électrique. D’où l’urgence d’agir avant que l’irréparable ne se produise.

Le Quotidien

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