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Relisez les Go de Cébé- Semaine du 25 au 31 août 2014

Eva marie   EBolaGO- Mon overdose médiatique d’…Ebola

Il ne doit pas être  particulièrement aisé facile de nous gouverner, nous  autres sénégalais. A croire  que nous sommes un  peu  inconscients  ou masos sur les bords.  Malgré les  fâcheuses  conséquences  de la présence de la fièvre  Ebola qui rend tout de suite un pays pestiféré ou économiquement désolant,  c’est comme si nous jouions à nous faire peur !

Tout le monde  parle de cette fameuse maladie, mais  franchement sur un ton qui n’invite guère  à croire  que nos compatriotes mesurent la gravité  du danger. Plutôt le côté événement qui est privilégié.

Ce sont d’abord les médias  qui en  font leurs choux gras. Certes,  devant une actualité pauvre qui autorise la publication de presque tout, cela peut se comprendre dans une certaine mesure. Mais malheureusement ils arrivent  à en oublier  qu’ils sont suivis par des milliers de personnes dans un pays,  sans compter l’incidence Internet.
Tenez, hier par exemple,  presque toutes nos  chaines de télés ont ouvert avec ce nouveau fléau. Certaines, circonspectes,  se contentant de relayer les dernières infos en leur possession, d’autres, plus osées, en franchissant le rubicond  pour extrapoler. Il y a même  une présentatrice de télé  qui nous appris que la « psychose » s’est installée au Sénégal depuis la déclaration de madame la ministre de la Santé.

La présentatrice, voulait elle dire que nous sommes devenus psychotiques, que nous  montrons des changements de personnalité et des troubles du cours de la pensée ?
Je suis sûr que non.  Sans doute voulait-elle simplement dire qu’Ebola a ravi l’actualité à tout. Mais comme « psychose fait un peu savant …je vous laisse vous-même tirer les conclusions. En rappelant seulement que la non maîtrise des sujets que nous abordons avec tant de légèreté,  peut faire plus de ravages … elle même. Plus nous parlons  de la fièvre sans donner des conseils pour la juguler, plus nous exposons  notre pays sur le plan international.

Karim WadeGO- Karim : Chef de l’opposition

C’est quand même marrant la presse, chez nous !  Pour un pays qui compte environ treize millions d’habitants  (dont les 4/5 sont illettrés), pour une superficie de 200.000 km2, nos médias parviennent   toujours à satisfaire  leur monde, chaque matin. Pas nécessairement avec  des infos croustillantes, inédites, mais avec tout ce qui tombe sous la main.

Pour peu qu’on ne soit pas trop difficile, on peut disposer d’autant  d’infos qu’on veut. Et s’il n’y a pas d’infos du tout, on peut toujours se rabattre sur les  analyses politiques   dites profondes  et scientifiques. Il y aura toujours quelqu’un pour les lire.
Comme ce matin, par exemple, quand  un de nos confrères, pour dessiner le profil du futur  chef de l’opposition, a dégagé les quatre noms de  Idy, Baldé, Khalifa Sall et Karim.
D’après lui, c’est un membre de ce quatuor qui doit remporter le jackpot, qui peut être le futur leader de l’opposition. Mais comme il ne sait pas lequel, nous croyons bon de lui venir en aide, en attirant  son attention sur les handicaps qu’ils trainent tous.  Cela peut toujours  aider.
Baldé ? Il a deux problèmes : sa popularité qui ne s’arrête  qu’à Zig, et ses difficultés  pour nous  expliquer clairement  comment il s’est fait un patrimoine de cinq milliards en si peu de temps, même avec le concours de madame.

Khalifa Sall ? Deux obstacles pour la suite de la carrière. Le premier s’appelle Tanor  Dieng, le second Macky Sall. Sans compter un pêché mignon qui s’appellerait avarice.

Idy ? Jusqu’à  l’extinction du soleil, il va  buter sur  sa suffisance naturelle   et la nébulosité de son compagnonnage avec Wade  qui ont fini de l’estampiller, ad vitae aeternam.  L

Karim enfin?  Il pourrait être le plus chanceux, à une seule condition particulièrement dure : que la CREI le blanchisse.
Comme on le voit donc, nous ne sommes pas encore sortis de l’auberge. Mais comme le fils de Wade est le plus jeune des quatre mousquetaires, avec un peu de chance, et beaucoup d’OMO, il  a plus de chances de croire en l’avenir.

MackySall_ElectionGO- Laissez nous nos » programmes télé » , Majesté !

Il y quelques mois, le Président de la République évoquait, pour s’en désoler, le manque d’ardeur des sénégalais au travail. Et après nous avoir vertement tancés pour passer tout notre temps à bavarder ( à causer , corrigent  certains d’entre nous) ,il nous invitait à retrousser les manches, pour relever le défi du Sénégal émergent que nous appelons tous de nos vœux.

Mais…Est-ce à dire qu’avec de simples  remontrances, le président  Macky  Sall compte nous changer ?  N’est-il donc pas conscient de la profondeur du mal? On pourrait le penser, car la vérité est que depuis longtemps, des pans entiers de son peuple semblent avoir déserté ou  démissionné. Maintenant c’est le  règne de la médiocrité. A tous   les niveaux.  En commençant par un de ses ministres  qui il y a quelques jours , à la télé,  nous a sorti cette  phrase : « le sport national dont j’ai la mission de développer », en passant par sa députée mordue de  « donc », cette  conjonction de coordination  qu’elle balance  à tout bout de camp dans ses discours, pour finir  par les « revues de presse »  et les « wakhe sa khaklat » actuelles que Sa majesté semble abhorrer, à juste titre, comme bon nombre de ses compatriotes.

Non,  Monsieur le Président ! Vous ne vous trompez pas. Ces revues de presse et ses live sont de vraies horreurs commises par des gens qui ne sont pas souvent du métier. Mais  si elles ont tant de succès, n’allez pas chercher l’explication trop loin. C’est par ce qu’elles plaisent. Elles plaisent aux masses qui se retrouvent dedans  entre autres  bavardages  et privautés de bas étage qu’elles s’échangent chaque matin, mais elles plaisent aussi aux politiciens, aux sénégalais moyens  qui y trouvent leur compte,  du moment où c’est l’adversaire qui constitue la vedette du jour.

Ces soi disant revues de presse et talk sont  devenues une sorte de patrimoine national à peu de frais, et les supprimer des médias  constituerait presque une offense pour certaines couches de la population.  Tout le monde y gagne en fin de compte. Les serveurs des medias, comme les serveurs des formations politiques parfois même payés pour animer ce genre de débats stériles. Peut être devriez vous essayer  de passer ces émissions publiques à la lessive, ou de ne rien  en faire, en comptant sur la lassitude hors élections.  Mode éphémère ou modèle de stupidité  accompli, le temps pourrait finir  par en venir à bout.

Ndeye Khady GueyeGO- Encore toi, Ndeye Khady ?

Quelquefois on a  du mal à suivre la justice de notre pays. Avec elle, on a  l’impression de tourner en rond, de nous  retrouver  dans un microcosme où tout le monde ne joue pas le jeu. Si ce ne sont pas  des décisions contradictoires qui déroutent,  ce sont souvent des sentences non exécutées où à moitié appliquées,  qui laissent toujours  un gout d’inachevé dans la bouche.  Un gout de cendres chaudes.  Et comme personne n y peut presque rien,  puisque  justement la  justice est souveraine,  il ne nous reste plus alors  que les yeux,  pour pleurer.

Prenons les exemples  de l’ARMP ou de la  Cour des Comptes ! A se demander  à quoi servent  finalement  ces institutions, puisqu’au mieux,  toutes  leurs recommandations ne connaissent que des débuts d’exécution. Dans les autres cas, inutile de s’étendre. Elles sont  jetées ….dans la corbeille à papiers, parfois,  avant même que l’encre  qui a servi à les écrire ne sèche.

Assez souvent, le sujet incriminé  parvient à recouvrer sa liberté,  bien avant un jugement.  Dans cette situation, si  on n’invoque  pas la médiation pénale qui constitue l’artifice le plus nébuleux à mes yeux, c’est alors la liberté provisoire ou le contrôle judiciaire,  pour des motifs tout aussi extravagants.

Et le cas Ndeye Khady Guèye peut le prouver à l’envi. Seulement treize mois après son inculpation et son placement sous de dépôt, l’ex-directrice générale du Fonds de promotion économique ( Fpe), a  humé l’air de la liberté, et depuis, passe ses journées sur Facebook, ayant déjà assuré la dépense quotidienne pour au moins un siècle.

Evidemment, sa libération ne  s’est pas faite automatiquement  car après que la Chambre d’accusation lui a offert le ticket de sortie, le Parquet général, qui ne s’y était pas opposé lors des plaidoiries, a fait un revirement à 380° (sur instruction de la Primature, selon certaines sources) pour former un pourvoi

Mais en  fin de compte, Khady  a réussi son coup. Mystérieusement, elle a  obtenu  ce qu’elle voulait, après avoir, dit-on,  « monnayé » sa liberté contre une caution qui s’élèverait à un peu plus de 2,5 milliards de francs Cfa.

C’est quoi exactement un peu plus deux milliards, comme si les calculatrices n’existaient pas ? Je ne saurais  trop savoir. A chacun son métier. Mais  si l’on  se fie au rapport 2012 de la Cour des comptes paru  cette semaine, nul doute  qu’elle n’a fait que tirer de la menue monnaie de son portefeuille. Et qui va trinquer une fois de plus ? Devinez !

PS  Cette  histoire me fait  d’ailleurs penser à l’autre Ndeye Khady.  Diop,  cette fois, l’ancienne ministre de la Solidarité Nationale devenue aphone depuis la déroute des libéraux. Dans son cas aussi,  la justice se montre discrète, trop discrète même.   Personne  ne sait  où elle se trouve,  malgré tout ce dont on l’accuse. Peut être que si on mettait la voyante Sélbé N’dom sur le coup, elle pourrait nous en dire plus, car il doit être plus facile de dénicher quelqu’un que de  nous donner le nom du futur Président de la République !

seydi-gassame2GO- Où sont vos preuves, Mister Gassama ?

Seydi Gassama lui-même aime à la souligner. Le rôle d’Amnesty, comme  celui de toutes les organisations  des  droits de l’Homme, est de se tenir debout aux côtés des faibles et de faire en sorte qu’on ne puisse pas abuser de leurs faiblesses. Dans une démocratie normale,  l’autorité politique est là pour le peuple. Mais malheureusement, quand ses intérêts sont en jeu, elle l’oublie  très souvent   pour pouvoir tolérer des  pratiques  peu orthodoxes, voire criminelles.

Mais, être pour le peuple, signifie t il un blanc seing,  pour dire tout  qu’on veut,  sans en mesurer les répercussions ?  En tout cas, si le sieur Gassama affirme  haut et fort que les policiers ont été à l’université avec une volonté manifeste et délibérée de tuer, de blesser et de détruire, et qu’ ils en ont reçu des ordres, cela ne cesse d’interloquer les sénégalais et il doit pouvoir le prouver facilement.  A-t-il justement  les preuves de ce qu’il avance ? Si c’est le cas, qu’attend-il pour en informer le Procureur qui justement a lancé un appel à témoin, au lieu d’inviter les autorités  à se tourner vers les gars de l’APR chez qui tout acte est politique ?

Qu’importe par ailleurs,  la fausse nouvelle qui annonçait que  le procureur de la République l’avait invité à venir témoigner devant la Division des investigations criminelles (DIC), afin d’aider à faire progresser l’enquête sur la mort de l’étudiant Bassirou Faye.

C’est à Seydi Gassama lui même qu’incombe le devoir d’éclairer notre lanterne, s’il peut déjà citer les auteurs de la mort de l infortuné étudiant, avant même la fin de l’enquête  officielle. Ou alors, de  nous dégager d’autres pistes qui mènent à la manifestation de la vérité.

s’il ne fait pas confiance  aux enquêtes  de la police.

Mais crier sur les toits que les flics ont buté Bass, sans nous en donner la preuve et sans nous indiquer  comment les confondre,  semble relever du chapitre des déclarations tapageuses.

Maintenant, si l’Amnesty  boy ne veut pas conjuguer, on peut donner le comprendre. La DIC en effet, est trop hospitalière. Tellement hospitalière  qu’on ne la quitte jamais quand on veut. Elle vous retient  toujours çà manger, à prendre le thé,  à causer et même…  à passer des nuits chez elle, quand il commence à se faire tard.

aminata-gueyeGO- Aminata Guèye « Donk » à la rescousse !

Niaw ! Kou ame koudou do lake ! L’instruction» de Macky Sall semble vraiment  suivie par son écurie. Bien suivie même. Tout le monde parle maintenant,  le monde est devenu avocat du parti. . Et si la semaine écoulée a été mise à profit par les apéristes et ceux qui frappent à la porte pour  envahir les médias, nous avons également eu droit  à de nouvelles apparitions. De nouvelles, têtes, certes,  mais malheureusement,  pas toutes performantes.

A l’image de la députée Aminata Guèye « Donke ». La  benjamine, dit-on, de l’Assemblée nationale.   Celle qui dit qu’Idrissa Seck appartient au passé, que son temps est dépassé depuis 2007, avant d’ajouter que pour Abc, le cas relèverait de la psychiatrie.

Mais pourquoi ce « donke » collé à Aminata Guèye ?  Parce que le  discours de la parlementaire est truffé de la locution conjonctive « donc ». « Donc », c’est son mot favori, son mot fétiche ou son mot passepartout. Elle le mêle à toutes ses phrases. Au début comme à la fin. Quand elle ne trouve pas  ses mots, c’est « donc. » Quand elle se perd dans son raisonnement, c’est également « donc ». A croire qu’elle n’a donc que « donc « à la bouche, même si parfois, excédée  elle-même, ou consciente d’en avoir assez sorti, elle daigne ajouter  « quand même », un autre passepartout qu’on reconnait chez beaucoup de sénégalais pour un usage excessif.
Tout ça  pour dire ? Pour dire simplement que si l’équipe de Macky compte sur de pareils orateurs pour se défendre des attaques de l’opposition, elle ne semble pas avoir trouvé le bon cheval. Du moins  pour le moment

« Peut  mieux  faire », comme disent les gentils enseignants, qui ne veulent faire de la peine à personne.

C’est bien de monter sur le mirador,  mais encore faudrait il savoir  gravir  les marches!

Former Senegalese President Abdoulaye WaGO-  Marche interdite : Alors, on fait quoi, Me ?

Ô rage ! Ô désespoir ! Ô mes fils politiques  ennemis ! N’ai-je donc tant vécu et tant rusé que pour cette infamie ? Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers que pour voir un de mes fils m’interdire de marcher ?

Vous en doutez bien !  Ce n’est pas moi qui parle ainsi, et ce texte légèrement modifié n’est  pas de moi.  C’est Wade qui parlerait  ainsi après la demande de marche non autorisée du PDS.

Pas Wade le guerrier qui nous avait donné rendez vous hier, pour nous indiquer le mode  d’emploi du nouveau Sénégal qu’il se proposait de nous faire découvrir après avoir disqualifié les tenants actuels du pouvoir, mais le plus qu’octogénaire qui vient d’apprendre à ses dépens, qu’on se saurait mentir à l’âge de ses artères.

Pas Abdoulaye Wade, le premier opposant de notre pays à nous appris   à résister devant l’arbitraire, mais le frêle vieillard orphelin qui ne compte plus  sur un seul membre de son parti, pour oser relever le défi des lacrymogènes

.C’est  pourquoi, au lieu de ruer dans les brancards comme cela se faisait jadis, quand le pape du Sopi était en pleine possession de ses moyens, le Comité directeur du PDS n’a fait que prendre de l’interdiction de sa marche avortée, avant  de demander à ses avocats de saisir la justice pour  »atteinte au droit constitutionnel’’

Il n’y a pas d’autre explication à leur acte, que le manque de foi. Que sont devenus les Ablaye Faye,  Ousmane Ngom,  Serigne Diop ex Sadakhta,  et autres Farba Senghor qu’on reconnaissait les premiers,  sur les champs de bataille ?

Vivement en tout cas qu’on retrouve tous les guerriers de ce pays sur le pré. Cette manie d’interdire les marches  de l’opposition qui n’honore guère le préfet  de Dakar, est à combattre au plus vite, et avec  plus d’ardeur. Nous croyions avoir longtemps  dépassé ce stade avec la nouvelle Alternance, mais nous voilà  obligés de tout recommencer comme un certain  Sisyphe !

Cébé

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