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Relisez les Go de Cébé- Semaine du 13 au 19 juin 2016-

GO : Libérer Karim ? Ca va être compliqué !GO Karim-Wade

D’un côté, c’est un cousin, un frère. Ou au moins un « amdi diame ». Et personne ne souhaite la prison à un parent, même si Karim était très loin ou distant, quand il était au pouvoir.
De l’autre, il a été condamné par la justice sénégalaise. Non pas pour des querellées politico-politiques qui, sous nos cieux, ne méritent même qu’on prive un enfant de sa liberté. Non. On lui reproche d’avoir dissipé l’argent des Sénégalais et c’est la raison pour laquelle on a ressuscité exprès la CREI pour régler cette affaire sensible , en l’envoyant au frais, le punir et lui donner le temps de restituer tout ce qu’il aurait pris.
Et maintenant, on parle de le libérer, parce qu’il y aurait de nouveau un deal politique entre son père et son grand-frère qui avait un moment oublié les liens de la parenté !
Comment s’y prendre ? Quand on se rappelle avec quelle véhémence les Sénégalais avaient demandé sa tête, pour répondre à une demande sociale, on se dit qu’il n’est pas encore libérable puisque rien de nouveau ne s’est passé depuis, dans le sens du recouvrement de nos créances.
Mais parallèlement, quand on se rend compte qu’il a été le seul à payer dans cette histoire, puisque petit-à-petit ses complices sont en train de humer l’air frais (Qui vous a dit que je parle de mon ami Bibo ?) ; il y a quelque part comme un parfum d’injustice dans l’air.
Alors, faut-il libérer Karim et sous quelle forme. Cela dépendra surtout de l’artifice employé. Car, autant la grâce, une amnistie en vue pourrait aussi impacter sur son avenir politique.
Un vrai dilemme ! De qui avoir peur que le chef de l’État ne joue sa propre survie dans cette affaire. On en rirait presque en d’autres circonstances.

GO : Les lacunes faciles à combler de Awa YombéGO Awa Ndiaye

Moom nake elle est comme ça. Naturellement. Peu diserte, Awa Ndiaye de Saint-Louis, ne parle qu’une fois ou deux, l’an. Mais thieuy, quand elle s’y met !
Interrogée récemment par des confrères sur la CDP, la nouvelle planque que Macky lui a trouvée et qui n’exige qu’un BEFM plus 2, voilà que la professeure, l’ancien ministre de la Femme de Wade, nous apprend qu’elle ne savait même pas à quoi servait le bidule. Ni même que CDP signifiait Commission des Données Personnelles
Plutôt, elle. Elle croyait que c’était le sigle de la CDP Garab Gui, le vieux parti politique de Der. Et que dans le besoin, ce dernier l’avait hypothéqué ou vendu, par ces temps d’incertitude chronique où l’inflation des formations politiques a atteint son sommet.
Mais qu’on ne s’en fasse pas trop pour Awa, cependant. Rappelez-vous. Quand elle venait d’être nommée ministre des « driankés », des femmes ordinaires et des paysans, elle avait presque perdu son ouolof à cause des salons feutrés qu’elle fréquentait le plus.
Mais même pas deux ans après, elle était devenue la cliente la plus régulière des Baol-Baols de Sandaga et de Tilène, tant l’argenterie et la bureautique avaient fini d’avoir des secrets pour elle.
Si ce n’est donc que gérer de vagues données administratives et non personnelles… …Dou ko diakhal, moom !!!

GO : Golbert pense à l’au-delàGO Golbert

Comme le dit l’adage : « Un chien vaut mieux que de gros rats… » Mille excuses…C’est sans doute les effets du Ramadan. Je reprends. C’est plutôt «  un tiens, vaut mieux que tu l’auras ». Ce qu’a bien compris du reste, Alioune Badara Diagne « Golbert ». Le journaliste comédien, sûr que la prochaine destination sera la bonne, a profité d’une journée de récital du Coran, pour demander au Maire de Saint-Louis l’édification de nouveaux cimetières. Après avoir confié qu’il est en train d’organiser ses propres funérailles : « J’ai déjà tout acheté : le linceul, le bśuf, le parfum et tout le reste. Je veux que tout le monde sache que j’ai préparé ma mort. Tout ce que je demande, c’est de me préparer selon les rites de notre religion ». Il a fait remarquer que les cimetières étaient devenus une denrée rare dans la capitale du Nord, au point que des morts sont souvent enterrés dans la même tombe en l’espace de quelques jours, et que cela ne manque pas de provoquer des conflits.
Une demande très noble qui l’honore, en résumé.
Mais c’est à quel niveau, ces conflits ? Pas entre les défunts quand même ! Ce serait le comble.

GO Pa Samir jette des pierres à MackyGO-PA-Samir_Amin-1-660x330

Comment ça, vous ne le connaissez pas ? Pa Amine ? C’est le professeur Samir Amin. Ce savant égyptien , fils de deux médecins établi dans notre pays bien avant que la plupart d’entre nous ne soit nés, cet économiste, géo politologue, scientifique, écrivain à qui on doit le CODESRIA.

Il se mêle de tout même si on ne lui donne pas la parole, et c’est comme ça d’ailleurs qu’il vient de nous dire tout le bien qu’il pense du PSE de l’autre.
Pour cet économiste un peu anar sur les bords, en effet, le PSE n’est rien d’autre qu’une montagne de fumée, qui ne favorisera jamais le Sénégal, à l’image de la plupart des programmes de développement déroulés en Afrique. La cause ? C’est un programme, dicté par la Banque mondiale et le Fond monétaire international (Fmi). Donc tout simplement en décalage avec nos réalités.

Ya ! On va attendre que les gars de l’Apr lui répondent, si le syndicat regroupe encore des économistes. Sinon, on va se contenter encore des cris d’orfraie des intellos superficiels qui vont répliquer : « Pas bou ame 84 ans dafay déconner toujours. Bayi lène ko mou wakhe rek ! »

GO Ils commencent à nous gonfler, les enseignants !Go Enseignants

Nul ne peut contester la justesse de leurs revendications. Surtout quand on voit certains bons à rien de députés se taper des tas de millions par mois rien que pour voter les projets de loi initiés par le Gouvernement, alors qu’eux se disputent encore dans les « Ndiaga- Ndiaye », pour des projets de logements sociaux.
Nul ne peut, non plus, leur reprocher de faire la grève, du moment que le droit leur est conféré par la Constitution, même s’il est permis de souhaiter des préalables à ce bénef gratuit.Mais comme le dit la chanson, « tant que la cruche va à l’eau, qu’à la fin elle se casse en mille morceaux qui ne serviront plus à rien ».
D’accord, d’accord, nos autorités n’ont pas une bonne réputation quand il s’agit de respecter leurs engagements. D’accord, d’accord, il est de notoriété publique qu’elles préfèrent de loin dépenser nos sous pour des affaires politiques, plutôt que de payer leurs dettes même si leur parole est donnée.
Mais cela autorise décemment les enseignants à briser la carrière des gosses simplement par ce qu’ils n’ont pas satisfaction de leurs revendications ?
Il est permis d’en douter. D’abord, ce sont les mieux payés de la sous-région, ensuite les négociations peuvent très bien cohabiter avec intelligence et finesse.
Retour donc à la case départ avant l’explosion, car ce sont nos enfants (leurs enfants) qu’ils prennent en otage, et non les autorités. « Gnou wakhe ko ta dé ! »

 

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